Cherche 58 députés et 35 sénateurs pour déclencher l’article 68

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Cherche 58 députés et 35 sénateurs pour déclencher l’article 68

Publié le 26/01/2021 à 15:41
© JOEL SAGET / AFP/Archives
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Auteur(s): Lionel Labosse pour FranceSoir
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Lettre ouverte aux parlementaires et à tous nos élus 

 

Tribune : Mesdames et messieurs les députés & sénateurs,

France-Soir a publié le 22 janvier un « J’Appelle ! » de Francis Lalanne, lointain écho au « J’Accuse… ! » de Zola. « Il faut 58 députés ou 35 sénateurs pour déclencher l’article 68 » déclare-t-il ; « Je demande donc aux sénateurs et aux députés encore libres dans notre République de se constituer afin de faire valoir ce que de Droit. »
Je me joins à cet appel de Francis Lalanne publié sur France-Soir et vous demande, à vous qui êtes mes représentants, d’y répondre favorablement.

 

En préliminaire, Mesdames et Messieurs les parlementaires, je vous prie de répondre en vous-même aux questions suivantes :
1. Si cette épidémie avait eu lieu en 2000 ou en 2005, avant les smartphones, est-ce que les pays développés auraient « confiné » leur population ? Le firent-ils lors de la grippe de Hong Kong beaucoup plus dévastatrice ?
2. Dans quel but d’après vous Bill Gates a-t-il investi des sommes faramineuses de sa fondation dans l’OMS, au point d’en être devenu le 1er financeur devant tous les États depuis le retrait étasunien, et ce sans aucun contrôle démocratique de sa participation puisqu’il n’est pas un État ? DANS QUEL BUT ?
3. Combien la colossale fortune de Bill Gates, et celles des géants de l’industrie pharmaceutique leur permet de corrompre de journalistes, de décideurs et de politiciens influents dans la poignée de pays les plus importants de l’Occident ?

 

Si vous avez répondu à cette question, poursuivons.

Francis Lalanne a raison : il s’agit bien de « tyrannie » et non plus de « dictature » imposant des mesures stalinitaires dignes d’un « absurdistan » selon le journal allemand Die Welt. La dictature chez les anciens romains, était limitée dans le temps. Le but du président Macron semble de profiter d’un prétendu « état d’urgence » prolongeable à l’infini afin de se faire poutiniser président à vie. J’ajoute un argument au réquisitoire de Francis Lalanne : le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (intégré au bloc de constitutionnalité) en son article 11 prévoit : « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. » La privation de loisirs que ce Macronistan nous inflige est donc inconstitutionnelle ; moyennant quoi la réaction d’un artiste privé d’un autre droit constitutionnel, celui de travailler, est légitime, n’en déplaise aux commissaires politiques de la presse d’État.
Francis Lalanne, le chef Stéphane Turillon qui appelle à rouvrir le 1er février les restaurants et lieux de loisirs & de sport, ainsi que les syndicats étudiants qui appellent à manifester ce mardi 26 janvier nous font espérer que la France est encore cliniquement vivante. C’est cette France que vous devez soutenir, vous tous qui êtes nos élus. Pas la France atteinte de covidisme et rendue folle par ce virus comme l’a justement expliqué Bernard-Henry Lévy.
Je vous recommande cette vidéo très pédagogique qui démontre que le pic épidémique de 2020 est inférieur à celui de la grippe de 2017, et uniquement dû au vieillissement de la génération du baby-boom. Si vous avez le temps, visionnez une entrevue d’Alexandra Henrion-Caude sur TVLibertés, qui remet les pendules à l’heure notamment sur les « vaccins » que l’on veut nous imposer pour sortir de prison. En ce qui concerne l’évolution épidémiologique actuelle, elle est on ne peut plus supportable en France, surtout si l’on tient compte des révélations du Canard Enchaîné du 23 décembre, sur les 63 % de tests antigéniques donnant des faux positifs, et les innombrables « lits fantômes » dans les hôpitaux. Révélations auxquelles l’État n’a pas donné la moindre explication, ni les journalistes collaborationnistes. Le Canard serait-il également à classer parmi les « complotistes » ?

