Van Gogh: une exposition lève le voile sur le mystère de l'oreille tranchée

Van Gogh: une exposition lève le voile sur le mystère de l'oreille tranchée

Publié le 14/07/2016 à 15:50 - Mise à jour à 16:09
©Bill Pugliano/GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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L'exposition "On the Verge of Sanity" qui s'ouvre vendredi à Amsterdam nous en apprend plus sur les dernières années de la vie de Vincent van Gogh. Contrairement aux idées reçues, le peintre ne se serait pas tranché un bout de lobe mais l'oreille entière et en aurait fait cadeau non pas à une prostituée, mais à la femme de ménage d'une maison close.

C'est l'un des faits divers les plus connus du monde de l'art. Le 24 décembre 1888, souffrant d'une maladie mentale, le peintre Vincent van Gogh se coupe un bout d'oreille avant de l'offrir à une prostituée. C'est du moins ce que l'on croyait. Mais d'après l'exposition On the Verge of Insanity (Au bord de la folie) consacrée aux dernières années de l'artiste qui s'ouvrira vendredi 15 à Amsterdam, ce dernier ne se serait pas tranché un morceau de lobe, mais l'oreille entière. Par ailleurs, la femme à qui il en a fait cadeau serait en fait une femme de ménage.

Pour en arriver à ces conclusions, la chercheuse Bernadette Murphy a retrouvé un courrier du docteur Félix Rey, l'interne en médecine de l'hôpital d'Arles qui a soigné Van Gogh. Dans sa lettre, le médecin avait précisément dessiné la nature de la blessure du peintre. Puis, après sept ans de recherche, Bernadette Murphy a également retrouvé la trace de la femme à laquelle Van Gogh a remis son oreille mutilée. Cette dernière était en réalité une femme de ménage travaillant dans une maison close pour payer les soins d'une blessure infligée par un chien et dont Van Gogh se serait entiché. "Elle avait une terrible cicatrice sur le bras due à une morsure de chien. Je pense qu'il a voulu lui faire don de sa chair", explique Bernadette Murphy, dans une entrevue au Daily Telegraph.

Une voix s'élève toutefois pour contredire les découvertes de la chercheuses. D'après l'historien américain Steven Naifeh, le courrier du docteur Rey n'est pas "crédible". Selon lui, la belle soeur de Van Gogh, Johanna van Gogh-Bonger et l'artiste Paul Signac auraient tous deux expliqué qu'une partie seulement de l'oreille avait été sectionnée. Ainsi, en regardant l'artiste de face, il était possible "de ne pas apercevoir les dommages" de son geste, assure l'historien au New York Times. Le médecin du village d'artistes d'Auvers-sur-Oise, Paul Gachet, aurait quant à lui réalisé des gravures montrant la blessure du peintre: il y manquait une "portion un peu plus grosse que le lobe".

Outre la lettre du docteur Rey, l'exposition On the Verge of Insanity montrera d'autres objets et travaux du peintre autour du thème de sa maladie. A travers des peintures, des dessins ou encore des lettres, les visiteurs découvriront comment celle-ci a influencé son travail, freinant son génie créatif. Une des pièces phares de l'exposition est notamment l'arme présumée du suicide de l'artiste, ou du moins ce qu'il en reste:  un revolver Lefaucheux à broche de calibre 7mm, retrouvé dans un champ d'Auvers-sur-Oise. C'est là que Vincent van Gogh aurait mis fin à ses jours le 29 juillet 1890. Mais pour le très septique Steven Naifeh, toutefois, le peintre aurait en fait été assassiné. Plus de cent ans après sa mort, le mystère Van Gogh reste entier...

 

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Cent ans après sa mort, le mystère Van Gogh demeure.

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