Invasion russe en Ukraine : condamnations occidentales et turque, l'Iran sceptique, la Chine compréhensive

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Par AFP - Paris
Publié le 24 février 2022 - 07:18
Mis à jour le 12 mars 2022 - 18:12
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Le président américain Joe Biden (centre) réunit un Conseil de sécurité nationale sur l'Ukraine le 24 février 2022 à Washington
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Le président américain Joe Biden (centre) réunit un Conseil de sécurité nationale sur l'Ukraine le 24 février 2022 à Washington
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L'invasion de l'Ukraine déclenchée jeudi par le président russe Vladimir suscite une vague de condamnations, principalement chez les Occidentaux, qui ont annoncé de nouvelles sanctions, mais également de la Turquie, et jusqu'au scepticisme de l'Iran, mais la compréhension de la Chine.

- Etats-Unis -

Joe Biden, pour lequel le maître du Kremlin va devenir "un paria sur la scène internationale", a annoncé des restrictions dans les exportations de produits technologiques vers la Russie.

Les sanctions américaines visent aussi les principales institutions financières russes, ainsi que plusieurs grandes entreprises et des oligarques.

Les Etats-Unis défendront "le moindre pouce de territoire de l'Otan", a-t-il en outre assuré . Mais ils n'enverront pas de troupes en Ukraine.

Le Pentagone dépêchera toutefois quelque 7.000 soldats de plus en Allemagne.

- ONU -

"Au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie!", a demandé à Vladimir Poutine le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit vendredi à 20H00 GMT pour voter sur un projet de résolution des Etats-Unis et de l'Albanie condamnant l'invasion de l'Ukraine par la Russie et lui réclamant un retrait immédiat de ses troupes, un texte voué à l'échec en raison du droit de veto de Moscou.

- Union européenne -

Les dirigeants des 27 pays de l'UE ont pris des sanctions "massives" contre la Russie dans les secteurs de l'énergie, de la finance et des transports.

"Les dirigeants russes devront faire face à un isolement sans précédent", a promis la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. C'est le train de sanctions le "plus sévère jamais mis en oeuvre" par l'UE, a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

- Chine -

La Chine "comprend les préoccupations raisonnables de la Russie en matière de sécurité", a réagi le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi.

- G7 -

Joe Biden a annoncé que les dirigeants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) s'étaient mis d'accord pour infliger des sanctions "dévastatrices" à la Russie.

- Turquie -

"Nous rejetons cette opération inacceptable", qui est "un coup dur porté à la paix et à la stabilité régionale", a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est membre de l'Otan et riverain de la mer Noire, comme la Russie et l'Ukraine.

- Iran -

"Nous ne considérons pas la guerre comme une solution", a réagi le ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, pour qui cependant "la crise ukrainienne trouve ses racines dans les provocations de l'Otan".

- Otan -

Le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, a condamné "l'attaque téméraire et non provoquée de la Russie contre l'Ukraine".

Il a annoncé pour vendredi un sommet des dirigeants de l'Otan en visioconférence afin d'"analyser la marche à suivre" et l'activation des "plans de défense".

- OSCE -

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), la seule instance internationale sur le terrain, a ordonné l'évacuation d'urgence de sa mission d'observation en Ukraine.

- France -

Vladimir Poutine "a décidé de porter l'atteinte la plus grave à la paix, à la stabilité dans notre Europe depuis des décennies", a déclaré le président Emmanuel Macron, qui a appelé jeudi le président russe pour "exiger l'arrêt immédiat" de l'offensive en Ukraine.

Il a toutefois jugé utile de "laisser ouvert le chemin" du dialogue avec le président russe.

- Allemagne -

L'invasion russe est "une violation éclatante" du droit international qui "remet en cause la paix" en Europe, a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz, dont le pays dit être prêt à "aider massivement" ses voisins, en particulier la Pologne, en cas d'afflux de réfugiés ukrainiens.

Les sanctions contre la Russie "limiteront considérablement" son accès aux marchés internationaux, a par ailleurs averti Berlin.

- Royaume-Uni -

Le Premier ministre Boris Johnson a condamné les "événements horribles en Ukraine", une "catastrophe pour le continent" européen.

Qualifiant le président russe de "dictateur", M. Johnson a promis des sanctions occidentales "massives" pour faire échouer l'"entreprise atroce et barbare de Vladimir Poutine".

- Italie -

L'attaque russe est "injustifiée et injustifiable", a jugé le Premier ministre Mario Draghi, qui a exhorté Moscou à "retirer sans conditions ses forces militaires".

- Conseil de l'Europe -

Le Conseil de l'Europe, organisation intergouvernementale à laquelle adhère la Russie et qui avait pris des sanctions contre Moscou après l'annexion de la Crimée en 2014, "envisage" de prendre de nouvelles sanctions.

- Japon -

L'attaque russe en Ukraine "secoue les fondations de l'ordre international", a dénoncé le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

En accord avec ses partenaires du G7, le Japon a annoncé vendredi des sanctions supplémentaires contre Moscou, visant le secteur financier et l'exportation de composants électroniques.

- Canada -

Le Canada va sanctionner "58 personnes et entités" russes, a annoncé le Premier ministre Justin Trudeau.

- Grèce -

L'invasion russe est une tentative de "révision de l'Histoire par la force armée", a jugé le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

- République tchèque -

Le président Milos Zeman a comparé Vladimir Poutine à un "fou [devant] être isolé" et qualifié l'invasion de l'Ukraine d'"acte d'agression non-provoqué".

- Pologne -

Pour le Premier ministre Mateusz Morawiecki, l'Ukraine "se bat au nom de toute l'Europe" contre la "barbarie" russe.

La Pologne, qui assure la présidence tournante de l'OSCE, a qualifié l'invasion russe de "crime contre l'humanité".

- Australie -

Le Premier ministre Scott Morrison a annoncé une "deuxième série" de sanctions contre des personnes civiles ou morales russes, notamment contre des oligarques et plus de 300 membres de la Douma ayant voté pour l'"invasion illégale de l'Ukraine".

"Il doit y avoir un coût. Il doit y avoir un prix et il doit être imposé par la communauté mondiale", a déclaré le Premier ministre australien, qui a aussi annoncé l'envoi d'"équipements militaires non létaux et d'aide médicale", dans le cadre de l'Otan.

- Espagne -

Madrid "est solidaire du gouvernement et du peuple ukrainiens", a dit le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

- Pays nordiques -

La Finlande et la Suède, non membres de l'Otan, ont condamné l'attaque russe, déplorant chacun "une attaque contre l'ordre de sécurité européen".

De son côté, la Norvège, membre de l'Alliance atlantique, a dénoncé une "grave violation du droit international" et annoncé le déplacement de son ambassade de Kiev à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. Le Danemark a qualifié le 24 février 2022 de "tache dans l'histoire de la Russie".

- Union Africaine -

L'Union africaine (UA) a appelé à un "cessez-le-feu immédiat", estimant que la situation risquait de dégénérer en "un conflit planétaire".

- Afrique du Sud -

Le ministère des Affaires étrangères a exhorté la Russie "à retirer immédiatement ses forces d'Ukraine".

- Vatican -

Le Saint-Siège a déploré que "les scénarios tragiques (redoutés deviennent) la réalité", mais juge qu'il y a "encore de l'espace pour des négociations".

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