Le barnum des tests pourris selon Le Canard enchaîné du 23 décembre 2020.

 

Il est à noter que 3 pays frontaliers de la France, Italie, Belgique et Suisse, qui ont été très touchés par cette épidémie, connaissent actuellement une amélioration importante de toutes les données. On n’y a pas pratiqué de mesures délirantes créant de toutes pièces des files d’attente pour faire se contaminer les gens. Si vous regardez les statistiques de l’épidémie en Inde, pays dont ne parlent jamais les médias collaborationnistes, vous constaterez que le nombre de morts, qui était en moyenne de plus de 1000 par jour en septembre, est désormais entre 100 et 200. Pour information, l’Inde utilise différents types de traitements précoces, dont celui avec l’hydroxychloroquine. Comme l’explique depuis des mois le Pr Raoult, ce sont les pays pauvres qui s’en tirent le mieux, mais Macron, Véran, Castex et toute la clique des médias collaborationnistes continue à répandre le mensonge éhonté qu’il n’y a aucun traitement du Covid. L’économie française mérite-t-elle d’être assassinée, les étudiants désespérés, les personnes âgées privées de toute vie sociale parce que moins de 3 000 lits d’hôpitaux en réanimation sont consacrés à cette maladie (qui affecte en grande partie des gens qui seraient de toute façon hospitalisés pour leurs comorbidités) ? Cela fait 1 lit de réanimation pour 22 000 habitants, soit une ville de la taille de Manosque ou Millau. Quitte à ruiner la France pour dix ans comme l’a révélé Pierre Moscovici, autant que ce soit pour recruter des infirmières et des soignants et créer des lits d’hôpitaux dont nous aurons de toute façon chaque année de plus en plus besoin, car en 2021, les enfants du baby-boom nés en 1945, vont avoir 76 ans, et en 2025, ils auront… 80 ans !
Je suis effaré de constater depuis la parution de cette tribune à quel point la presse collaborationniste déchaînée tire à boulets rouges sur Francis Lalanne, et appelle à le condamner lui et le directeur de France-Soir, qu’ils qualifient de « site complotiste ». Beaucoup des apparatchiks chenus de la presse actuelle issue de mai 68, ont retenu la leçon de leurs propres slogans. Désormais, ils qualifient de « complotistes » tous ceux qui ne sont pas d’accord avec leur narratif qu’ils conçoivent dans les contre-allées pour les uns ou dans les lits pour les autres, du pouvoir, de ce même pouvoir qu’ils contestèrent quand ils furent de jeunes cons avant de devenir de vieux cons, comme le chantait Georges Brassens

Presse. Ne pas avaler. Affiche de mai 1968.

 

