Complots - comploteurs - complotistes

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Complots - comploteurs - complotistes

Publié le 05/05/2021 à 20:02 - Mise à jour le 06/05/2021 à 09:35
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Auteur(s): Antoine Dodrimont, pour FranceSoir
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I De la terminologie aux phénomènes

Dans tout exposé, chacun en conviendra, il importe de savoir de quoi on parle. Cette affirmation nous renvoie au langage, qui nous fournit les mots qui constituent les moyens de nommer, de désigner les objets du monde et de communiquer avec autrui en vue de se faire comprendre. Mais, pour que cette compréhension soit possible, il faut encore que les mots renvoient à des concepts précis qui, eux, résultent de l’activité pensante. Tant et si bien que nous partageons des concepts et des idées dont les mots sont les véhicules linguistiques. Or, beaucoup de mots sont actuellement utilisés, sans que le locuteur ait toujours une idée claire de leur signification. Il en est ainsi du mot « complotiste » fort répandu depuis le début de la crise sanitaire. Cette dénomination peut désigner, entre autre, dans le langage courant, soit quelqu’un qui est un tenant de la « théorie du complot », qui est son premier sens, dont la signification précise sera présentée plus loin, soit une personne qui tout simplement dénonce une politique sanitaire incohérente à ses yeux où encore celui qui s’interroge légitimement sur l’opportunité de proposer de façon insistante des vaccins à toute une population. Le seul point commun entre ces différentes utilisations du terme est qu’il sert à disqualifier les individus qui s’expriment d’une certaine façon sur ce qui se passe. C’est pourquoi, dans cet article, je commencerai par une clarification sémantique. Elle est rendue par ailleurs nécessaire du fait que règne à notre époque une grande confusion dans les idées, quand ce n’est pas tout simplement une absence d’idées, remplacée par des paroles creuses, ce qui rend la recherche de la vérité très compliquée.

Dans un compte-rendu d’un ouvrage sur le langage, Albert Camus a écrit : « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde (1) ». Pour lui, c’était une question liée au mensonge et à la vérité. En me plaçant sous le parrainage de ce grand chercheur de vérité, je vais explorer le sens de quelques mots. Grâce à la linguistique, nous apprenons que des mots peuvent appartenir à des familles. Ainsi, du terme « complotiste », nous savons qu’il est apparenté à « comploteur », lui-même relié à « complot », qui se présente comme le chef de la famille de mots qui dérivent de lui. Historiquement le mot complot est apparu à la fin du 12ème siècle, avec le sens de « accord, intelligence entre plusieurs personnes », bientôt complété avec la valeur de « conjuration (2) ». Nous avons déjà là les données principales du sens actuel, à savoir un « projet concerté secrètement contre la vie, la sureté de quelqu’un, contre une institution (3) ». Plusieurs éléments sont ici à retenir : le secret dans lequel l’action se prépare, la concertation entre les acteurs que l’on appellera comploteurs et l’intention manifeste de nuire. Ces trois caractéristiques se retrouvent dans les complots identifiés dans l’histoire ; c’est à partir d’eux qu’elles ont été conçues avant de servir comme critérologie pour identifier un complot réel et le distinguer d’un complot imaginaire, auquel se rattache la « complotologie » ou « théorie du complot ». Comme cela vient d’être suggéré, nous devons distinguer deux grandes catégories de complots : réels et imaginaires. Logiquement, il nous faut d’abord explorer les premiers.

Des complots réels

Le plus célèbre des complots, effectif et bien documenté, est sans doute celui qui conduisit à l’assassinat de Jules César, en 44 Av.J.C. Il réunit toutes les caractéristiques précitées. Il fut mené par un groupe de conjurés qui choisirent comme chef Brutus, le fils adoptif du vainqueur des Gaules. En tuant le dictateur, leur but était de l’empêcher de restaurer la royauté, supprimée depuis -509 et toujours honnie par le peuple romain. Ils voulaient de la sorte défendre la République et ses institutions. Préparée dans le plus grand secret, l’action se déroula au grand jour, sous les regards des sénateurs assemblés. Les auteurs, aisément identifiés, ainsi que leurs complices furent arrêtés, condamnés et mis à mort. C’était la volonté de Marc-Antoine et d’Octave. Ce dernier, après avoir écarté son allié du moment, entreprendrait bientôt de s’élever vers le pouvoir impérial et deviendrait, sous le nom d’Auguste, le premier empereur. Il réaliserait ainsi ce que César avait voulu obtenir en devenant roi. De ce point de vue, on peut dire que le complot fut un échec.

