Militaires fauchés à Levallois en 2017: ouverture du procès du conducteur à Paris

Auteur:
 
Par AFP - Paris
Publié le 06 décembre 2021 - 11:33
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
Image
Des pompiers et des médecins donnent les premiers soins à des militaires fauchés par une voiture le 9 août 2017 à Levallois-Perret, près de Paris
Crédits
© Thierry CHAPPÉ / AFP/Archives
Des pompiers et des médecins donnent les premiers soins à des militaires fauchés par une voiture le 9 août 2017 à Levallois-Perret, près de Paris
© Thierry CHAPPÉ / AFP/Archives

Le procès pour "tentative d'assassinat terroriste" d'Hamou Benlatreche, qui avait renversé un groupe de militaires à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) en août 2017, blessant six d'entre eux, s'est ouvert lundi à Paris devant une cour d'assises spéciale.

Cet Algérien de 41 ans, en fauteuil roulant depuis les blessures par balles reçues lors de son interpellation, comparaît pour "tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste".

Le 9 août 2017, il avait blessé six soldats de l'opération Sentinelle, dont trois sérieusement, en fonçant sur eux au volant de sa voiture devant leur local de Levallois-Perret, avant de prendre la fuite.

Hamou Benlatreche a toujours soutenu qu'il avait été victime d'un malaise et perdu le contrôle de son véhicule, une ligne de défense qu'il reprendra lors du procès, a indiqué à l'AFP son avocate, Laeka Valimamode.

Mais pour l'accusation comme pour les parties civiles, les faits, survenus en pleine vague d'attentats jihadistes en France, portent bien la marque des attaques préconisées par le groupe Etat islamique (EI).

Deux expertises médicales ont par ailleurs jugé son explication non vraisemblable.

Les militaires blessés attendent que l'accusé "assume son acte", a déclaré leur avocat Me Laurent-Franck Lienard à l'AFP avant le début de l'audience. "Il a blessé plusieurs militaires, il a failli en tuer certains (...) il faut que la justice soit intraitable".

Selon lui, "la plupart ont quitté" l'armée aujourd'hui. "Ils ont été fauchés brutalement, avec la lâcheté la plus extrême, de dos. Ils n'ont pas pu répliquer et c'est ça le plus dur pour eux", a-t-il expliqué.

Le procès doit durer deux semaines.

Soutenez l'indépendance deLogo FranceSoir

Faites un don