Le fait que la chaîne Youtube de France-Soir ait comme par hasard censuré au même moment l’entrevue de Francis Lalanne qui devait être publiée concomitamment, cela ne les gêne pas, au contraire, ils s’en réjouissent (elle a enfin été rétablie le 25 janvier dans la soirée ; voir ci-dessus). La fameuse citation apocryphe de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire » qu’on nous a bassinée pendant des années comme le parangon de la France des Lumières, cela n’existe plus, et désormais le plumitif moyen de cette presse d’État trouve normal que les GAFAM et Youtube censurent totalement les gens qui ne pensent pas dans le moule autorisé. Que tous les partisans de Trump, jusqu’au simple caissier, soient pistés par le panoptique numérique de Bill Gates et qu’on les prive de toute possibilité de travailler, qu’on les pousse au suicide, cela ne gêne pas ces journalistes ni ces « gauchistes », pour lesquels l’appellation de « collaborationnistes » que je vous propose n’est qu’un doux euphémisme. Je vous laisse le soin de trouver quel adjectif serait digne de ces braves gens que le dramaturge Ibsen nomma la « majorité compacte » dans sa pièce Un ennemi du peuple. Quand le Dr Fouché parle de « khmers blancs » de la médecine, il a malheureusement raison : ce sont les mêmes que ceux qui firent un paria du Dr Stockman d’Ibsen parce qu’il avait dit la vérité.
Ce qui intéresse ces journalistes délateurs, ce n’est plus de nous informer, c’est de faire condamner ceux qui ne mangent pas, comme eux, dans la main du pouvoir ou des labos pharmaceutiques ! Que France-Soir ait été le premier à dénicher le lancetgate, ces plumitifs d’État en sont verts de rage et ne le lui pardonneront pas, quitte à le calomnier pour le faire disparaître. Le député Julien Aubert a fait un sort à ces accusations de « complotisme » agitées comme des gousses d’ail devant un vampire par les saintes-nitouches de la bienpensosphère : « Si chaque fois que l’on pose une question, on est accusé de complotisme, il risque d’y avoir de nombreux complotistes en France. Mais moi, je ne prends parti pour personne. Je dis simplement que dans cette affaire, pour mettre fin aux calomnies ou pour identifier les coupables, il est nécessaire de montrer que les représentants de la nation sont prêts à faire toute la lumière sur ces sujets. C’est un élément indispensable pour créer la confiance dans notre pays ». Quand on voit les pages de pub que Gilead est capable de payer dans les journaux, on se doute que le journaliste de base qui a besoin de nourrir ses enfants subit une relative pression pour trouver qu’une étude foireuse concluant à l’inutilité d’un médicament tombé dans le domaine publique, est quand même une étude valable. Et que gagnerait-il à se lancer dans une enquête d’investigation sur le « lancetgate » ? Relisez La Constance du jardinier de John Le Carré.

Pub Gilead dans Le Parisien, 28 octobre 2020

 

On en revient au « J’Accuse… ! » de Zola : se faire accuser pour rouvrir un procès qu’on croyait clos ; ne serait-ce pas la stratégie de Lalanne et de France-Soir ? Je frémis devant le dilemme moral de ce genre de plumitifs collaborationnistes : parler de cette tribune, c’est risquer d’attiser la flamme qui couve ; ne pas en parler, c’est risquer d’attiser la flamme qui couve. Ah ! ne peut-on pas supprimer ce fichu peuple qui nous colle aux doigts comme un bout de sparadrap ? Lalanne n’est pas le premier artiste à se poser en dissident depuis le début de cette crise ; il a été précédé par Jean-Marie Bigard et Charlelie Couture, mais sa tribune est d’une autre ampleur que ces coups de gueule ponctuels, ce qui n’empêchera pas les professionnels de la disqualification de le barbouiller de leurs crachats avec des arguments très scientifiques : parce qu’il est chanteur, ou qu’il a des cheveux longs, ou est originaire de Marseille comme le Pr Raoult, ou porte des cuissardes, comme le Pr Raoult porte une bague. Ces crachats que Lalanne essuie depuis ses premiers succès à l’âge de 20 ans se trouvent déjà par truellées dans les commentaires de sa tribune pour France-Soir, 40 ans après !

Pourquoi traiter ces journalistes de « collaborationnistes » ?

