Chronique N°66 – « Le pire n’est jamais certain, alors, quatrième vague ou pas ? »

Chronique N°66 – « Le pire n’est jamais certain, alors, quatrième vague ou pas ? »

Publié le 16/07/2021 à 17:57
Pixabay/FS
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): François Pesty, pour FranceSoir

Cet espace d’opinion permet la libre expression des idées et d’engendrer le débat. Les articles et vidéos publiés dans cette rubrique peuvent parfois ne pas faire consensus, en savoir plus

-A +A

Pour la première fois au cours de cette pandémie, au Royaume-Uni, et ce sera pareil en France, la reprise des contaminations se fait sans décès supplémentaires. Le variant indien tue 7 fois moins que l’anglais !

« Le pire n’est jamais certain » Manu Lann Huel (ici)
 
Deux extraits vidéo faisant la « réclame » à la vaccination anti-covid, avec la Pr Brigitte Autran, Immunologiste à La Pitié-Salpétrière, AP-HP, Paris, qui en a fait beaucoup trop lors de son passage dans l’émission « C dans l’air » sur Direct 5, et postées le 2 juillet sur twitter
 
Premier extrait (ici)
 
Journaliste « Le ministre de la Santé est à nouveau alarmiste. Il y a une menace potentielle de reprise épidémique dès cet été, dit Olivier Véran. Brigitte Autran, est-ce que vous la redouté cette quatrième vague ? »
 
Brigitte Autran « Oui, nous la redoutons. Absolument. Et en même temps, nous savons qu’il y a une solution contre cette 4ème vague. Et la solution, c’est la vaccination. Et, vraiment, là, on rentre dans ce qu’on appelle le dernier kilomètre. Il est absolument capital [1] que les personnes non-vaccinées se décident à se vacciner, car, c‘est la seule façon de protéger, se protéger soi-même et de protéger la société contre cette 4ème vague. Si on ne le fait pas, on a cette 4ème vague avec des mesures de restrictions qui seront d’autant plus importantes, qu’il y aura moins de vaccinés [2]. Donc, on ne peut pas faire l’économie du vaccin, c’est absolument impossible [3]. Et le vaccin, ça permet de vivre normalement [4]. Peut-être, faut-il encore garder des masques ou, et bien sûr, aérer. Mais, le vaccin permet d’aller au restaurant, sans aucun risque, permet d’aller au théâtre, au cinéma, à la salle de gym, où on veut. Et donc, pourquoi ne pas utiliser le vaccin ? Quel est la raison qui fait que certains encore hésitent ? Donc, il y a la peur, il y a le manque d’information, parfois, la distanciation, parfois on est loin des centres de vaccination, géographiquement. Parfois, on est loin sociologiquement. Donc, il y a un très gros effort à faire pour aller vers les populations réticentes à la vaccination, celles qui en sont éloignées [5]. Et puis, il va y avoir besoin de mesures un peu plus fortes d’incitation, euh, à la vaccination [6] ».
 
[1] Absolument capital est un pléonasme. L’adjectif « capital » (« considéré comme essentiel ; qui prime tout le reste, décisif, primordial » selon le Petit Larousse Illustré 2020), se suffit à lui-même. Clairement, elle en fait trop !
 
[2] CQFD ce sera bien sûr la faute des non-vaccinés. Il faut les stigmatiser…
 
[3] Absolument impossible est un pléonasme. Impossible n’a pas besoin de l’adverbe « absolument », le préfixe négatif « im », est suffisant. Clairement, elle en fait trop !
 
[4] Parlez-en aux personnes qui ont subi une thrombose, parfois fatale, une myocardite, ou les très nombreux autres événements indésirables déclarés dans la base Européenne Eudravigilance (voir ma chronique N°61 : ici), ainsi qu’à leurs proches…
 
[5] Pr Autran, vous oubliez juste la plus grande partie de la population, jeune (jusqu’à 70 ans et parfois plus), et bien portante. Elle n’a pas besoin d’être vaccinée. Car, ces personnes, possiblement jusqu’à 80% de la population française, ne pourront développer au pire qu’une forme modérée de la maladie, et le plus souvent des formes bénignes ou asymptomatiques. Cela ne justifie pas d’être vacciné. Il était une bonne chose de vacciner celles et ceux qui sont vulnérables. Le grand âge et les porteurs de comorbidités à risque. S’il vous plait, « foutez la paix aux autres ! »
 
[6] A quoi pouvait-elle penser ?
 
