Covid-19: Omicron arrive en France mais Delta ne relâche pas la pression

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Par Paul RICARD - Paris (AFP)
Publié le 02 décembre 2021 - 19:18
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Nombre de cas détectés du 22 au 28 novembre par département, pour 100 000 habitants, selon Santé publique France
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Covid-19 : l'incidence en France
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La présence du variant Omicron est désormais officielle en France métropolitaine, où trois premiers cas ont été détectés jeudi, mais c'est toujours Delta qui est responsable de l'aggravation de l'épidémie à trois semaines de Noël.

Ces trois cas positifs à Omicron, après un premier sur l'île de la Réunion, ont été détectés en Ile-de-France, dans le Haut-Rhin et en Vendée, à chaque fois chez des voyageurs rentrant d'Afrique, ont annoncé les agences régionales de santé (ARS).

"Il faut qu'on ait une attitude d'anticipation vis-à-vis de ce virus mais ne nous trompons pas de combat, le vrai ennemi c'est la cinquième vague avec le variant Delta", a tempéré dans la matinée le président du Conseil scientifique qui guide le gouvernement, Jean-François Delfraissy, sur BFMTV.

Le premier cas, en Ile-de-France, concerne un homme revenant d'un séjour au Nigeria, non vacciné contre le Covid et âgé de 50 à 60 ans. Il ne présentait pas de symptômes au moment du test, selon l'ARS.

Sa femme, qui l'accompagnait dans ce voyage et n'est pas non plus vaccinée, a été testée positive au Covid-19 et un séquençage est en cours pour vérifier s'il s'agit également du variant Omicron. L'entourage a été testé et placé à l'isolement.

- Incertitudes -

Le voyageur, qui réside en Seine-et-Marne, a été testé positif au Covid à sa descente d’avion le 25 novembre.

Il est resté à l'isolement à son domicile avec son épouse depuis leur arrivée sur le territoire compte tenu du résultat positif au test.

Le deuxième cas, détecté dans le Haut-Rhin, concerne une femme, âgée de 40 à 50 ans et présentant un "schéma vaccinal complet", selon l'ARS du Grand Est. Elle avait été testée positive au retour d'un voyage en Afrique du Sud et placée à l'isolement, avant que le séquençage ne révèle la nature du variant.

"Peu de contacts à risque ont été identifiés", précise l'ARS.

Enfin, le troisième cas, en Vendée, est une femme rentrée le 25 novembre d'un voyage en Afrique du Sud, selon l'ARS Pays de la Loire.

Cette femme, qui avait reçu sa deuxième dose de vaccin au mois de juin, se trouve en "parfait état de santé" et n'a souffert d'"aucun symptôme", selon l'ARS, qui dénombre "cinq cas contacts familiaux" actuellement isolés.

Omicron a d'abord été repéré en novembre au Botswana et en Afrique du Sud, qui en a fait l'annonce le 25 novembre. A ce stade, il est présent dans une trentaine de pays sur tous les continents.

Ce nouveau variant a fait souffler un vent de panique à travers le monde, mais il est trop tôt pour dire quel impact il aura sur la pandémie, s'accordent à dire les experts.

- "Mesures complémentaires"? -

Sur le papier, le nombre inédit de mutations qu'il comporte laisse craindre qu'il soit plus transmissible et plus résistant aux vaccins. Mais cela reste à confirmer et on ne sait pas s'il est en mesure de remplacer Delta.

En attendant d'en savoir plus, "on est en plein dans la cinquième vague liée au variant Delta", a insisté le Pr Delfraissy.

Cette vague se traduit par une nette dégradation des indicateurs. 48.416 cas ont été recensés jeudi, soit une moyenne quotidienne sur 7 jours de 36.700, contre moins de 6.000 un mois auparavant.

Plus inquiétant, cette hausse se répercute sur l'hôpital. 10.790 malades du Covid sont actuellement hospitalisés en France, dont 1.934 dans les services de soins critiques, contre environ 6.600 et 1.000 un mois auparavant.

Pour sa première sortie après une infection au Covid et dix jours d'isolement, le Premier ministre Jean Castex a indiqué qu'un Conseil de défense sanitaire aurait lieu lundi.

Il s'agira de "voir s'il y a lieu de prendre des mesures complémentaires", a-t-il déclaré lors d'un déplacement à l'hôpital d'Angoulême, avec le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Nous ne laisserons pas la pression monter trop haut" dans les hôpitaux, a souligné M. Véran, répondant à une question sur un possible retour des jauges dans les établissements recevant du public, à commencer par les cafés et restaurants.

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