Pourquoi traiter ces journalistes de « collaborationnistes » ? Eh bien parce que ces journalistes qui en appellent à condamner un artiste qui ne fait qu’user de sa liberté d’expression alors que le Macronistan bâillonne actuellement tous les artistes, se sont avérés incapables depuis le début de cette crise de faire le travail pour lequel nos impôts les rétribuent, c’est-à-dire des enquêtes de journalisme d’investigation sur les affaires suivantes :
 Enquête sur le « lancetgate » pour savoir qui a lancé cette étude fallacieuse menée entre autres par une prostituée, un animateur de radio, etc., visant à disqualifier au-delà de l’hydroxychloroquine, tous les traitements précoces susceptibles de faire de l’ombre aux traitements foireux de Gilead.
 Une enquête sur la raison pour laquelle les soi-disant spécialistes du prétendu « conseil scientifique » ainsi que du ministère et de toutes les instances de santé de notre pays se sont précipités sur cette étude manifestement véreuse pour interdire immédiatement le protocole proposé par l’IHU Méditerranée infection, et par ricochet tous les autres protocoles de repositionnement expérimentés par le monde.
 Une enquête sur les conflits d’intérêt des membres médicaux de ce prétendu « conseil scientifique » incapable de déceler une étude véreuse.
Une enquête sur Yazdan Yazdanpanah dont le Pr Didier Raoult a déclaré qu’il tutoyait le président de Gilead devant lui-même et en présence du président de la République.

Une enquête sur Karine Lacombe qui a dès le début de la crise pratiqué le dénigrement de confrère en stigmatisant les files d’attente devant l’IHU pour tester les gens (et traiter avec succès les positifs), alors que le gouvernement conseillé par cette bande de Pieds nickelés comme l’a savoureusement dit le Pr Raoult, n’est toujours pas capable de supprimer les files d’attente en janvier, ce que l’IHU a réussi dès le début septembre. Elle a prôné une méfiance délirante pour des molécules anciennes dont les effets indésirables étaient connus depuis des dizaines d’années, et une confiance aveugle envers des « vaccins » dont on ignore les effets secondaires et que l’on administre à des vieillards en leur extorquant leur consentement par des pratiques de chantage, tout en leur interdisant les traitements précoces et préventifs ! Le couvre-feu à 18 h a pour conséquence de créer de toutes pièces des files d’attente devant les boulangeries et dans les transports, donc de propager le virus, afin de justifier un durcissement des mesures. De même avec la politique de test massive pratiquée actuellement sur des gens qui n’ont aucun symptôme, créant d’autres files d’attente qui sont autant de clusters, mais sans raison thérapeutiques contrairement à celles de Marseille en mars. Là, Karine Lacombe n’a rien contre ces queues. Elle est allée jusqu’à déconseiller la vitamine D, contre l’évidence scientifique. Ses œuvres complètes lui vaudront la Légion d’Honneur le 1er janvier et les honneurs de Rémy du site Juste Milieu :

 