Deuxième extrait (ici
 
Journaliste à propos du variant Indien, dit delta « Au fil de l’été, il va devenir majoritaire ? »
 
Pr Brigitte Autran « Ah, oui, oui, oui. Il a déjà commencé, puisqu’il est passé de 10 à 20% en une semaine… »
 
Journaliste « Absolument, ça va très vite, ouais »
 
Pr Brigitte Audran « Et donc, effectivement, tout le monde prédit qu’il va être à 90% fin août début septembre. Donc, là, c’est vraiment le point de rupture. Ce qui est important. Vraiment, j’ai l’air de ressasser. Mais, le vaccin marche, contre le variant Indien »
 
Journaliste « Tous les vaccins ? »
 
Pr Brigitte Autran « Tous les vaccins marchent. Il faut avoir deux injections de vaccin et on est protégé. Donc, il n’y a aucune raison, aucune raison, de ne pas se vacciner [7]. Tout, tout, tout porte à dire, vaccinez-vous, vaccinez-vous parce que vous serez protégés par le vaccin contre le variant Indien. On n’évitera cette quatrième vague. Donc, il faut le dire calmement, fermement. Il faut informer, il faut expliquer. Et vraiment, l’explication, elle est démontrée par l’Angleterre. L’Angleterre a eu ses cas de variants Indiens chez des personnes qui n’étaient pas vaccinées ou des personnes qui avaient reçu une seule injection de vaccin. Les personnes qui avaient reçu deux injections de vaccin n’ont pas été contaminées par le variant Indien. Ou, si elles l’ont été, elles n’ont pas déclaré de formes suffisamment graves pour qu’on les diagnostique [8]. Donc, voilà. On a un… »
 
[7] La principale bonne raison, est que seules les personnes vulnérables en raison de leur grand âge ou de comorbidités qui les placent à risque, ont besoin d’être vaccinées. Les autres n’en n’ont pas besoin.
 
[8] C’est totalement faux ! Voici un tableau avec les décès covid19 du variant delta, enregistrés au Royaume-Uni selon le statut vaccinal extrait page 14 du rapport de suivi des variants, opéré par Public Health England, et publié le 25 juin 2021 (ici)
 
 
 
Sur les 117 décès confirmés au variant delta du covid19 survenus dans les 28 jours suivant un test positif sur la période allant du 1er février au 21 juin 2021, 44 (38%) n’étaient pas vaccinés, 50 (43%) avaient reçu leurs 2 doses, 19 (16%) avaient reçu une première dose depuis plus de 21 jours et 1 (1%), avait reçu une première dose depuis moins de 21 jours. Au total, 60% des décès confirmés au variant Indien ont été observés sur des personnes vaccinées (70/117) contre 38% chez des personnes non-vaccinées (70/117). Le Pr Brigitte Autran est une vilaine menteuse qui se réfugie dans le déni.
 
Journaliste « On voit Israël aussi, qui reprend des mesures de restrictions, donc c’est la même chose ? »
 
Pr Brigitte Autran « Israël, c’est la même chose. Israël, c’est la même chose. Il n’y a pas eu de morts, il n’y a pas eu d’hospitalisation chez les personnes qui ont eu deux injections de vaccins et qui ont attrapé le variant Indien [9]. Donc, il y a une protection. Elle est démontrée. Il n’y a pas d’effets secondaires [10]. C’est un excellent vaccin. Ce sont d’excellents vaccins. Donc, réellement, prenons les choses en face, on a une chance incroyable, incroyable d’avoir ce vaccin aussi efficace. N’oublions pas que 7 milliards de personnes dans le Monde, n’ont pas accès à ce vaccin. On a la chance d’être dans ce milliards qui a accès à ce vaccin. Il faut pas le bouder. Voilà, c’est la seule façon de passer l’été correctement, et de revivre normalement ».
 
