Comment Airbnb étouffe des milliers d’incidents de sécurité

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FranceSoir
Publié le 18 juin 2021 - 19:28
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Photo d'illustration prise le 19 avril 2018 à Paris montrant l'application Airbnb sur un smartphone
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© Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives
Airbnb dépense environ 42 millions d'euros chaque annee pour pousser au silence hôtes et invités qui ont vécu de mauvaises expériences
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Airbnb, montré du doigt pour faire monter les prix immobiliers dans les villes, reste toujours très populaire parmi les touristes. Cependant, un secret bien gardé vient d'être repéré par la presse : la plateforme fait des efforts pour que des milliers d’incidents, dont de nombreuses allégations d'agressions sexuelles, passent inaperçus chaque année.

Une équipe discrète de 200 personnes, des compensations de 42 millions d’euros par an

Alors que le modèle économique d'Airbnb repose sur l'idée que les étrangers peuvent se faire confiance, des cas existent où des séjours de vacances idylliques ont tourné au cauchemar. Dans certains de ces cas, la plateforme essaie d’éviter que ces scandales éclatent au grand jour, pour éviter des poursuites, ou pour éviter de lancer des débats sur la nécessité d’une réglementation plus stricte. Des compensations monétaires, des tactiques juridiques avec des accords de non-divulgation auraient évité de nombreux “mauvais buzz”.

Selon Bloomberg, Airbnb dépense environ 42 millions d'euros chaque annee pour pousser au silence hôtes et invités qui ont vécu de mauvaises expériences. Ces cas difficiles sont gérés par une équipe spéciale d’Airbnb, très discrète, environ 200 personnes qui ne s’occupent que des incidents de sécurité. Dans le cadre de ces démarches d’Airbnb, les utilisateurs signent des accords de non-divulgation, ce qui empêche les victimes d’aller jusqu’au bout des démarches classiques de plainte et de réparation.

Selon Airbnb, la plateforme traite les problèmes de sécurité "de manière appropriée et cohérente"

Selon Airbnb, seulement moins de 0,1 % des séjours posent des problèmes de sécurité et les indemnités seraient la plupart du temps versées pour des dommages matériels. En ce qui concerne les agressions sexuelles, un porte-parole d'Airbnb, Ben Breit, a déclaré qu, "il n'y a pas d'accords de règlement liés à des agressions sexuelles sur des incidents antérieures à 201." et que tous les incidents de sécurité sont traités "de manière appropriée et cohérente".

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