Covid-19 : l'emmerdant, c'est le bilan !

Covid-19 : l'emmerdant, c'est le bilan !

Publié le 19/01/2022 à 17:08
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Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir
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CHRONIQUE — Alors qu'il se confirme, jour après jour, qu'Omicron est en train de jouer un vilain tour à M. Macron en privant son passeport vaccinal de toute légitimité médicale sérieuse, l'on se demande comment des opposants politiques ont pu valider de leurs votes au Sénat, comme à l'Assemblée nationale, une mesure autant discriminatoire qu'attentatoire aux libertés fondamentales. De nombreuses voix s'élèvent désormais dans le monde médical pour annoncer le bout du tunnel dans quelques semaines, ou quelques mois.

Pour toutes celles et pour tous ceux qui ont suivi la longue intervention du professeur Perronne devant le Conseil scientifique indépendant il y aura bientôt deux mois, le 25 novembre 2021, c'est tout sauf une surprise ! L'homme de Garches avait annoncé la fameuse "5ᵉ vague", celle qui était consécutive à la "vaccination", et qui allait intervenir en France avec retard par rapport à Israël et à la Grande-Bretagne, parce que nous avons injecté ce produit dangereux et inefficace après ces deux États. Christian Perronne avait également souligné que l'épidémie était finie dans les pays qui, faute de moyens financiers, avaient échappé à cette campagne "vaccinale" de très grande ampleur.

Des hommes libres, "quoi qu'il en coûte"...

En fin d'année, après sa convocation devant le Conseil de l'Ordre des médecins de son département, le professeur Perronne avait déclaré, dans une autre intervention publique, qu'il ne se laisserait pas "intimider" par Emmanuel Macron ou Olivier Véran. De la même manière, dans son message de vœux, le professeur Raoult avait été très clair : "Nous ne nous coucherons pas !" Les deux hommes ont tenu parole, et leurs derniers propos attestent qu'il existe encore des hommes libres, et qui entendent le rester ! S'ils avaient été placés aux commandes pour gérer cette pandémie, notre pays serait sans aucun doute dans une bien meilleure posture aujourd'hui, et nos finances n'accuseraient sûrement pas 500 milliards de dette publique supplémentaire, ne serait-ce que parce qu'ils n'auraient pas suggéré le recours à la méthode moyenâgeuse du confinement général de la population.

On ne demande certes pas à un président de la République de tout savoir, et encore moins de faire "comme si", mais on est en droit d'attendre de lui qu'il sache s'entourer des meilleurs conseillers, et surtout de conseillers qui assurent l'impartialité de l'État, parce qu'ils sont indépendants des puissances financières. Ce n'est pas faire offense au Conseil scientifique élyséen, pourtant grandement remercié par la dernière promotion de la Légion d'honneur, que d'observer qu'il n'a manifestement pas été à la hauteur de la situation. Et, quel que soit le lieu où a été adopté le protocole sanitaire de la rentrée scolaire de janvier, c'est une belle prouesse de mettre les enseignants et les parents d'élèves dans la rue à deux reprises en huit jours.

Entendu par le Parlement du Luxembourg  — ce qui est tout de même un comble, mais... nul n'est prophète en son pays ! — le professeur Perronne a magistralement résumé deux années d'égarements : "On a bafoué la science, et on a bafoué le droit". Avant d'énoncer que "le plus grand scandale de cette épidémie, c'est de nous avoir fait croire que c'étaient des vaccins ; ce ne sont pas des vaccins". Et "la preuve formelle", c'est qu'ils "n'empêchent pas de faire des formes graves : dans les pays qui ont le plus vacciné, plus de 90 % des gens en réanimation sont des double ou triple vaccinés". Il faut d'autant plus "arrêter ce délire de vouloir vacciner pour une maladie qui ne tue presque plus", que ce pseudo-vaccin a causé de nombreux décès : "36 000 morts en Europe, 25 000 morts aux États-Unis". Alors que l'histoire de la médecine enseigne que l'on stoppe habituellement une vaccination dès qu'elle entraîne 20 ou 25 morts…

Une "vaccination" qui entretient l'épidémie !