Parmi les complots bien réels qui ont jalonné l’histoire de France, nous pouvons citer celui qui déboucha sur l’arrestation des Templiers le vendredi 13 octobre 1307, prélude au procès qui vit la destruction de l’Ordre. Une autre conjuration célèbre fut celle qui aboutit, en 1572, au massacre de plus de 3000 protestants réunis à Paris pour le mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de France, passé à la postérité sous le nom de Saint-Barthélemy. Dans un ouvrage récent l’historien belge Arnaud de la Croix a relevé, comme l’indique le titre de son livre, 13 complots dans l’histoire (4). Il y en eut certes beaucoup plus, mais ceux qu’il décrit sont, pour la plupart, représentatifs de complots réels, comme celui déjà évoqué contre Jules César et cet autre, mené en 1605, par des catholiques mécontents de la politique du roi Jacques II d’Angleterre à leur égard. Il visait rien moins que de faire sauter le Parlement de Londres avec des barils de poudre entreposés dans ses caves. Il fut déjoué et ses protagonistes exécutés. Connu sous le nom de conspiration des poudres, il est resté célèbre jusqu’à aujourd’hui dans l’histoire de l’Angleterre. Relever des exemples de complots qui se sont bien déroulés, est de bonne méthode à mes yeux parce que, par là, il est très aisé de parler de complots inventés de toute pièce.

Des complots imaginaires

Comme ils n’ont pas eu lieu, les complots imaginaires ne peuvent évidemment pas présenter les trois caractéristiques d’une conspiration effective. Elles sont cependant présentes, mais sous la forme d’un récit fictif, d’une fiction. Avec P.-A. Taguieff, on peut dire que l’on a affaire à une forme de mythologie, dans un sens moderne du terme. Il s’agit d’une construction mentale destinée à accréditer l’idée que certains groupes d’hommes ou des peuples ont eu et ont encore des comportements maléfiques. Il en va ainsi du peuple juif, qui a été l’objet principal de ce genre de récits au cours de son histoire. C’est autour de la Grand’ Peste d’occident (1348-1350), qui vit la mort d’une bonne partie de la population européenne, que l’on peut situer le point de départ d’une telle élaboration mythique. A l’époque, elle attribuait aux juifs, prétendument alliés aux lépreux, le fait d’avoir empoisonné l’eau des puits pour attenter à la vie des chrétiens. Une telle accusation délirante pouvait justifier les massacres que des chrétiens ne se privèrent pas de perpétrer localement à l’encontre de juifs et de lépreux. Dans ce cas, il n’était pas difficile de montrer l’absurdité de tels récits. En effet, en empoisonnant des puits, les juifs se seraient par le fait même attaqués à leur propre vie, ce que ne manqua pas de relever un chroniqueur de l’époque. Mais la plupart des gens crurent à la véracité de ce genre d’histoire, justifiant de la sorte leurs comportements criminels. Comme le décrit Taguieff, le mythe resurgit au 19ème siècle dans le cadre national d’abord. En France, nous pouvons en voir une manifestation exemplaire lors de l’Affaire Dreyfus, qui vit un déchaînement sans pareil de haine contre les juifs. Elle s’exprimait dans des discours aux différentes nuances idéologiques en fonction du milieu sociologique où elle se déployait. Pour les uns - des catholiques - prévalait l’accusation de déicides, pour d’autres - une certain gauche -, celle de ploutocrates financiers et, pour les nationalistes de tous bords, les juifs étaient des apatrides, nécessairement traîtres à leur patrie et dès lors inassimilables par une nation. Au 20è siècle, le mythe allait s’élargir aux dimensions de la planète, prenant différentes dénominations : complot judéo-maçonnique ( né à la Révolution française), judéo-bolchevique, sioniste... La production d’un faux manifeste « Les protocoles des sages de Sion » rédigé à Paris par un agent du Tsar Nicolas II, devait étayer la thèse d’un complot mondial des juifs contre les peuples de la terre. Il mettait en scène la réunion de membres d’une société secrète décrivant leur projet.

Nous savons que, par la suite, Hitler se saisit de ce texte - qu’il savait être un faux - pour en faire un pilier idéologique de sa politique anti-juive, allant jusqu’à affirmer que les juifs étaient responsables du déclenchement de la guerre. Aujourd’hui, le texte circule toujours dans les pays arabes. Ainsi, le mythe du complot juif mondial très bien documenté, se présente comme le parfait exemple d’une vaste conspiration fictive. Notons encore que, dans ce type de récit, on peut trouver mentionnée la légende du « meurtre rituel » sous la forme d’une accusation de crimes sanguinaires perpétrés par des juifs, en particulier sur des enfants. C’est, d’après Taguieff, « l’un des grands mythes antijuifs » (5). Si nous nous interrogeons sur l’origine moderne des récits de type conspirationniste, nous devons remonter à l’époque de la Révolution française. A ce moment, ont commencé a être diffusés des récits tendant à expliquer l’origine de la Révolution par un complot. Le plus célèbre d’entre eux est décrit par un ancien Jésuite, l’abbé Barruel, qui attribuait la Révolution à l’action des Jacobins, des philosophes et des francs-maçons, dans le but de détruire la religion catholique. Leur auteur conçut également l’idée d’un complot judéo-maçonnique, ourdi dans le même but. L’abbé Barruel est ainsi rangé par les historiens parmi les tenants de la « théorie du complot » des complotistes, qui expliquent l’histoire par l’action secrète de groupes de personnes agissant de façon concertée dans un but malveillant.