[9] Faux, Israël a reporté récemment l’ouverture de ses frontières et réinstaurer l’obligation du port du masque, après avoir identifié 30% de variant Indien parmi ses nouvelles contaminations, y compris chez des personnes vaccinées ! (Voir dans ma chronique précédente le 3ème extrait vidéo du JT France 2 du 24 juin : ici)
 
[10] Quelle injure faite aux si nombreux patients qui ont subi des événements indésirables allant jusqu’au décès, déclarés dans Eudravigilance peu après leur vaccination (Ma chronique N°61 : ici, exhumait ces données massives tues par les médias et les politiques, dont les PU-PH habitués des plateaux TV et autres chaînes de radio
 
Lorsque j’entends un ou une leader d’opinion s’exprimer à propos de médicaments, avec autant d’emphase et de superlatifs, je me précipite sur le site public Transparence santé pour examiner les déclarations des labos (Ici, tapez « AUTRAN », et recherchez « Brigitte » …)
 
Je n’ai donc pas été étonné, mais plutôt consterné, de voir que notre immunologiste présente des liens très privilégiés avec les laboratoires Janssen-Cilag, producteur de l’un des 4 vaccins anti-covid commercialisés en France
 
 
JT 8h00 sur France 2 le 5 juillet 2021 Damien Thévenot « Bonjour Estelle ». Estelle Colin « Bonjour Damien, bonjours à tous. L’alerte du gouvernement par la voix d’Olivier Véran, hier. Le ministre de la Santé qui a évoqué une course contre la montre face aux progressions du variant delta. Y aura-t-il une 4ème vague ? Dans un tweet, il s’est dit inquiet d’une reprise potentielle. Des explications avec Siegrid (Piérard) de Misouard « Sourire de circonstance hier au festival des Solidays pour le ministre de la Santé, qui ne cache pas pour autant son inquiétude face à la reprise des contaminations ». Voix off masculine « Depuis 5 jours, le virus ne baisse plus, il réaugmente. A cause du variant delta qui est très contagieux. L’exemple anglais, montre qu’une vague est possible dès la fin juillet » [11]. SPM « Ces dernières 24 heures, 2.549 nouveaux cas ont été recensés, près de 1.000 de plus que la semaine précédente (la vidéo affiche 1.578 le dimanche 27 juin). Dans les services hospitaliers en revanche, pas de tension. 7.913 personnes sont hospitalisées [12] et hier, 12 malades sont entrés en réanimation, contre 13 dimanche dernier [13]. Mais au Royaume-Uni, les contaminations ont flambé, en seulement une semaine (s’affiche à l’écran +69% entre le 21 et le 27 juin) [14]. C’est ce que craint le gouvernement qui appelle à une accélération de la vaccination. Seul moyen selon lui, d’éviter une 4ème vague » [15].
 
[11] eh bien, justement nous allons en reparler de l’exemple anglais. Tous ces rigolos n’ont même pas examiné avec attention ce qui s’est passé au Royaume-Uni. Ils ne font que relayer une communication gouvernementale bien hasardeuse…
 
[12] Exact, il n’y a pas de tension. Bonne observation !
 
[13] Là, non plus, aucune tension dans les réanimations
 
[14] Oui, ça augmente. Et alors ? Y-a-t-il davantage d’hospitalisations, de décès ?
 
[15] Et la plupart de la population française (plus de 91%) qui n’a pas été testée positives au sars-cov-2 depuis 18 mois, n’est-elle pas protégée, ne protège-t-elle pas les autres ? Chercheurs, faites un effort, essayez de comprendre pourquoi ?
 
Alors, voyons exactement quelle est la réalité ces derniers jours de la situation sanitaire et de son évolution. Il est urgent de la faire
 
L’incidence vient seulement de repartir très modérément à la hausse. Pas de quoi fouetter un chat
 
 
 
 
Le nombre de patients covid19 hospitalisés continue de refluer
 
 
 
Idem dans les réanimations, qui se vident
 
 
 
 
Les décès covid19 à l’hôpital sont au plus bas
 
 
Le seul inquiet, c’est notre ministre de la Santé, Olivier Véran. Il a peur de son ombre et devrait prendre ses gouttes…
 
 
JT 8h00 sur France 2 le 8 juillet 2021.
 
