La France "à pied d'oeuvre" pour préparer Paris-2024, selon Macron

Auteur:
 
Par Etienne BALMER - Tokyo (AFP)
Publié le 23 juillet 2021 - 12:04
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
Image
Le président français Emmanuel Macron (g) et le président du CIO, Thomas Bach, le 23 juillet 2021 à Tokyo avant la cérémonie d'ouverture des JO
Crédits
© Charly TRIBALLEAU / AFP
Le président français Emmanuel Macron (g) et le président du CIO, Thomas Bach, le 23 juillet 2021 à Tokyo avant la cérémonie d'ouverture des JO
© Charly TRIBALLEAU / AFP

Le président français Emmanuel Macron est arrivé vendredi à Tokyo, où il doit assister dans la soirée à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, affirmant que la France allait elle aussi de l'avant pour préparer les JO de Paris-2024.

Peu après son arrivée, M. Macron a rencontré le président du Comité international olympique (CIO) dans la capitale japonaise. "Nous nous préparons à Paris-2024" et "nous sommes à pied d'œuvre", a-t-il affirmé.

"Je sors là d'une très bonne discussion avec le président du CIO, Thomas Bach, et nous allons continuer nous aussi à aller de l'avant pour préparer notre pays au rendez-vous de 2024, nos athlètes mais aussi nos enfants, toute la société, et être au rendez-vous de ces valeurs et de l'exigence de la performance", a-t-il déclaré à son arrivée au Club France, établi à Tokyo pour les JO qui débutent vendredi et qui se tiendront jusqu'au 8 août.

M. Macron a reconnu que la situation sanitaire restait une préoccupation, mais qu'elle ne devait pas entamer l'esprit sportif. "Apprendre à vivre avec le virus, c'est d'abord continuer pour que l'esprit de l'olympisme dans cette période, où il est si nécessaire, qui porte des valeurs de coopération, continue à se déployer", a-t-il affirmé, en soulignant que les JO étaient "un rendez-vous important dans la vie de nos athlètes".

Au Club France, il a déjeuné avec des représentants de la délégation sportive française, avant de rencontrer au palais impérial l'empereur Naruhito du Japon, en présence d'autres dignitaires étrangers, dont la Première dame des Etats-Unis Jill Biden.

La cérémonie d'ouverture dans le nouveau stade olympique à Tokyo doit commencer à 20h00 heure locale (11h00 GMT), en présence de moins d'un millier d'invités seulement. Car les JO se dérouleront presque partout à huis clos, du fait de la recrudescence des cas de Covid-19 au Japon.

L'entourage de M. Macron a été ainsi réduit au minimum.

- Epreuves olympiques au programme -

Samedi, M. Macron doit s'entretenir avec le Premier ministre japonais Yoshihide Suga, deux ans après sa première visite officielle au Japon.

Les deux dirigeants doivent notamment évoquer la situation dans la zone indo-pacifique, confrontée à la pression maritime et militaire croissante de la Chine, et les relations économiques bilatérales France-Japon.

M. Macron a également prévu de rencontrer samedi des dirigeants d'entreprises japonaises pour faire la promotion de l'attractivité économique de la France.

Il doit par ailleurs assister le même jour à des épreuves olympiques de judo et de basketball 3X3, selon son programme, avant de partir pour la Polynésie.

A Tokyo, au-delà du sport et des questions géopolitiques et économiques, le président français est aussi attendu sur le sujet des enfants enlevés par l'un de leur parent au Japon, une pratique fréquente et tolérée par les autorités dans le pays en cas de séparation du couple.

Vincent Fichot, un Français résidant à Tokyo et qui endure une telle situation depuis près de trois ans, mène une grève de la faim devant une gare proche du stade olympique depuis le 10 juillet.

Alors que sa santé faiblit, M. Fichot, 39 ans, a de nouveau affirmé jeudi à l'AFP qu'il ne renoncerait pas à son action tant qu'il n'aura pas retrouvé ses enfants ou que la France n'appliquera pas de "sanctions" contre le Japon pour non-respect de ses engagements internationaux concernant les droits de l'enfant.

"Ce sont des situations tragiques" auxquelles la France "veut trouver des solutions avec les autorités japonaises", mais il appartient au Japon de mener ce débat sociétal et non pas à la France, avait commenté l'Elysée en début de semaine.