Conclusion de la première partie

Des développements qui précèdent, nous pouvons conclure que, à partir d’une base conceptuelle méthodiquement établie et éprouvée par l’observation de faits historiques documentés, il y a bien eu des complots réels dans l’histoire. Des complots imaginaires ont aussi été conçus. Les décrire et s’efforcer de les interpréter le mieux possible est une action salutaire. Ceux qui révèlent les uns et les autres font œuvre de vérité. C’est particulièrement nécessaire dans le cas des complots fictifs. En effet, il s’agit de dénoncer des faussaires de l’histoire, au même titre que tous ceux qui, comme les négationnistes – minimisant ou niant l’extermination des juifs par les nazis – et les idéologues de toutes obédiences, construisent l’histoire qui leur convient. Le sérieux de l’opération nous oblige à utiliser des concepts comme complot, comploteur et complotiste avec un maximum de rigueur et de circonspection. C’est sur cet arrière-plan que je vais entamer la seconde partie qui portera sur des évènements contemporains.

 

II Regard sur la crise sanitaire

A partir des éléments d’analyse présentés dans la première partie, je vais aborder l’examen de la crise sanitaire qui se déroule depuis le début de 2020. Je le ferai à partir d’une question : « y a-t-il eu un complot mené dans les coulisses de l’État français ? » Pour répondre à une telle question, j’examinerai un ensemble de faits parfaitement documentés. Ils ont été choisis en fonction du sort qui a été réservé à l’utilisation d’un médicament, l’hydroxychloroquine, associé ou non à un autre médicament, l’azithromycine. Le recours délibéré à des faits incontestables correspond à la démarche de cette branche de la philosophie dénommée épistémologie ou théorie de la connaissance, qui considère que toute connaissance repose sur deux piliers : l’observation des phénomènes et leur interprétation par la pensée. La description des évènements et phénomènes observés vient logiquement en premier lieu avant que, à partir des correspondances constatées, ne vienne peu à peu l’interprétation des faits, conduisant à l’image de leur cohérence intellectuelle.

1. Pour commencer, il faut dire quelques mots de présentation du médicament concerné. La chloroquine et l’hydroxychloroquine (HCQ) sont des molécules élaborées dans l’entre-deux-guerres par des chimistes allemands, à partir de la quinine. Elles ont longtemps été utilisées pour lutter contre le paludisme. Au cours des années 1960, on a découvert « leurs propriétés anti-inflammatoires, vite appliquées au lupus et à la polyarthrite rhumatoïde (6) ». L’HCQ était donc un médicament utilisé de longue date pour traiter diverses pathologies. Ses effets secondaires étaient bien connus et leur prévention maîtrisée. Jusqu’en janvier 2020, il était même en vente libre dans les pharmacies. Cependant, son utilisation pour traiter les malades atteints par la Covid-19 n’était pas officiellement prévue. 

2. Or, le 13 janvier, par décret ministériel, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, range le médicament parmi les substances vénéneuses et en interdit la vente libre. Cependant, il peut toujours être obtenu sur ordonnance et rien n’en interdit l’utilisation en hôpital. Il faut encore préciser que la démarche de la ministre intervenait suite à une demande de Sanofi, le laboratoire qui commercialisait le médicament sous le nom de Plaquénil, et après consultation de l’Agence nationale de sécurité du médicament. 

3. De son côté, le professeur Didier Raoult, directeur l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, et scientifique de renommée internationale, confronté à des cas de malades à soigner, suit, dès leur publication, les travaux produits par des chercheurs chinois, en particulier sur l’HCQ dont l’utilisation leur paraît prometteuse. Ayant lui-même prescrit ce médicament pour d’autres pathologies que la Covid-19, il le connaissait déjà très bien, avec ses propriétés anti-inflammatoires et ses effets secondaires. Sur base de ces connaissances, il décida très tôt de l’utiliser pour traiter des patients atteints de la covid-19. Et tout en répertoriant toutes les études publiées à son propos, il documente ses résultats d’expérience. La première étude factuelle du professeur Raoult a porté sur 24 patients ayant reçu ce traitement par rapport à 24 autres ne l’ayant pas reçu, et il a obtenu des résultats très satisfaisants. Ces informations se trouvent dans son dernier livre où sont rapportées toutes ses interventions hebdomadaires avec ses équipes à l’IHU Méditerranée Infection de Marseille, de janvier à novembre 2020 (7).

