“Fake news” sur le coronavirus: 5 astuces pour ne pas se faire piéger

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“Fake news” sur le coronavirus: 5 astuces pour ne pas se faire piéger

Publié le 05/02/2020 à 11:04 - Mise à jour le 10/02/2020 à 17:37
Johns Hopkins Center for Systems Science and Engineering (CSSE)
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Auteur(s): France-Soir
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Selon une récente étude, 30% de Français ont déjà relayé une information à leurs proches ou via les réseaux sociaux avant de se rendre compte qu'elle était fausse. Au coeur de l’épidémie de coronavirus et pour ne pas participer à la désinformation et amplifier les mouvements de panique, voici quelques trucs pour repérer les informations erronées.

Les situations de crise provoquent toujours des mouvements de panique et de désinformation en ligne. Pendant les catastrophes naturelles, les épidémies, on voit passer quantité de photos modifiées sur photoshop, sorties de leur contexte, des fausses vidéos, des rumeurs folles, que les personnes paniquées sont susceptibles de croire et de relayer sans réfléchir. L 'épidémie de coronavirus n'y échappe pas. Chacun peut participer à la diffusion d'une fake news si on ne suit pas ces quelques conseils de prudence.

 

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1. Qui diffuse l’information?

Sauf grossière erreur, rare et vite sanctionnée, une fausse information ne vient pas d’un média "officiel" avec des journalistes dont l'information est vérifiée, recoupée, relue en interne par toute une équipe avant d'être diffusée. La première chose à faire est donc de connaître qui sort l’info: s'agit-il d'un site web dont vous n'avez jamais entendu parler, d'un blog engagé confondant vitesse, précipitation, fougue, parti pris (liste non exhaustive) ou d’un grand media avec des journalistes professionnels? Il faut vérifier tout cela, avec vigilance, voire méfiance, avant de partager.

2. Vérifiez les sources citées par l’auteur

Même lorsqu’un article est bien écrit et semble professionnel, son auteur peut se baser sur de mauvaises sources. Une citation d’un particulier sur Twitter n’a pas la même valeur qu’une citation d’une personne officielle, (d'un professionnel médical ou d'un biologiste concernant le coronavirus), ou émanant d’une institution publique. En général, les informations les plus fiables sur les épidémies proviennent d'organismes de santé publique et sont diffusées sur leurs sites Web officiels. L’école d’ingénierie de l’université John Hopkins, aux États-Unis par exemple, a mis à disposition une carte interactive dans laquelle vous pouvez naviguer, en vous déplaçant et en zoomant pour suivre l’évolution de la propagation de l’épidémie de coronavirus.

3. Attention aux théories du complot

À chaque crise, une théorie du complot apparaît pour expliquer la catastrophe par une manipulation par des forces occultes. Les théories du complot rassurent car elles donnent un sens, un coupable idéal à blâmer pour des tragédies difficiles à accepter. Elles sont pourtant toujours basées sur les suppositions, des approximations, des déformations parce que la réalité est souvent plus complexe, plus difficile à expliquer donc plus difficile et plus longue à comprendre.

Ces dernières semaines, les théories du complot se sont multipliées: le coronavirus aurait été créé dans un laboratoire destiné à la mise au point d'armes biologiques, et propagé pour convaincre les populations de se faire vacciner; la CIA serait à l’origine de l’épidémie pour déstabiliser le régime chinois et ainsi isoler la Chine du reste du monde. Aucune de ces théories n’a été vérifiée. Quand le coupable est idéal, et l’explication trop simple, méfiance!

4. Une photo n’est pas une preuve. Attention au contexte et à la légende

Une image peut valoir mille mots, mais cela ne veut pas dire qu’elle est vraie. Les images qui illustrent des articles d’informations urgentes sont souvent issues d’archives et cela peut générer des confusions si elles sont partagées sorties de leur contexte. Par exemple, vous avez peut-être  vu circuler la photo d’un homme mort dans une rue de Wuhan. Cette photo pourrait laisser entendre que l’homme est mort du coronavirus, alimentant ainsi la psychose. Cependant la très sérieuse Agence France Presse ( AFP) par exemple n’a jamais dit que la cause de la mort de l’homme était le virus. Toute image sans légende, sans contexte, doit donc être prise avec méfiance.

5. Participez à la vérification! Les “fake news” sont bien réelles, il faut les débusquer

Même si 88% des Français considèrent que les fake news constituent un problème important, l’impact de la désinformation est sous-estimée. Toujours selon la même étude, les 30% des Français qui reconnaissent avoir relayé des fausses informations, sont les personnes conscientes de l’avoir fait. La proportion réelle de relayeurs de fake news est probablement supérieure. Il est donc très important d'être beaucoup plus clairvoyant et prudent en période de crise, même si les plateformes sociales ont pris des mesures pour réduire (réduire!) la désinformation. Facebook, Snapchat ou même Reddit ont déclaré leur engagement pour garder un oeil (un oeil!) sur le contenu, en proposant des «vérificateurs» et en signalant les fausses informations. 

À lire aussi : Les français disent stop aux "Fake news"

 

 

 

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