Suicide: un algorithme pour repérer les personnes fragiles psychologiquement

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Suicide: un algorithme pour repérer les personnes fragiles psychologiquement

Publié le 01/11/2017 à 14:44 - Mise à jour à 15:04
©Apenny/Flickr
PARTAGER :

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

D'après une étude parue lundi dans la revue "Nature Human Behavior", des chercheurs américains ont mis au point un algorithme capable d'identifier les personnes suicidaires. Cet outil aurait une précision de 91%.

Et si les suicides pouvaient être évités grâce aux nouvelles technologies? C'est en tout cas ce que suggèrent des chercheurs américains à travers une étude publiée lundi 30 dans la revue Nature Human Behavior. Ils y expliquent avoir trouvé un algorithme permettant d'identifier les personnes suicidaires, avec une précision de 91%.

Pour y parvenir, ils ont fait appel à 34 jeunes âgés de 18 à 30 ans. Et pour les besoins de leur étude, ils les ont été séparés en deux groupes. Dans le premier, les 17 participants présentaient des idées suicidaires tandis que dans le second, les 17 autres personnes n'avaient aucun souci de cet ordre là. Une fois cette étape réalisée, les scientifiques ont fait passer à chacun une IRM fonctionnelle, une technique permettant d'analyser l’activité du cortex cérébral, en réponse à la réalisation d’une tâche cognitive (langage, motricité, stimulation tactile ou visuelle, mémoire, etc.). 

Au total, 30 mots-clés se sont affichés devant les participants. Certains avaient une connotation joyeuse ("vitalité", "gentillesse", "insouciance"), négative ("cruauté", "inquiet", "obscurité") tandis que d'autres étaient directement liés à des idées suicidaires ("sans espoir", "funèbre", "désespéré"). Entre-temps, chaque cobaye devait prendre le temps d'y réfléchir pour que l'IRM visualise l'activité cérébrale de chacun.

Puis, pour que l'algorithme puisse faire ses preuves, les images de l'IRM lui ont été soumises. Pour chaque mot-clé, les chercheurs ont signalé à l'intelligence artificielle si les images des tests provenaient des personnes aux idées suicidaires ou bien des participants en bonne santé mentale. Enfin, pour voir son efficacité, les scientifiques ont soumis à l'algorithme d'autres images provenant chacune d'une IRM fonctionnelle et lui ont demandé à quel type de personnes correspondait chaque cliché. Les résultats ont parlé d'eux-mêmes: il a eu bon plus de neuf fois sur dix.

Ils ont ensuite cherché à savoir si l'ordinateur pouvait aller plus loin dans l'analyse. Ainsi, les patients aux idées suicidaires ont été séparés en deux groupes: l'un était composé des personnes ayant déjà tenté de se suicider (9) tandis que l'autre regroupait les participants qui n'étaient pas encore passés à l'acte (8). Là encore, l'algorithme ne s'est presque pas trompé et a réussi à reconnaître les personnes qui avaient déjà tenté de mettre fin à leurs jours dans 94% des cas. 

Pour rappel, selon les données de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), plus de 800.000 personnes se suicident chaque année dans le monde ce qui représente un mort toutes les 40 secondes. Aucune région ni aucune tranche d’âge n’est épargnée mais ce phénomène touche particulièrement les jeunes de 15 à 29 ans, chez qui il constitue la deuxième cause de mortalité à l’échelle mondiale. L’intoxication par pesticides, la pendaison et les armes à feu sont les méthodes les plus fréquentes au niveau mondial. Alors pour lutter contre ce fléau, l'organisme a encouragé les pays à développer ou renforcer leurs stratégies globales de prévention du suicide.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Un algorithme est parvenu à identifier des personnes aux idées suicidaires.

Newsletter


Fil d'actualités Lifestyle




Commentaires

-