Dans le même ouvrage, nous pouvons voir à quel niveau d’intensité et de précision le professeur Raoult et ses collaborateurs de l’IHU ont poussé l’observation des faits, tels qu’ils se sont déroulés dans les différentes régions de France et à l’étranger, concernant :
- les différentes manifestations de la maladie et de ses phases successives en fonction des patients,
- la pratique précoce de très nombreux tests et leur analyse très rapide, l’étude des virus et de leur génome,
- l’examen des traitements effectués et de leurs effets sur les malades,
en sorte que nous nous trouvons devant un cas unique d’une accumulation impressionnante de données très utiles pour l’exercice du soin aux patients, ce qui est le premier devoir de la médecine.

Nous avons donc affaire à une démarche parfaitement scientifique, puisque nous voyons la mise en place d’études reposant sur des expériences de soins, dont on observe la réalisation et les résultats. Les deux aspects d’une science : expérience et observation sont parfaitement là et il n’existe aucune raison d’invalider un mode d’expérience différent de celui qui se pratique dans les études sur des médicaments en double randomisé. A moins d’invalider par la même occasion l’épistémologie des sciences. Il m’apparaît ici important d’anticiper un peu les événements et de relever les propos du président de la République dans une interview donnée le 14 juillet 2020. A la question de Gilles Bouleau qui lui demandait, au cas où il serait testé positif et aurait des symptômes, s’il ne prendrait pas le traitement du professeur Raoult, il répondit « non », car en l’état des connaissances scientifiques « il n’y avait pas de traitement stabilisé », affirmation qui, à l’époque, était déjà infondée.

Il poursuivit en faisant une profession de foi dans le Siècle des Lumières et la rationalité scientifique, avant de déclarer que le professeur Raoult était un grand scientifique et trouver normal qu’il participe du débat scientifique. Ensuite, M. Macron refusait logiquement au président de la République de trancher un débat scientifique avec des critères politiques. Néanmoins, il poursuivait : « Ce n’est pas non plus à un homme scientifique, quand bien même il devient une personnalité publique, d’acter des croyances scientifiques ». C’est ainsi que notre grand scientifique devenait, par je ne sais quelle magie, un tenant de croyances scientifiques. De la sorte, à la manière des jésuites, par un raisonnement douteux, au nom de ce qu’il croit être la science, il déconsidérait un homme de science et ses collaborateurs, et montrait, par la même occasion, son incompétence dans un domaine pour lequel il se refusait d’abord de trancher tout en le faisant quand même par la suite. Quant au professeur Raoult, toujours au courant des résultats des recherches scientifiques, il a fait récemment état, dans une vidéo, d’une étude Cochrane montrant que les études en double aveugle randomisé ne donnaient pas de meilleurs résultats que les études observationnelles.

Cependant, aussi scientifique que fût sa démarche, le professeur Raoult pouvait-il être entendu ? Interrogé le 18 mars au Journal télévisé de France 2, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique mis en place par le président de la République pour conseiller le gouvernement, déclare que « ces résultats ‘sont extrêmement préliminaires. Ils ne répondent pas aux critères classiques de l’évaluation des médicaments (8) ». De tels propos sont incontestables. Néanmoins on pourrait se dire que, par la suite, le Conseil scientifique auraient suivi les résultats obtenus à l’IHU de Marseille et les auraient pris en considération au vu de leurs résultats. Cela n’a pas été le cas. En fait, les propos de M. Delfraissy sont emblématiques de la façon dont les autorités sanitaires de ce pays considéraient la place du soin par rapport à une méthodologie de validation d’un médicament. Pour elles, la défense d’une critériologie présentée comme l’unique démarche scientifique est plus importante que l’observation de faits cliniques donnant des résultats positifs. En d’autres mots, sur l’échelle des valeurs, elle place la méthodologie au-dessus du soin concret apporté à un être humain dans le besoin. Et, en plus, elle nie la pertinence de résultats issus d’études de terrain comme celles pratiquées par Didier Raoult. Elle est dès lors, comme je l’ai déjà exprimé, réductrice par rapport à ce qu’est la science dans son essence. Par la suite, le professeur Raoult aura beau aligner des résultats probants sur des cohortes plus nombreuses (300,1000…jusqu’à 3700), rien n’y fera ! Non seulement, il ne sera pas écouté, mais il sera dénigré et attaqué par d’autres médecins, notamment sur des plateaux de télévision, puis par une société savante où fleurissent des conflits d’intérêt, ainsi que par le Conseil de l’ordre, sans oublier l’attitude de l’ANSM, dont le directeur sera farouchement opposé à l’HCQ. Ceci nous montre qu’en France il n’y a de place que pour une seule démarche scientifique, ce qui nous révèle l’indigence de la réflexion épistémologique sur la science et, partant, la domination sans partage d’une pensée unique que l’on peut dès lors qualifier de dogmatique. Pour un pays qui entend faire valoir le fait d’avoir enseigné à tous ses bacheliers, la philosophie et l’esprit critique – celui qui exerce le discernement – c’est vraiment inquiétant.

