Béziers: des opposants à Robert Ménard menacés de mort

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Béziers: des opposants à Robert Ménard menacés de mort

Publié le 25/10/2015 à 10:21 - Mise à jour à 10:34
©Wikimedia Commons
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Trois opposants politiques à Robert Ménard, maire de Béziers, ont reçu en milieu de semaine une lettre d'insultes à connotation raciste, accompagnée de menaces de mort.

C'est une bien désagréable surprise qu'on reçue par la poste trois opposants politiques à Robert Ménard, l'actuel maire de la ville Béziers. En effet, Aimé Couquet (élu municipal), Linda Mendy-Hamdani et Mehdi Roland (responsables associatifs) ont reçu en milieu de semaine une lettre d'insultes, accompagnée de menaces de mort. La missive, avec une image du Ku Klux Klan en en-tête et à l'orthographe désastreuse, n'est qu'une suite d'insultes racistes et de menaces de mort sordide. Elle a été envoyée au siège du Parti communiste biterrois.

Les militants communistes de la ville sont connus pour s'être ouvertement opposés à la politique du maire de Béziers, notamment sur la question des réfugiés syriens, dont Robert Ménard est fermement opposé à la venue dans sa ville. Ils avaient été pointés du doigt dans le journal municipal du 15 octobre, où ils avaient été qualifiés de "militants de la haine", rappelle le journal Metronews

Aimé Couquet, élu communiste, a établi un lien direct entre son engagement et ces menaces: "par ses propos et ses interventions musclées, le maire de Béziers crée dans notre ville un climat délétère, de suspicion et de dénonciation. Peut-être cela pèse-t-il dans le comportement de certains individus qui croient que tout est permis? Ce n'est pas cela qui nous fera reculer dans notre résistance". Il a par ailleurs expliqué qu'il ne souhaitait pas porter plainte, au contraire de Mehdi Roland.

Interrogé par le journal Midi Libre, Robert Ménard a dénoncé un acte qui était "le fait d'un abruti" mais a pesté contre la réaction d'Aimé Couquet: "utiliser politiquement cette histoire, c'est minable. Je ne rends personne responsable des graffitis me visant. Aimé Couquet a une attitude minable. Si ces faits sont graves, on commence par porter plainte avant de prévenir la presse".

 

 

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L'entête sordide de la lettre reçu par trois opposants à Robert Ménard.

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