Damien Thévenot « Bonjour Estelle ».
 
Estelle Colin « Bonjour Damien et bonjour à tous, et bienvenus dans cette édition. Le variant delta gagne du terrain en France. +91% du taux d’incidence à Paris par exemple [16]. Le risque d’une 4ème vague rapide est là, a rapporté Gabriel ATTAL, le porte-parole du gouvernement. Un nouveau conseil de défense sanitaire aura lieu lundi. Les autorités rappellent une fois encore l’importance de la vaccination. Claire Giroud ».
 
CG « Il se propage à grande vitesse. Le variant delta représente désormais plus de 40% des contaminations en France et c’est parfois même le double, comme ici dans les Alpes-Maritimes. L’exécutif s’inquiète de l’arrivée d’une quatrième vague cet été ».
 
Gabriel Attal « Et nous constatons ainsi que la part de ce variant delta dans les contaminations en France, a doublé chaque semaine depuis trois semaines [17].
 
Claire Giroud « Le variant gagne du terrain tout particulièrement chez les jeunes [18]. Ils sont pourtant nombreux à se faire vacciner, comme ici, dans cette file d’attente à Paris. Mais, cette course contre la montre est loin d’être gagnée ». Une femme dans la file d’attente « Ça m’inquiète dans le sens où euhhh, ben j’espère qu’on va réussir à s’en sortir. Donc, euh, enfin voilà. Mal (? Pas très audible) nécessaire [19] ».
 
CG « A ce stade aucune tension hospitalière n’est observée en France. Mais, pour éviter le pire, il faut accélérer la vaccination selon cet épidémiologiste ».
 
Martin Blachier, épidémiologiste autoproclamé « La circulation du virus n’est pas un problème en soi. Le problème, c’est le risque que ça fait peser sur l’hôpital. Et tant qu’on n’a pas 100% de la population vulnérable, et donc de la population adulte, parce qu’on n’a plus le temps d’aller discerner les vulnérables des non vulnérables, comme je le pensais au départ, eh bien, on ne sera pas sortis de cette crise, et donc, il faut y aller [20] ».
 
Claire Giroud « Pour l’heure, seule 38% de la population est complètement vaccinée. Mais, le gouvernement entend prendre de nouvelles mesures la semaine prochaine [21] ».
 
[16] Ce n’est pas une mauvaise chose et vivement que le variant indien remplace l’anglais, nous verrons pourquoi
 
[17] Donc « a quadruplé en 3 semaines » aurait été plus concis…(2x2x2=8=4x2)
 
[18] Quelle importance s’ils respectent des distanciations avec les vulnérables ? Ils ne risquent essentiellement que de faire une forme bénigne ou asymptomatique…, partant de là, ils s’immuniseront naturellement, seront protégés et protégeront les autres !
 
[19] Que nous apprend ce témoignage ? C’est quoi l’intérêt ?
 
[20] Il se moque du monde celui-là. Il ne pouvait pas le dire plus tôt qu’il n’était pas nécessaire de vacciner tout le monde ! Cela fait combien de mois que la stratégie vaccinale a été élaborée ? Heureusement que la plupart des vulnérables sont (seraient) aujourd’hui vaccinés (le grand âge, les résidents, les porteurs de comorbidités à risque), qu’ils se soient d’eux-mêmes précipités chez leurs médecins traitants ou dans les vaccinodromes ou qu’ils se soient laissés convaincre au cours d’une consultation.
 
[21] Ce qui est vraiment important c’est de vacciner 100% de la (seule) population vulnérable !
 
 
Au JT 8h00 sur France 2, le 3 juillet 2021, Frédérique Hénaut « Alors, les vacances commencent avec de toute façon une menace qui plane. C’est celle du variant delta [22]. Pour l’instant, il est à l’origine de 20% des contaminations en France. Dans le département des Landes, où il a été découvert, il représente désormais 80% des cas. Les touristes arrivent. Situation délicate pour les restaurateurs et les hôteliers,
 
Alexandre Perrin « Les premiers vacanciers sont arrivés et profitent déjà des nombreuses attractions de ce camping. Malgré la circulation du virus et de son variant delta dans les Landes, l’établissement devrait être complet dès le 10 juillet. Seule inquiétude pour la direction, certains clients s’interrogent avant de réserver ».
 
