Inondations: les établissements culturels français à l'heure du bilan

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Inondations: les établissements culturels français à l'heure du bilan

Publié le 09/06/2016 à 12:28 - Mise à jour à 12:43
©A. Leboutey/Domaine national de Chambord/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Outre les nombreux dégâts matériels qu'elles ont causés, les inondations ont poussé quelques châteaux et musées à fermer provisoirement leur porte au public, leur faisant perdre des sommes considérables. En quatre jours, le Louvre a notamment vu s'envoler 120.000 visiteurs et environ un million et demi d'euros de recettes.

Murs d'enceinte effondrés à Chambord, réserves inondées au musée Girodet, fermetures temporaires au Louvre et à Orsay... Une semaine après les inondations qui ont fait quatre morts et des milliers de sinistrés en France, le bilan des crues s'annonce lourd pour les établissements culturels, surtout dans le Loir-et-Cher.

Encerclé d'eau en raison du débordement du Cosson, affluent du Breuvon, le château de Chambord a dû fermer pendant cinq jours. D'après le directeur du château, interrogé par Le Monde, les pertes d'exploitation liées au parking, aux visites guidées ou au spectacle équestre, ont entraîné un manque à gagner de 150.000 à 200.000 euros, soit le bénéfice net annuel de l'établissement public.  Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là et le domaine fait aujourd'hui appel à la générosité du public pour l'aider à financer la partie des travaux que l'Etat et les assurances ne pourront pas prendre en charge intégralement. Ces derniers, qui pourraient se chiffrer à 500.000 euros voire 1 million d'euros, porteront sur "les voieries pour le cheminement du public autour du château et pour la circulation des visiteurs sur les allées et les routes du domaine, certains ouvrages d’art fragilisés, le mur d’enceinte – classé monument historique – écroulé en certains points précis (trois brèches) ou ébranlé sur de longues portions, des portes métalliques arrachées, le système de défense anti-incendie du château, le remplacement d’arbres arrachés et le réalignement des perspective", est-il écrit sur le site internet.

Dans le Loiret, la Société des Amis du musée Girodet, qui a vu ses réserves inondées, a elle aussi lancé une campagne de financement participatif en ligne pour aider à mettre en oeuvre les premières mesures de conservations et engager ensuite les restaurations des collections submergées. Mais si le premier plafond est établi à 30.000 euros, les restaurations totales risquent bien de se compter en centaines de milliers d'euros. Et alors que le musée fermé depuis quatre ans pour rénovation devait rouvrir en 2017, "aujourd'hui, tout ceci est remis en cause mais le musée compte sur vous pour l'aider à rouvrir dans les meilleurs délais", est-il précisé sur le site.

D'autres monuments historiques situés dans les environs ont également été affectés par les crues, tout comme le château d'Azay-le-Rideau, touché au niveau de son parc, intégralement restauré en 2014, ainsi que les châteaux de Talcy et Fougères-sur-Bièvre. Selon un premier bilan du Centre des monuments nationaux (CMN), qui gère ces trois monuments, les pertes en exploitation devraient s’élever à quelques centaines de milliers d’euros. Pour mener ces opérations de restauration, le CMN devra puiser dans son budget de 30 millions d'euros pour l'entretien et la restauration. "On ne sera pas en déficit, mais ces travaux impromptus risquent de décaler le calendrier de certaines restaurations qui avaient été programmées", s'inquiète Philippe Bélaval, président du CMN auprès du Monde.

Les établissements culturels parisiens quant à eux ne s'en sortent pas trop mal. Les musées de la ville de Paris sont restés ouverts. En revanche les sites de la Bibliothèque nationale de France (BNF) le Grand Palais, le Louvre et Orsay ont dû fermer quelques jours de manière préventive pour déplacer en urgence les archives et oeuvres entreposées au sous-sol. Au Louvre, l'évacuation a concernée la partie sud, la plus exposée, où se situent une partie des départements des arts de l'islam ainsi que les réserves des antiquités grecques et de l'Egypte copte. Si aucun musée n'a subi de dégâts, les pertes économiques sont lourdes. La BNF accuse un manque à gagner de 25.000 euros tandis que le Grand Palais a perdu le double. Orsay a quant à lui vu s'envoler 200.000 euros au niveau de sa billetterie et de ses concessions. Mais l'établissement qui souffre le plus de sa fermeture temporaire est sans aucun doute le Louvre, musée français le plus visité. En quatre jours, il a perdu 120.000 visiteurs et environ un million et demi d'euros de recettes. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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A Chambord, le coût des dégâts devrait s'élever entre 500.000 et un million d'euros.

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