Le site Transparence santé nous apprend que ces deux spécialistes qui parlent dans l’oreille du gouvernement ont des conflits d’intérêt, entre autres, avec le laboratoire Gilead qui produit le Remdesivir. Sur la base d’études pour le moins contestables, ils ont disqualifié le protocole proposé par l’IHU de Marseille et ont promu le Remdesivir ou le plasma sanguin. Or on sait maintenant que l’un comme l’autre non seulement sont inutiles mais aussi nuisibles, voire dangereux. Dans sa vidéo de mardi dernier intitulée « Riri, Fifi et Loulou font de la science », le Pr Raoult a ironisé (sans pratiquer le dénigrement de confrères) sur les « apprentis sorciers » qui en utilisant sans garde-fou ces deux thérapeutiques, sont peut-être, selon une étude scientifique, à l’origine du fameux « mutant anglais » à cause duquel on nous inflige encore de nouvelles privations de liberté.
Cela suffit. Il ne s’agit pas d’infliger une amende de 75 000 € à France-Soir ni à Francis Lalanne, comme le voudraient les commissaires politiques de la presse collaborationniste, mais de rétablir la justice et le bon sens. Le Figaro nous a appris que sept parlementaires ont écrit à Véran pour qu’il diligente une enquête sur les conflits d’intérêt de ses conseillers. Véran n’a toujours pas répondu, de même qu’il n’a toujours pas répondu à Me Fabrice di Vizio qui au nom d’un collectif de médecins, lui a demandé le 14 décembre de diligenter une enquête auprès du conseil de l’ordre sur le comportement de Jérôme Salomon sur la question des masques et devant une commission d’enquête parlementaire. Or ce conseil de l’ordre, loin de convoquer Salomon pour ses atermoiements qui ont peut-être coûté la vie à des médecins obligés de pratiquer sans masques, loin de convoquer Véran pour avoir recommandé paracétamol et Rivotril tout en interdisant hydroxychloroquine, azithromycine, ivermectine, etc., s’en prend au Pr Perronne et au Pr Raoult parce qu’ils ont appliqué dès mars la triade « Tester, isoler, traiter », alors que ce gouvernement en est encore en janvier à « Tester, isoler, surtout ne pas traiter, tracer ». Ces silences de la presse d’État, son omerta devant l’initiative du « Comité Santé & Liberté » réunissant 30 000 médecins traitementistes derrière les associations de médecins créées depuis le début de cette crise, dont la députée Martine Wonner et le sénateur Alain Houpert, qui a donné cette conférence de presse, ce silence et la persistance de cette presse d’État payée par nos impôts à marteler le mensonge répandu par le président et ses ministres selon lequel il n’existerait aucun traitement contre le Covid, tout cela ne mérite-t-il pas le qualificatif de « presse collaborationniste » ?
Les parlementaires que vous êtes devraient demander des comptes au CSA (comme proposé dans cet article) pour ne pas avoir fait respecter un équilibre de temps de parole sur les médias dont il a la charge, entre médecins vaccinistes et médecins traitementistes, lesquels non seulement ne sont pas invités, mais sont victimes d’un tabassage perpétuel auquel ils ne peuvent pas répondre. Pour vous rendre compte de la manipulation qui se cache derrière ce « vaccin », je vous conseille une « consultation » fictive proposée par Réinfocovid, avec Louis Fouché dans le rôle du médecin.

Donc Mesdames & Messieurs les députés & les sénateurs, nous n’avons pas besoin de lâches plumitifs pour appeler à exécuter celui qui dit la vérité, mais nous avons besoin de 58 députés courageux ou 35 sénateurs éveillés pour déclencher une mesure constitutionnelle que Francis Lalanne est loin d’être le seul citoyen à appeler de ses vœux. Une proposition de résolution motivée doit en effet selon l’article 68, être signée par un dixième des députés ou des sénateurs, avant d’être adoptée à la majorité des deux tiers de chacune des deux assemblées. La procédure s’arrêterait sans doute à ce stade, mais mettrait quand même un frein à l’attitude de cette macronie qui se croit toute-puissante. La tyrannie doit cesser immédiatement. La République macronière doit céder la place à la République !

Pour conclure, je citerai Émile Zola, que Francis Lalanne aurait pu paraphraser :
« la vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera. C’est d’aujourd’hui seulement que l’affaire commence, puisque aujourd’hui seulement les positions sont nettes : d’une part, les coupables qui ne veulent pas que la lumière se fasse ; de l’autre, les justiciers qui donneront leur vie pour qu’elle soit faite. Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres. »
« J’accuse le général Mercier de s’être rendu complice, tout au moins par faiblesse d’esprit, d’une des plus grandes iniquités du siècle. »
« En portant ces accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c’est volontairement que je m’expose. »

J’ignore quelle sera la suite, mais je souhaite aux vrais journalistes s’il en reste, et je vous souhaite à vous, Mesdames & Messieurs les parlementaires qui accepterez de soutenir cette proposition de résolution, de pouvoir vous regarder dans votre miroir avec fierté quand la vérité éclatera. En attendant, j’espère qu’à l’instar d’Émile Zola, Francis Lalanne n’aura pas à s’exiler pendant un an, le temps que le bon sens reprenne ses droits. Et ne craignez pas de ne pas voter comme le troupeau. L’un de vos illustres prédécesseur, Victor Hugo, s’illustra en votant maintes fois à l’encontre de son propre parti, ici interprété par Yannick Choirat dans le téléfilm Victor Hugo, ennemi d’État.

