Les avions de Martinique et de Guadeloupe manquent de kérosène

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Par AFP - Pointe-à-Pitre
Publié le 16 avril 2022 - 09:05
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Les avions en Martinique et en Guadeloupe souffrent d'un manque de kérosène, en raison de la reprise des vols et de la guerre en Ukraine
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© Helene Valenzuela / AFP/Archives
Les avions en Martinique et en Guadeloupe souffrent d'un manque de kérosène, en raison de la reprise des vols et de la guerre en Ukraine
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Les avions en Martinique et en Guadeloupe souffrent d'un manque de kérosène, en raison de la reprise des vols et de la guerre en Ukraine, mais la situation est en voie de règlement, selon plusieurs sources concordantes.

Une alerte "pénurie" a été lancée fin mars, selon ces sources concordantes, en raison de la guerre en Ukraine, mais aussi de la reprise des vols vers les Antilles et les Caraïbes alors que les restrictions sanitaires s'allègent.

Ces difficultés d'approvisionnement, sont toutefois "passagères", a assuré la préfecture de Guadeloupe, mais elles viennent perturber la gestion des stocks de carburants dans les deux îles des Antilles françaises.

Selon une source aéroportuaire, on conseille aux pilotes "d'emporter du carburant en plus au départ". "Pour le régional, c'est plus compliqué", certains avions devant "effectuer des compléments de carburants dans d'autres îles", toujours selon la même source, où des difficultés pour trouver du kérosène ont également été relevées.

C'est donc la Société Anonyme de Raffinerie des Antilles, la SARA, qui est chargée de puiser dans ses stocks pour fournir le carburant aux avions de Guadeloupe et de Martinique, en attendant un bateau chargé de kérosène qui doit arriver et régler la situation d'ici mardi.

La raffinerie, qui reçoit du pétrole brut, produit les stocks de carburants dont l'île a besoin: gasoil, sans plomb et kérosène pour les déplacements et fioul pour produire l'électricité qui alimente la Guadeloupe. Pour autant, le risque d'une pénurie de fioul et donc d'électricité, n'est pas encore avéré, indique-t-on à la SARA, où l'on s'interroge tout de même sur des solutions pérennes à trouver si cette situation, inédite, devait durer.