Lucas Laffite, Directeur commercial du camping « Le Vieux Port » : « On n’a pas de report, pas d’annulation pour l’instant, mais beaucoup de clients qui demandent « Est-ce que vous êtes reconfinés ? Quelles sont les nouvelles restrictions ? » En fait, on n’a pas de nouvelles, on est dans l’attente justement de ces éléments ».
 
Alexandre Perrin « Avec un taux d’incidence en légère hausse, 54,9 cas pour 100.000 habitants, Les Landes restent le département le plus touché en France par le virus. A Vieux-Boucau, ce restaurant face à l’océan est quasiment vide. Pas de doute pour le gérant, l’effet covid est en train de plomber le début de saison ».
 
Rémi Delage, restaurateur « Nous avons 150 places assises et pour l’instant, 2, 4, 6, 8, 10, 12 couverts, contre généralement, 30 ou 40 le midi, quoi. Ben, il y a une crainte, je pense, des touristes. Puisqu’on a entendu parler aujourd’hui d’annulations dans les chambres d’hôtes, dans des airBandB(s) ».
 
Alexandre Perrin « Une crainte partagée par les hôteliers landais. Pas d’annulation, mais des reports de réservation. Ces professionnels redoutent que jauges et restrictions soient prolongées ».
 
Nicolas Soleil, Hôtelier et vice-président de l’UMIH-40 [23], « Donc, on a un peu peur des conséquences. Donc, voilà. Mais, vous, il n’y a pas de problème, vous venez toujours ? ». Après avoir raccrocher le téléphone « On repart sur une saison qui va être tronquée encore et une fois de plus, je vous dis, c’est encore toutes les professions cafetiers, hôteliers, restaurateurs, qui sont dans le collimateur ».
 
Alexandre Perrin « Pour l’heure, les restrictions restent en vigueurs dans les Landes, au moins, jusqu’au 6 juillet ».
 
[22] Les médias n’arrêtent pas de rabâcher comme s’ils étaient des membres de l’académie nationale de médecine… 
 
[23] Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière des Landes
 
 
Les Landes « rentraient dans le rang » le 8 juillet 2021. Au JT de 8h00 sur France 2, Estelle Colin « Et, puis, les Landes, l’un des départements les plus touchés par le covid19, a levé les dernières restrictions du confinement, au vu d’une situation sanitaire stable, tout en décidant de prolonger certaines mesures pour quinze jours encore. C’est le cas des rassemblements, notamment, de plus de 20 personnes sur la voie publique, ou les festivals en plein air, David Basier « Dans un communiqué, la préfecture des Landes estime que la situation sanitaire est stabilisée dans ce département, car le taux d’incidence reste autour de 50 cas pour 100.000 habitants (et sur les 7 derniers jours). Les Landes, peuvent donc rejoindre ce matin les autres départements français dans la 4ème phase du déconfinement. Toutefois, comme le variant delta est encore très présent, certaines mesures de vigilance sanitaire ont été prises, comme l’obligation du port du masque dans les centres-villes touristiques ou l’interdiction de se rassembler à plus de 20 personnes ou de consommer de l’alcool sur la vie publique ».
 
 
Sur France Info, le 7 juillet 2021, en fin de matinée (Cliquer sur ce lien pour réécouter l’enregistrement audio : ici), Marie Bernardeau « Le vaccin, seul espoir d’en finir avec la pandémie [24]. Le nombre de décès et d’hospitalisations liés au covid est certes en baisse, mais un indicateur commence à inquiéter les autorités. La hausse significative du taux d’incidence, chez les populations dites « intermédiaires ».
 
Le taux d’incidence, c’est le nombre de cas positifs détectés sur 100.000 personnes. Il reste stable dans les autres tranches d’âges, mais les scientifiques observent un rebond important chez les 20-40 ans.
 