P. S. Je m’étais déjà adressé aux députés le 21 décembre dernier, et j’avais reçu cette réponse de Mme Brigitte Kuster, que je remercie :

« Cher Monsieur,

Je vous remercie de me donner l’occasion de partager avec vous mon avis sur les projets du gouvernement concernant l’état d’urgence sanitaire.
Tout d’abord, le dépôt du projet de loi dit Castex a provoqué des réactions très vives et de nombreuses inquiétudes. Son retrait précipité témoigne d’ailleurs de la fébrilité du gouvernement face aux preuves de possibles dérives antidémocratiques. Soyez assuré que je resterai vigilante face à un possible retour de ce projet de loi à l’Assemblée nationale et que je déposerai des amendements afin que toute mesure restreignant nos libertés fasse l’objet d’un débat et d’un vote au Parlement.

La démocratie ne saurait être suspendue lorsque surviennent des crises.

Concernant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire dont nous avons débuté l’examen, je souhaite partager avec vous mon inquiétude quant à la pérennisation d’un régime d’exception. Si la situation sanitaire reste préoccupante, je ne soutiens pas l’initiative du gouvernement qui consiste à prolonger jusqu’en juin (soit tout un semestre !) l’état d’urgence. J’ai d’ailleurs cosigné plusieurs amendements visant à en réduire la durée pour que nous ayons à nouveau un débat en avril. De même, je me suis engagée au travers de courriers aux différents ministres pour que les pistes alternatives soient davantage étudiées. La stratégie vaccinale du gouvernement par exemple mérite d’être interrogée pour l’adapter aux réalités et ainsi accélérer l’immunité collective.

Soyez assuré de mon engagement à défendre les libertés des Français et à proposer des solutions permettant une sortie de crise dans les meilleurs délais.

Bien cordialement,

Brigitte Kuster
Députée de Paris »

-

Cher Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier électronique, en date du 20 janvier dernier, par lequel vous me demandez de voter contre la prolongation de l’état d’urgence sanitaire. Je vous en remercie.
Le mercredi 20 janvier, l’Assemblée nationale débattait et votait sur un projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire (n° 3733, 3739). Le gouvernement souhaite en effet prolonger jusqu’au 1er juin 2021 inclus, l’état d’urgence sanitaire en vigueur depuis le 17 octobre 2020 (au lieu du 16 février inclus).
Il m’est d’avis que tout régime d’exception, par nature, doit être strictement nécessaire et proportionné, dans les mesures comme dans la durée. Alors que le Gouvernement dispose de la possibilité d’y mettre fin préalablement par décret, nous proposions, députés socialistes et apparentés, de restreindre chaque prorogation à un délai raisonnable qui ne devrait pas excéder trois mois, soit jusqu’au 16 avril.
En effet, malgré la crise sanitaire, la démocratie ne doit pas être confinée ! Le Parlement doit pouvoir juger si la prolongation de l’état d’urgence est nécessaire au-delà de ce délai raisonnable et doit pouvoir contrôler la mise en œuvre de ce régime d’exception de manière bien plus importante qu’il ne le fait aujourd’hui. C’est ce que le groupe parlementaire Socialistes et apparentés a défendu au cours des débats.
Toutefois, le gouvernement, avec l’assentiment de sa majorité parlementaire, n’a pas souhaité ne serait-ce qu’entamer un semblant de débat avec la représentation nationale en général, ni avec les groupes d’opposition en particulier. Face à cette volonté forcenée de passer outre la représentation nationale, à cette tentation permanente d’échapper aux contrôles nécessaires des contrepouvoirs qui font notre démocratie, j’ai voté CONTRE cette prorogation de l’État d’urgence sanitaire. Non pas parce que je refuse toute mesure sanitaire rendue nécessaire pour contenir la pandémie, mais parce que le gouvernement ne donne aucune garantie et ne permet pas que le parlement puisse se prononcer et contrôler effectivement l’efficacité et l’opportunité des mesures.