Sur "radio IHU", le professeur Raoult a, lui aussi, débuté cette année 2022 par des messages particulièrement forts. Confirmant le pronostic de l'OMS, selon lequel il n'y aura pas de contrôle de l'épidémie par la vaccination, Didier Raoult est formel : "le vaccin met de moins en moins à l'abri du portage du virus". Il émet ensuite un constat des plus ennuyeux : "La vaccination a favorisé l'augmentation du nombre de Covid". À l'appui de sa thèse, il cite les exemples de pays qui s'en étaient globalement très bien sortis avant de vacciner leur population : l'Australie (80 % du total des cas de la pandémie dans le mois qui a suivi... la vaccination), la Corée du Sud ("Ils vaccinent, ils se retrouvent avec une épidémie considérable"), le Danemark (50 % des cas de Covid survenus après la vaccination) et même la France (15 millions de doses vaccinales le mois dernier entraînant 25 % des cas de Covid depuis le début de l'épidémie).

Le directeur de l'IHU y voit deux enseignements. D'abord, "c'est dans les pays où il y a eu le moins de vaccination, ou les pays dans lesquels on a le plus utilisé les vaccins inactivés, qu'il y a eu le moins de cas". Ensuite, ces vaccins d'un type nouveau "n'ont pas permis le contrôle de la maladie", même s'ils ont "peut-être joué un rôle sur sa sévérité". En tout état de cause, rien "ne justifie qu'on menace les gens, qu'on les insulte, qu'on les empêche de vivre". Le professeur Raoult n'est "pas d'accord sur tout". C'est, dit-il, "mon droit comme citoyen, et mon devoir comme scientifique".

À contre-courant et à rebours du bon sens…

L'observation d'un autre professeur marseillais, Éric Chabrière, pour qui "les vaccinés ont plus de risques d'attraper le Covid que les non-vaccinés", ne manque pas de sel. C'est le nec plus ultra que d'être davantage exposé à une maladie parce qu'on a été "vacciné" contre cette maladie ! Et c'est d'ailleurs ce que vivent beaucoup de nos concitoyens, à commencer par M. Véran…

C'est dans ce contexte général que le Parlement français vient d'adopter la loi instaurant le passeport vaccinal, réservé aux vaccinés et requis pour l'accès à certains lieux. À moins d'un réveil du Conseil constitutionnel, nos gouvernants mettent la France à contre-courant de ses voisins européens avec cette mesure contraire aux droits de l'homme et du citoyen, qui va constituer un dangereux précédent. Leur action va aussi complètement à rebours du bon sens alors que le variant Omicron est loin d'avoir la virulence du virus du printemps 2020, et que l'on entrevoit enfin des jours meilleurs. À l'absurde, nul n'est tenu, même en période électorale !

Lire aussi : Le Royaume-Uni prévoit de retirer le "Covid Pass" à la fin du mois de janvier

Avec la fin désormais programmée de la pandémie, sonne l'heure du bilan. Et, là, les chiffres accusent !

Ce sont d'abord ceux qui ont été publiés sur son compte Twitter par le Dr Gérald Kierzek. La communication des statistiques sur les pandémies les plus meurtrières de l'Histoire confirme que la pandémie du Covid-19 n'a rien à voir avec celles de la peste, qui causait 200 millions de victimes, soit la moitié de la population, au 14ᵉ siècle, ou de la grippe espagnole qui entraînait la mort de 45 millions de personnes, en 1918-1919, soit 2,5 % de la population. Pour le moment, on déplore 5,4 millions de victimes du coronavirus, soit 0,07 % de la population mondiale. Et l'on sait que ce sont souvent des personnes dont l'espérance de vie était limitée, du fait des comorbidités dont elles étaient atteintes.

Il est désormais certain qu'un vent de panique a soufflé au début de cette pandémie, amenant M. Macron et son gouvernement d'abord à emprunter le confinement aux méthodes de la Chine totalitaire, ensuite à renier le rôle du médecin traitant dans la politique de santé publique, enfin à prohiber le recours aux molécules existantes pour soigner les malades, afin de faire le lit d'un vaccin tombé du ciel pharmaceutique en quelques mois. Mais le miracle n'a pas eu lieu, et les résultats sont là…

L'analyse statistique qui suit a été établie très simplement, en puisant sur Internet la mortalité Covid par pays, puis la population de ces pays, afin d'en tirer un ratio de mortalité par million d'habitants. Ce qui paraît constituer un critère d'appréciation indiscutable de la gestion de la pandémie.