Explications d’Alice Kachaner « On est loin des chiffres de contamination du printemps dernier, mais depuis quelques jours, le nombre de cas covid est en constante augmentation dans les tranches d’âges intermédiaires et c’est encore plus flagrant chez les 20-30 ans avec une hausse de 65% du taux d’incidence en une semaine.
 
Benjamin Davido, médecin infectiologue à l’hôpital Raymond Poincaré de Garches « On sait bien que c’est un public qui, euh, va se promener dans toute l’Europe, qui est plutôt jeune, plutôt en bonne santé et qui a envie de faire la fête. Et, malheureusement, eh bien, le virus, lui ne prend pas de congés [25] ».
 
Marie Bernardeau « Et le virus ne devrait pas s’arrêter là. Comme un effet domino, le nombre de cas positifs, va augmenter, petit à petit, dans les autres tranches d’âges de la population. Un scénario qui a déjà été observé l’été dernier, rappelle l’épidémiologiste Pascal Crepey « Les différentes tranches d’âges au sein de la population, ne sont pas hermétiques. Lors d’un redémarrage épidémique, c’est en général les premières tranches d’âges dans lesquelles l’incidence tend à remonter. Donc, c’est un signe malheureusement précurseur d’une remontée plus générale de l’incidence dans la population ».
 
Marie Bernardeau « D’autant que le variant delta est particulièrement contagieux [26].
 
Pascal Crepey « Certains modèles prédisent un pic épidémique dès août [27]. Ça reste encore très incertain. S’il y a une inquiétude à avoir, c’est plutôt pour la rentrée. L’enjeu, c’est vraiment de faire en sorte qu’une grande part de la population soit vaccinée ».
 
Marie Bernardeau « Le vaccin qui permet notamment de réduire les formes graves de la maladie [28] ».
 
[24] Elle récite sa leçon. Mais quelles sont ses sources d’information ?
 
[25] En novembre 2020, j’avais cartographié les multiples conflits d’intérêts de ce jeune infectiologue
 
 
 
En juillet 2021, il a toujours 110 montants d’avantages perçus, totalisant 13.141 € ; 68 montants de rémunération, totalisant 6.675 € et 130 conventions signées (désolé, mais cette fois-ci, je ne vais passer deux heures à les ouvrir une à une, pour en récupérer les montants, lorsqu’ils n’ont pas été simplement escamotés) En général, les firmes ne déclarent qu’un montant de convention sur trois ; Il n’y a aucun contrôle de la part de la tutelle, et évidemment aucune sanction ; Les services rendus par Benjamin Davido semblent très appréciés des firmes pharmaceutiques et des cabinets conseils en marketing qui gravitent autours
 
[26] Hélas, nous nous trouvons devant une épidémie de journalistes qui répètent cela inlassablement, sans qu’aucun d’entre eux n’ait été vérifier l’information. Or, il se trouve que l’étude anglaise qui concluait à une augmentation de 60% de la contagiosité du variant delta (indien) par rapport au variant alpha (anglais), ne tient pas du tout la route. Pour le constater, rendez-vous au niveau du 25 juin 2021, dans ma chronique N°65 (ici)
 
[27] Ces modèles mathématiques se sont toujours trompés et souvent lourdement (Voir ma chronique N°2 : ici)
 
[27] Non, les résultats préliminaires des essais cliniques randomisés ne permettent pas de distinguer le bon grain de l’ivraie. Un amalgame trompeur a été savamment fait en mélangeant les formes peu sévères, prises en charge dans des service d’hospitalisation covid « lambda » pour des malades qui pour l’essentiel rentreront chez eux guéris après quelques jours ou semaines, avec les formes très graves, sédatées, intubées et ventilées avec une machine. Seules chez ces dernières, il aurait été intéressant de vérifier l’efficacité préventive de la vaccination. Les données n’étant pas détaillées, il est impossible de le savoir…
 