4. Un évènement ultérieur va accroître la tension entre les autorités sanitaires et les soignants favorables à l’utilisation de l’HCQ, dont, il faut le préciser, l’efficacité est renforcée en adjoignant de l’azythromicine, un antibiotique antiviral. Le 23 mars est votée la loi d’urgence sanitaire permettant au gouvernemenrt d’agir directement par décret. Le même jour, le ministre de la Santé, Olivier Véran déclare qu’il prendra un arrêté pour encadrer la prescription de l’HCQ. Le décret est publié le 26 mars. Il stipule que l’utilisation de l’hydroxychloroquine est autorisée pour le traitement de la Covid-19, mais uniquement en structure hospitalière et de façon encadrée. Cette restriction contrarie les médecins de ville et d’Ehpad, qui se voient privés d’un médicament qui marche. Ils le font savoir : le dr. Ménat lance, avec des collègues, une pétition demandant d’abroger le décret. Rien n’y fait. Si, de son côté, le Professeur Raoult est satisfait de la décision et le fait savoir au ministre, sa satisfaction est de courte durée. En effet, le 27 mars, le décret est précisé comme suit : « Il est autorisé d’administrer cette molécule contre le Covid-19 à l’hôpital uniquement , et seulement aux cas graves. »

Et le professeur Perronne de rapporter les propos de Didier Raoult : « quand les malades ont une insuffisance respiratoire. Quand c’est trop tard en fait ! », lui-même tenant le même discours dans les médias (9). Un effet immédiat de l’arrêté ministériel concerne une initiative prise par un collectif de médecins créé courant mars. Ce collectif dénommé « Laissons les médecins prescrire » (LLMP) avait notamment le projet de « réaliser une étude pour vérifier l’éventuelle efficacité du traitement associant l’administration précoce d’hydroxychloroquine et d’azythromicine tel que proposé par le Pr. Raoult à l’IHU de Marseille »(10). L’idée était que des médecins, atteints par le virus et volontaires, puissent s’auto-prescrire le traitement. Sanofi France était prêt à fournir les doses d’HCQ nécessaires. A cause de l’arrêté du 26 mars, l’étude ne put avoir lieu et les demandes répétées du Collectif auprès de la Direction générale de la santé et du ministère restèrent sans réponse. Quand on sait que les propos qui étaient tenus aux malades était : « restez chez vous et prenez du Doliprane », on peut mesurer le fossé existant entre l’administration de la santé et les hommes et femmes soignant sur le terrain. On pourra aussi s’interroger sur la pertinence des interventions des autorités sanitaires, toutes structures confondues, surtout quand elles peuvent agir arbitrairement, sans contrôle. Manque de compétence et arbitraire réunis ne peuvent conduire à rien de bon, ni pour la santé d’une population, ni pour l’exercice des droits des médecins et des patients. Mais s’agirait-il uniquement d’un manque de compétence sur fond d’arbitraire. ? N’y aurait-il pas une autre stratégie en marche, sous-jacente aux mesures consistant à confiner les gens, fermer entreprises, écoles, salles de spectacles, librairies… pour éviter soi-disant la propagation du virus, tout en se refusant à explorer tous les moyens possibles pour soigner les gens et œuvrer pour encourager le renforcement de leur immunité ? Un nouvel évènement va nous éclairer énormément à ce propos.

5. Un fait, qui me paraît tout à fait essentiel pour la compréhension de l’évolution de la crise sanitaire, aura lieu le 24 avril 2020. Il s’agit du lancement d’une vaste opération de financement international, connue sous le nom d’ « Accélérateur ACT » qui, comme son nom l’indique, devrait favoriser l’accélération de traitements anti-Covid. Sur le site de l’OMS, on peut lire à ce propos. « Sa création répond à un appel lancé en mars par les dirigeants du G20 et il a été mis sur pied en avril 2020 par l’OMS, la Commission européenne, la France et la Fondation Bill et Melinda Gates », sans oublier l’Alliance mondiale pour la vaccination (Gavi) une filiale de la Fondation Gates. On découvre ensuite sans surprise, dans un langage convenu, que son but est de « mettre fin à la pandémie le plus rapidement possible en réduisant la mortalité imputable à la Covid-19 et les formes graves de la maladie. Pour ce faire, il entend accélérer la mise au point, la distribution équitable et la mise à l’échelle de la distribution de vaccins, de traitements et de produits de diagnostic (11)». Je tiens d’abord à souligner que l’appel, qui concerne la collecte de fonds considérables, a été lancé en mars, alors que le ministre de la Santé s’apprêtait à « encadrer » l’utilisation de l’HCQ. Ensuite, qu’il s’agit d’abord de s’occuper de « la mise au point » de traitements, en premier lieu de vaccins.

