Présidentielle: incidents à Rennes et Lyon après l'annonce des résultats

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Par AFP - Rennes
Publié le 11 avril 2022 - 00:50
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Des policiers dans une rue de Lyon, le 6 mars 2021
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© OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP/Archives
Des policiers dans une rue de Lyon, le 6 mars 2021
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Des incidents ont éclaté dimanche soir dans le centre de Rennes et à Lyon, où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l'annonce du résultat du premier tour de la présidentielle, causant des dégradations.

Environ 500 personnes, essentiellement des jeunes, ont défilé dans les rues du centre-ville de Rennes en scandant des slogans anticapitalistes et anti-fascistes, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La jeunesse emmerde le fascisme national, Le Pen dynastie fasciste", "Brûle la droite", "guerre sociale" ou encore "Pinault exécution", en allusion à l'homme d'affaires breton, pouvait-on lire sur des tags inscrits sur des façades.

Du mobilier urbain a été détruit et des vitrines d'agences bancaires ont été dégradées, a également constaté l'AFP.

Sur une place du centre-ville, un feu a été allumé avec notamment du matériel de chantier, nécessitant l'intervention des pompiers. Des policiers sont intervenus tard dans la soirée pour disperser la manifestation.

La maire socialiste de Rennes Nathalie Appéré a réagi à ces violences sur son compte twitter.

"Je condamne fermement les dégradations commises ce soir dans le centre-ville de Rennes. La démocratie, ce n’est pas et ce ne sera jamais la violence ni le vandalisme".

A Lyon, une centaine de personnes, selon la préfecture, ont également manifesté leur mécontentement après l'annonce des résultats, dans le quartier de la Croix-Rousse. Ils ont fait usage de mortiers de feux d'artifice avant d'être dispersés en fin de soirée par la police.

Selon le témoignage de la maire du 1er arrondissement, Yasmine Bouagga (EELV) sur l'antenne de France 3 Rhône-Alpes, "un groupe de manifestants a cassé un abribus et lancé des projectiles sur les fenêtres" de la mairie puis a "pénétré dans une des salles adjacentes à une des salles où le dépouillement se faisait".

"Les assesseurs les ont fait sortir et ont bloqué les portes pour permettre de finir le bon déroulement de comptage des bulletins", a ajouté l'élue.