Au JT du 8 juillet 2021 à 8h00 sur France 2, présenté par Estelle Colin « Le retour à la vie d’avant au Royaume-Uni, malgré la progression inquiétante du variant delta. Le Premier Ministre Boris Johnson vient d’annoncer qu’il comptait lever d’ici quinze jours l’essentiel des dernières mesures sanitaires. Une annonce très controversée, Pauline Forgue « Des visages souriants sans masque à l’extérieur, mais aussi à partir du 19 juillet en intérieur. Les britanniques vivent leurs derniers jours avec des restrictions sanitaires ». Boris Johnson « We will end…/ Nous allons mettre fin à la distanciation sociale et à l’obligation légale de porter le masque / to wear a face covering… ». Le Premier Ministre britannique a également annoncé le retour des salariés sur leurs lieux de travail, la fin des jauges dans les salles de spectacles et les stades, ainsi que la réouverture des discothèques au public. Des annonces qui ne font pas l’unanimité, au moment même où le Royaume-Uni fait face à une envolée des contaminations. 27.334 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24h. Un chiffre qui a fait plus que doubler en l’espace d’une semaine. Le variant delta du coronavirus, représente désormais plus de 90% de ces nouvelles contaminations ».
 
Allons directement chercher les données officielles des nouveaux testés positifs au covid au Royaume-Uni (ici). Puis intéressons-nous aussi aux nouveaux décès confirmés covid+ chez nos voisins britanniques (ici). Pour cela, il faut juste cliquer sur le logo de téléchargement (en jaune ci-dessous) et choisir l’option « As CSV », comme sur la capture d’écran ci-dessous :
 
 
 
Après, il faut importer les données des deux fichiers .csv dans un fichier Excel, et la méthode diffère selon les versions du tableur. 
 
Et voilà les résultats fort intéressants et contre toute attente, de nos investigations :
 
 
 
 
Bref, il est évident que la reprise épidémique en termes de nouveaux cas de contamination, ne s’accompagne absolument pas d’une hausse des morts quotidiennes au Royaume-Uni !
 
Cette reprise exprimée dans le graphique ci-dessous en moyenne des 7 derniers jours, a débuté le 5 mai 2021, il y a donc près de 2 mois et demi. On nous a suffisamment expliqué que les contaminations mènent en 15 jours aux formes sévères qui peuvent se traduire en hospitalisations en soins critiques (réanimations) avec sédation, intubation et ventilation mécanique pouvant aboutir au décès… Ils sont où les décès covid au Royaume-Uni ? Chez nous ce sera pareil… 
 
Le variant delta (anciennement indien) du SARS-COV-2 est donc redevenu un coronavirus quasiment inoffensif, comme ceux dont il provient, responsables des rhumes banaux !
 
MM. Véran et Macron, retirez vos masques, êtes-vous si mal conseillés par les épidémiologistes modélisateurs fous, de l’Institut Pasteur ou d’ailleurs, ou trop peu curieux pour analyser les données anglaises qui nous précèdent de plus de deux mois, ou êtes-vous simplement d’effrontés menteurs ?
 
Ah, peut-être touchez-vous une commission, parlons plutôt d’une prime, sur les achats de vaccins ? Sincèrement, si cela était avéré, rendre la vaccination obligatoire serait synonyme de prise illégale d’intérêts et mériterait d’être sanctionnée le plus sévèrement… 
 
 
 
 
Pour montrer le caractère inoffensif du variant delta (Indien), il suffit de bien regarder le tableau suivant (ici), extrait de la page 8 de l’analyse réalisée par Public Health England et publiée le 25 juin 2021, dont nous avons déjà parlé plus haut. 
 
 
Par rapport au variant anglais (alpha) qui l’a précédé, le variant indien (delta) présente un taux de létalité 7 fois inférieur [28]
 
[28] Détail du calcul : (4.259/219.948)/(32/11.250) = 6,8. Pour rappel, le taux de létalité est le nombre de décès rapporté au nombre de contaminés. Il était de près de 2% pour la variant anglais (1,9%) et il est de 3 pour 1.000 (0,3%) pour le variant indien…
 

Auteur(s): François Pesty, pour FranceSoir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Entre les prévisions et la réalité, il y a toujours un delta.

Newsletter


Fil d'actualités Opinions




Commentaires

-

Je m'abonne à la Newsletter FranceSoir