Il est aussi très instructif à ce propos de noter que les premiers essais du vaccin AstraZeneca ont commencé au Royaume uni à partir du 23 avril 2020 (12) , un jour avant le lancement de l’ Accélérateur ACT. A l’évidence, nous sommes ainsi témoins d’une course à l’innovation, ce qui implique évidemment de décrédibiliser les traitements existants, dont tous les investissements ont été amortis et la production est peu coûteuse. Nous verrons que ce point de vue sera confirmé par la suite. Enfin, nous observons aussi que le président Macron est aux premières loges pour favoriser la mise en œuvre d’une politique de santé mondialisée, au détriment de l’action des médecins de terrain, qui vont au front dépourvus des moyens d’action existants et efficaces, auxquels on leur refuse autoritairement et arbitrairement l’accès. Sans oublier un autre fait important, à savoir que les autorités de santé, à la suite de la Commission européenne qui, pour l’occasion, ouvre largement le portefeuille, ont décidé de promouvoir un médicament, le remdésivir, qui est inopérant contre la Covid-19 et est même dangereux. Mais pour ce médicament est opéré un formidable lobbying mené par le laboratoire Gilead. On se croirait dans un mauvais film qui prêterait à rire si la santé des Français n’était pas en jeu. De ce qui précède, on peut déjà imaginer que la guerre contre l’HCQ va se poursuivre, ce qui sera montré au point suivant.

6. Le combat va prendre une dimension internationale quand, le 22 mai, le Lancet, une prestigieuse revue de publications médicales publiait une étude consacrée à l’HCQ. D’après l’hebdomadaire Le Point, « l’étude concluait que l’HCQ n’était pas bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pouvait même être néfaste (13) ». Dès la parution de l’étude, l’OMS arrêtait les essais cliniques sur l’HCQ. et les essais français étaient aussi suspendus. Avec la même célérité, le ministre de la Santé demandait, sous 48 heures, l’avis du Haut conseil de la santé publique. De son côté le collectif LLMP publiait, le 23 mai, un communiqué de presse relevant 13 erreurs manifestes de l’étude que, de son côté, le professeur Raoult qualifiait de « foireuse ». Et comme les hautes sphères de l’État n’écoutent ni la base, ni de sages conseillers, dès le 27 mai, le gouvernement abrogeait « les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’HCQ contre le Covid19 en France, hors essais cliniques à la suite d’un avis défavorable du HCSP (14) ». Malheureusement, pour tous ces « spécialistes de la santé », la précipitation n’est pas toujours à conseiller, comme on va le découvrir. En effet, la publication de l’étude suscita des critiques de nombreux chercheurs du monde entier et, bientôt, trois des auteurs demandèrent le retrait de l’article au motif que, d’après le Lancet, ils ne pouvaient « plus garantir la véracité des données primaires ». Le 4 juin, la revue annonçait le retrait de l’étude. La réflexion qui s’impose à la suite de ce que qu’il faut appeler un « scandale sanitaire », c’est qu’un faux a été produit pour décrédibiliser un médicament et que des autorités sanitaires responsables, au plan national et supranational, se sont immédiatement engouffrées dans la brèche, qui leur était ouverte, pour porter un nouveau coup à ce médicament dont elles se méfiaient déjà. Si les essais cliniques ont pu reprendre, je n’ai pas connaissance du fait que le ministre de la Santé ait jamais reconnu une erreur en la matière.

7. Il y aurait encore d’autres faits à relever jusqu’à la fin de 2020, comme l’attaque du Directeur général de la Santé contre l’azythromicine, l’arrêt des études en double randomisé sur différents traitements dont l’HCQ, pour laquelle les premiers résultats paraissaient prometteurs, le refus de l’ANSM d’accorder une Recommandation temporaire d’usage (RTU) de l’HCQ à l’IHU de Marseille et encore les manœuvres de Sanofi et du ministère de la Santé, pour ne pas fournir l’IHU de Marseille en HCQ. Il me semble que les faits relevés tracent une orientation on ne peut plus claire. Un nouvel éclairage significatif sera cependant apporté au mois d’août, dans une étude publiée sur le site de FranceSoir.