Un bilan peu flatteur

Au 8 janvier 2022, la France comptabilisait 123 000 décès. Rapportés à 67,3 millions d'habitants, on obtient 1 828 décès par million d'habitants.

À cette même date, des États affichent certes des résultats plus mauvais que les nôtres. En Europe, le Royaume-Uni, avec + 22 % de mortalité par rapport à la France ; l'Italie, avec + 28 % ; la Belgique, avec + 36 %. Tandis que l'Espagne et le Portugal sont quasiment au même niveau que la France.

Outre-Atlantique, les États-Unis ont une mortalité supérieure de 38 % à celle de la France ; le Brésil, de 60 %.

Mais, des résultats bien meilleurs que ceux de la France apparaissent dans de très nombreux pays à travers le monde. En Europe, la mortalité Covid en Suède (qui n'a pratiquement pas enfermé sa population) est inférieure de 19 % à celle de la France ; en Allemagne, le nombre de décès est inférieur de 25 % à celui de la France (et seul le Rhin nous sépare de l'Allemagne).

Par rapport aux pays nordiques, nous enregistrons trois fois plus de morts qu'au Danemark (572 morts par million d'habitants), sept fois plus qu'en Norvège (250 morts par million d'habitants), 17 fois plus qu'en Islande (106 morts par million d'habitants).

Si l'on se tourne vers l'Afrique, la comparaison est toujours à notre désavantage : 110 morts par million d'habitants au Sénégal ; 401 au Maroc (qui a distribué à la population un kit hydroxychloroquine - azithromycine au début de la pandémie) ; 1 570 en Afrique du Sud, contre 1 828 en France.

En Asie, même après la flambée épidémique qui a suivi la vaccination, les chiffres sont sans commune mesure avec la mortalité française. Par million d'habitants, ce sont 28 morts à Hong Kong, 116 morts en Corée du Sud, 146 morts au Japon, 147 morts à Singapour, 330 morts au Vietnam.

L'Inde — où l'épidémie est terminée (et où certains territoires ont utilisé avec succès l'Ivermectine) — déplore, en valeur absolue, quatre fois plus de morts que la France (483 000 décès), mais pour une population de près de 1,4 milliard d'habitants.

Deux derniers chiffres. L'Australie, évoquée par le professeur Raoult, c'est 105 morts par million d'habitants. Le Canada, 798 morts, toujours pour un million d'habitants.

Laissant le soin à des statisticiens d'établir des comparaisons avec l'ensemble des États de la planète, il me semble que ces chiffres suffisent néanmoins à se forger une opinion sur la gestion de la pandémie. À l'heure du bilan, et même si cela lui est difficile, surtout à moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, le pouvoir devrait faire preuve de moins d'arrogance et de plus de modestie : 500 milliards de dette publique supplémentaire pour ça ! D'autre part, ce critère de mortalité par million d'habitants confirme que les pays riches, qui consacrent pourtant, en toute logique, une partie importante de leurs dépenses publiques à la santé, ont obtenu dans cette pandémie des résultats qui ne sont ni à la hauteur de leurs investissements, ni à la gloire de leurs dirigeants. Quelle leçon de voir les pays pauvres mieux tirer leur épingle du jeu, par le soin apporté aux malades et le recours aux molécules immédiatement disponibles !

En France, la politique de gribouille, enlevant aux médecins le rôle-clé auprès de leurs patients ainsi que leur liberté de prescription (grande première dans l'histoire de la médecine !), par l'interdiction du recours aux médicaments existants ("pas assez chics, pas assez chers", avait écrit le professeur Perronne), a conduit à un fiasco complet.

Le pouvoir doit en répondre devant les Français, et la campagne pour l'élection présidentielle en est l'occasion. Mais les opposants au gouvernement, à quelques rares exceptions près, n'ont à ce jour guère brillé par leur engagement sur ce dossier, allant, hélas ! jusqu'à approuver par leur vote au Parlement le passe sanitaire, puis le passeport vaccinal, ce qui n'est pas faire preuve d'un grand sens politique.

Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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