Vous pourrez retrouver le détail du scrutin en vous rendant sur le lien suivant.

Espérant avoir répondu à vos inquiétudes, je vous prie d’agréer, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Christine Pirès Beaune, députée du Puy-de-Dôme

 

La pétition initiée par Francis Lalanne est à signer ici. J’ai été le 126e !

 Front Populaire publie le 25 janvier une entrevue de Régis de Castelnau sur cette tribune de Lalanne. S’il balaie les appels punitifs des chiens de garde de la presse d’État, et ne parle pas des cheveux longs de Lalanne mais commente le fond, ses commentaires condescendants sont assez énervants quand il est question d’une insurrection. Régis de Castelnau oublie-t-il que lui aussi a fait partie des parias du Covid pour avoir participé au film Hold-up ? Nous sommes en guerre, alors si les Résistants pouvaient éviter de se tirer dans les pattes, ça ne serait pas plus mal. On se fout un peu qu’il y ait des incohérences dans la tribune de Francis Lalanne, M. de Castelnau : oui on non faut-il mettre en œuvre la devise du journal Front populaire dans lequel vous vous moquez de Lalanne : « Soyez résolus à ne plus servir et vous voilà libres ! » Qui de Francis Lalanne, de Stéphane Turillon, de Michel Onfray et de vous est le plus digne de La Boétie ? Celui que vous qualifiez de « coutumier d’initiatives extravagantes et que personne ne prend au sérieux » a lui le courage de perpétuer la tradition française de la révolte que vous, vous proclamez sans la mettre en œuvre. Lors de la révolte des gilets jaunes, vous direz ce que vous voudrez, Francis Lalanne n’était pas sur les plateaux-télés, il était sur les ronds-points. « Words, words, words », chantait Léo Ferré…

 

P.S. : En 2009, Francis Lalanne avait déjà conjugué ses talents de poète à ceux de juriste amateur en publiant Mise en demeure (À Monsieur le Président de la République française). Je me permets d’ajouter un bref souvenir personnel. En 1984, j’avais 18 ans, en 1re année de fac à Paris IV. Mon goût des lettres m’était venu notamment de l’amour de la chanson, n’étant pas d’origine bourgeoise. La chanson, c’était Ferré, Brel, Anne Sylvestre, Catherine Ribeiro, Jacques Bertin, mais c’était surtout Lalanne, qui n’avait que 8 ans de plus que moi. Ayant appris que l’émission de TV Aujourd’hui la vie cherchait des téléspectateurs, j’avais écrit et été choisi par le présentateur, Marc Legras – un vrai journaliste – et j’avais eu l’occasion de rencontrer Francis Lalanne dans cette belle émission d’échange sans paillettes comme on n’en fait plus. Il m’est arrivé de le recroiser, il avait toujours un mot gentil. Je lui ai conservé mon admiration au fil des années, même s’il m’a parfois agacé. Je suis particulièrement heureux de le rejoindre dans ce combat pour la révolution maintenant qu’il est grand-père, lui que j’ai tant de fois entendu chanter en concert « Le grand-père et la révolution »… En général c’était celle qu’il revenait chanter a cappella à la fin d’un spectacle de quatre heures comme ici en public à Pantin. « Cheveux aux vent, beau comme un Dieu, il criait « Camarade Bon Dieu, c’est quand dis la révolution ? » ». Vous en connaissez beaucoup, vous, des hommes qui deviennent ce qu’ils disaient qu’ils deviendraient ? Merci, l’artiste !

Auteur(s): Lionel Labosse pour FranceSoir

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