8. Cette étude, datée du 12 août (15), vient éclairer une autre face du dossier, à savoir la stratégie des laboratoires qui préparent la réalisation de vaccins, même si ce n’est pas toujours eux qui montent en premier lieu au front. Pour que des médicaments puissent être agréés, des procédures rigoureuses de développement, souvent longues, doivent être suivies. Elles peuvent être raccourcies moyennant une procédure d’urgence (Emergency Use Authorization aux Etats-Unis, l’équivalent de notre Autorisation Temporaire d’Utilisation). « En combinant les deux procédures, il apparaît que le dossier du vaccin doit, non seulement prouver une efficacité minimum (50%), mais passer le test du fameux ‘Gold Standard’ (preuve ultime) à savoir un essai randomisé du produit avec un groupe témoin. Et point crucial, il ne doit pas exister de solution disponible, adéquate et homologuée ». C’est pourquoi des laboratoires américains et anglais se sont intéressés très tôt au protocole Raoult, pour voir dans quelle mesure il pouvait intervenir efficacement dans la même phase que celui du vaccin, à savoir en début de maladie, quand on peut agir sur la charge virale. Et l’étude résume ainsi les résultats de leurs recherches : « En avril 2020, Glaxo a identifié immédiatement l’efficacité de la combinaison HCQ+AZM et Pfizer connaissait et maîtrisait par expérience sa sécurité sur les effets cardiaques. Ils connaissaient aussi les propriétés immuno-régulatrices des deux produits connues depuis longtemps ». Le lecteur qui m’aura suivi dans ces méandres tortueux peut déjà imaginer la suite de ces grandes manœuvres pharmaceutiques. Pour homologuer un médicament, l’administration du médicament américaine (FDA) imposait « une étude randomisée d’un produit contre un groupe témoin ». Dès lors, il ne restait plus qu’a attaquer l’hydroxychloroquine ‘seule ‘ et ‘au travers d’études randomisées ‘, avec comme objectif unique de montrer qu’elle ‘n’apporte pas de bénéfice significatif par rapport aux soins standards ». Et l’objectif sera atteint. En effet, « des dizaines, voire des centaines, d’études sur l’hydroxychloroquine seule, qui favorables ou pas, peu importe, sont suffisamment nombreuses et contradictoires pour permettre à un état de dire : « Nous ne sommes pas en mesure d’homologuer/autoriser l’hydroxychloroquine comme remède apportant un bénéfice significatif ». Nous voyons ici comment se rejoignent les manœuvres des laboratoires qui viennent d’être décrites, l’étude foireuse du Lancet, et les discours et décisions des autorités sanitaires françaises contre l’HCQ, au seul avantage et bénéfice des fabricants de vaccins à venir. Et, par la même occasion nous voyons, comment ces autorités ont été, au pire manipulées, en tous cas entraînées, dans le sillage de sombres manœuvres des laboratoires. Pouvaient-elles ignorer, avec l’armada de chercheurs qu’elles ont à disposition, dans quel grand jeu planétaire elles étaient impliquées ? Et savaient-elles combien de « spécialistes » complaisants auraient été rémunérés pour assurer le service de décrédibiliser l’HCQ, le médicament visé en premier lieu ? Ce sont des questions que chaque citoyen de ce pays est en droit de se poser pour leur chercher des réponses, sans être catalogué tout de suite de façon non critique de « complotiste ».
 

