La crème glacée du futur fondra plus lentement

Auteur(s)
RT
Publié le 31 août 2015 - 22:32
Image
Cornet de glace
Crédits
©Francis Bourgouin/Flickr
Et si les mains collantes de glace fondue n'étaient bientôt plus qu'un mauvais souvenir? (Photo d'illustration)
©Francis Bourgouin/Flickr
Grâce à l'ajout d'une protéine naturelle, des chercheurs ont réussi à mettre au point une nouvelle recette de crème glacée ralentissant la fonte de cette dernière tout en conservant son onctuosité. Dans un futur proche, ce nouveau procédé pourrait simplifier la vie, à la fois des fabricants, et des consommateurs de glace.

Et si la crème glacée dégoulinant sur vos mains et vos vêtements à chaque vacances d'été n’était bientôt plus qu’un mauvais souvenir? A défaut de réussir à ralentir la fonte des glaces, des scientifiques ont réussi à ralentir celle de la crème glacée, même par forte chaleur, grâce à une protéine naturelle, appelée BslA.

A la recette de base de la crème glacée, ils ont donc ajoutée cette protéine qui, présente dans certains aliments-les graines de soja, par exemple-, joue le rôle de bouclier. BslA "agit en s'agrippant aux cellules graisseuses et aux bulles d'air (contenues dans les glaces), permettant de les rendre plus stables dans un mélange", explique sur son site internet l'Univesité écossaise d'Edimbourg, qui a mené l'étude en collaboration avec celle de Dundee au Royaume-Uni.

Résultat: les glaces restent "gelées plus longtemps", sans que leur onctuosité n'en soit pour autant affectée. Et, cerise sur le "gâteau", les glaces obtenues avec cette protéine seraient également moins riches en acides gras saturés, et moins caloriques, font valoir les scientifiques qui espèrent, grâce à leur nouvelle recette, faciliter le travail des fabricants et des distributeurs de crème glacée. "Nous sommes excités par le nouvelle le potentiel de ce nouvel ingrédient pour améliorer les crèmes glacées à la fois pour les fabricants et les consommateurs", explique ainsi le Professeur Cait MacPhee, de l’Université d’Edimbourg.

En effet, cette découverte pourrait permettre de les conserver à des températures moins basses, tout en offrant de nouvelles perspectives aux gourmands. Ainsi, grâce à cette "protéine initialement identifiée pour son usage pratique sur les bactéries", comme l’explique le Docteur Dr Nicola Stanley-Wall, de l’Université de Dundee, cité par The Guardian, "les mains collantes de glace fondues (...) pourraient bientôt appartenir au passé". En attendant d'en arriver là, il risque toutefois de s'écouler encore entre trois à cinq ans, le temps que les chercheurs puissent introduire cet ingénieux procédé sur le marché.