Plumaudan, Cocumont ou Bouzillé, les "communes aux noms burlesques" tiennent leur rassemblement annuel

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Plumaudan, Cocumont ou Bouzillé, les "communes aux noms burlesques" tiennent leur rassemblement annuel

Publié le 09/07/2016 à 16:04 - Mise à jour à 16:08
©Capture d'écran Google Maps
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

La France compterait entre 300 et 400 communes portant des noms "burlesques". Trente-huit sont réunies samedi et dimanche pour le rassemblement annuel de ces collectivités dont l'appellation fait sourire.

Arnac-la-Poste, Vinsobres, Plumaudan, Simplé, Cocumont, Mariol ou Bouzillé seront fières de leur identité au 14e rassemblement des communes aux noms burlesques, organisée de samedi à dimanche dans la bien nommée commune de Marans (Charente-Maritime).

"Profiter de son nom pour se faire un nom", c'est la devise de ce rassemblement annuel, organisé dans une ville différente chaque année, dont le but est de faire la promotion touristique et culturelle des communes en alliant burlesque et traditions régionales. L'événement est articulé autour d'un grand marché des terroirs propice à faire notamment la promotion des gastronomies locales.

Ce rassemblement se veut surtout une fête populaire ponctuée d'animations humoristiques en rapport avec le nom des communes: 26 délégations, soit plus de 750 représentants, se rendront à Marans pour y faire rire les quelque 10.000 visiteurs attendus.

Dimanche lors de la grande parade, ces représentants rivaliseront de fantaisie dans leurs costumes et accessoires évoquant le nom de leur commune, et le "défi des maires", tenu secret, prouvera l'implication des édiles des communes. Lors de précédents rassemblements, ils étaient invités à façonner une Marianne en terre glaise ou construire une mairie miniature avec planches et clous.

Ce groupement de communes aux noms burlesque est né en 2003 en Haute-Garonne, lorsque ses deux initiateurs avaient décidé de trouver un lieu de résidence à deux personnages imaginaires du folklore occitan, Catinou et Jacouti. C'est un lieu-dit de Saint-Lys, Minjocebos ("mangeur d'oignon" en Occitan) qui avait été choisi.

"Chaque année, pour la fête de Catinou et Jacouti, on invitait des communes aux noms cocasses et après avoir invité le maire de Clochemerle, ça ne s'invente pas, est venue l'idée de regrouper tous ces noms burlesques de France", a expliqué à l'AFP Patrick Lasseube, président-fondateur du Groupement national des communes aux noms burlesques, pittoresques ou chantants.

Selon lui, "sur les 36.000 communes de France il en existe au moins 3 à 400 qui portent des noms burlesques". Mais "il faut que les communes elles-mêmes soient demandeuses de rejoindre le groupement, en ayant une démarche positive et motivée", dit-il. Car le groupement entend "prendre le contre-pied de ce qui est arrivé à Montcuq", village du Lot passé à la postérité après un sketch de Daniel Prévost pour l'émission "Le Petit rapporteur", pour faire en sorte que les communes "rient d'elles-mêmes" pour ne pas être "la risée des autres".

Le groupement comptera prochainement un 39e adhérent, la commune champenoise de Trécon, et organisera ses prochains rassemblements à Folles (Haute-Vienne) en 2017 et à Monteton (Lot-et-Garonne) en 2018. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




L'entrée de la commune d'Arnac-la-Poste, dans le Limousin.

Newsletter


Fil d'actualités Lifestyle




Commentaires

-