Conclusion de la deuxième partie

En réponse à la question de savoir s’il y a eu complot dans la gestion de la crise sanitaire, si je me réfère aux caractéristiques d’un complot, appliquées aux événements répertoriés, il me faut bien conclure que les faits documentés ne révèlent pas de conjuration menée secrètement en vue de nuire sciemment à une population. Par contre, il y a bien eu, au vu et au su de tout observateur attentif à la succession des évènements, une orientation politique, qui montre que l’Etat a négligé de mettre en œuvre tous les moyens existants de prévention et de soins précoces qui pouvaient être assurés par des médecins de proximité. Cela a eu comme effet de court-circuiter les médecins de ville et d’EHPAD dans le traitement immédiat des malades, autant dire de les reléguer en dehors de la politique nationale de santé. En même temps, les faits révélaient un objectif unique, qui est apparu très clairement au cours du mois d’avril, celui d’ouvrir la voie à une vaste opération mondiale de vaccination menée par des instances supranationales, la C.E., l’OMS et la Fondation Gates. La poursuite de cet objectif impliquait de s’attaquer à un médicament qui aurait pu concurrencer les vaccins en gestation et qui apparaissait efficace en soin précoce. Tout cela s’est déroulé au grand jour, avec une assurance et un cynisme remarquables, et a pu être documenté en tant réel. C’est pourquoi, à mes yeux, il n’y a pas eu de complot ni, par conséquent, de comploteur ! Et qu’en est-il des complotistes ? Il est évident que ceux qui croiraient à l’existence d’une quelconque conspiration et le diraient, font une erreur et peuvent être dès lors considérés comme des complotistes, puisqu’il s’agirait en l’occurrence de désigner un complot imaginaire. Quant à ceux qui ont dénoncé la politique mise en œuvre par le président de la République, son gouvernement et les autorités sanitaires nationales, ils ont pointé du doigt des comportements réels qu’ils trouvaient inadaptés par rapport à la situation sanitaire réelle du terrain. Les taxer de complotistes montre un manque d’esprit et présente au moins trois erreurs chez leurs auteurs. D’abord celle d’ignorer le sens des mots et concepts qu’ils utilisent, ce qui revient à dire n’importe quoi et est, en soi, déjà grave pour des personnes qui, pour la plupart, détiennent des titres universitaires. Ensuite, plus grave, de calomnier des personnes qui disposent de compétences obtenues grâce à de longues années d’étude et de pratique professionnelle. Enfin, ce qui est encore plus grave, de décrédibiliser des personnes humaines qui ont un droit inaliénable à la pensée, à l’expression et à la pratique professionnelle libres. L’accumulation de ces erreurs fait qu’elles deviennent des fautes Mais ce n’est pas tout. L’accusation de complotisme est, pour ceux qui la profèrent, une arme commode leur permettant de justifier leurs comportements, en dénigrant à bon marché leurs opposants. C’est aussi une arme pour des journalistes qui naviguent en eaux troubles, du seul fait qu’ils ne travaillent pas prioritairement pour la recherche de la vérité, ne serait-ce que dans le choix des concepts qu’ils utilisent. C’est encore une arme contre la population, qui devrait disposer d’un maximum d’informations pour juger des choses en connaissance de cause, au lieu de recevoir des jugements à l’emporte pièce contre des personnes critiques, afin qu’elle s’en méfie et les trouve suspectes. Dans ce cas, il ne peut pas y avoir de débat rationnel et démocratique, au bénéfice du vivre ensemble et d’une santé publique qui se respecte. 


Conclusion générale

Pour terminer cet article, je dirais que nous sommes d’abord au cœur d’un combat pour la vérité, que j’ai illustré d’abord par une recherche sur des mots et des concepts appliqués à la réalité de faits objectifs. Ainsi, nous vivons dans une confrontation entre le réalisme des idées correspondant à des faits et un nominalisme élémentaire qui se contente, de manière non critique, de proférer des mots, quelque soit leur lien avec la réalité et dans un but malveillant. Pour autant que la vérité ouvre la voie vers la liberté, nous sommes aussi impliqués dans un combat pour la liberté qui trouve sa source dans le royaume de l’esprit, avant de pouvoir s’épanouir ensuite dans tous les domaines où la créativité des individus devrait entrer en jeu. Et, dans la mesure où la fraternité humaine implique de pouvoir s’appuyer ensemble sur la vérité et la liberté, c’est encore une lutte pour la culture de liens fraternels entre les membres de la société.

 

2 avril 2021
 

Antoine Dodrimont a étudié la philosophie, la théologie, les sciences politiques et sociale. Il a été professeur en école Waldorf de 1990 à 2008 et président du comité de la SAF de 1999 à 2015.


 

Notes :
(1) Voir site Dico-citations.
(2) Dictionnaire historique de la langue française -Le Robert.
(3) Dictionnaire Le Robert.
(4) Arnaud de la Croix, 13 complots qui ont fait l’histoire, Ed. Racine, 2018.
(5) Pierre-André Taguieff, L’antisémitisme, PUF, Que sais-je ? 2015, p. 51. Je dois beaucoup à cet ouvrage pour tout ce passage.
(6) Eric Liozon, La revue du praticien, juin 2019.
(7) Didier Raoult, Carnets de guerre Covid-19, Ed. Michel Lafon, 2021.
(8) Christian Perronne, Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commises ? Ed Albin Michel et Le livre de poche, 2020, p.96. Le professeur Perronne a publié, en mars 2021, un nouveau livre dans lequel il consacre tout un chapitre aux traitements existants, qui ont été dénigrés et ignorés par les autorités sanitaires françaises : « Décidément, Ils n’ont toujours rien compris », Ed. Albin Michel. Voir Christian Perronne : "Décidément, ils n'ont toujours rien compris" ? L'entretien essentiel
(9) Ibid., p.104.
(10) Collectif « Covid-19 Laissons les médecins prescrire », Editorial du 2 octobre 2020.
(11) Communiqué de l’OMS, 26 juin 2020.
(12) Charles-Maxence Layet, Covid-19 : des variants issus des essais cliniques du vaccin astrazeneca ? Nexus, n°133 mars-avril 2021.
(13) Le point, 4 et 5 juin 2020.
(14) Décret publié au J.O. cité par La dépèche.fr du 27 mai.
(15) FranceSoir, Guerre du Vaccin – Etats-Unis, Russie, Chine,UE – il faut éliminer le soldat hydroxychloroquine, 12/08/2020

Auteur(s): Antoine Dodrimont, pour FranceSoir

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