Révélations choc, études en toc, la science s'éclaire au Covid

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Révélations choc, études en toc, la science s'éclaire au Covid

Publié le 17/04/2021 à 13:54
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Auteur(s): Erwan Lubovski, pour FranceSoir
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TRIBUNE - Semaine après semaine, mois après mois, la Science guide les aveugles que nous sommes sur les voies de la connaissance. Etudes et enquêtes nous éclairent sur le vrai, le juste et révèlent à nos esprits indigents un savoir autrement hors de portée.
 
Ainsi une récente étude américaine portant sur près de 50000 personnes a permis de mettre en lumière un fait surprenant : « l’inactivité physique serait associée a un plus grand risque de forme sévère du Covid. » Autrement dit, passer ses journées prostré dans le canapé devant Netflix ne serait pas bon pour la santé. Priver les gens de sortie, les forcer au télétravail, limiter leurs mouvements et d’une manière générale les confiner serait donc contraire à une politique de santé efficace. Et dire qu’il a fallu un an et une étude sur 50000 personnes pour comprendre ça.
 
Loin d’être une exception, ce genre d’études est devenu monnaie courante. Pas une semaine sans que des médias ou des scientifiques inspirés ne redécouvrent l’eau tiède. Ainsi en décembre 2020, soit neuf mois après le début du premier confinement un article du journal Le Monde nous apprenait que de brillants « chercheurs français » avaient découvert qu’entre mars et avril 2020 « la part des situations de violences physiques dans les hospitalisations d’enfants de moins de 5 ans [avait] connu une hausse de 50 %. » Qui l’eut-crû ? Enfermer un bourreau avec sa victime pendant des mois n’est pas au bénéfice de cette dernière. 
 
C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé une enquête de l’IFOP parue le 16 mars 2021, soit cette fois avec un an de recul (retard ?)  : « pendant le premier, puis le deuxième confinement, les violences conjugales ont très fortement augmenté. Mais pas seulement […] les violences conjugales ont été déclenchées pour la première fois pendant le confinement pour un tiers des victimes. » On a vraiment du mal  à le croire, si si, vraiment.
 
D’autres études de mars 2021 ont contribué de manière fondamentale à l’avancement de la science, dont une de la Drees qui a découvert la chose suivante : « les troubles de sommeil, la perte d’intérêt à faire des choses, l’humeur dépressive et les difficultés de concentration ont pris de l'ampleur de manière significative au moment du premier confinement. » Et de préciser : « des facteurs divers liés à la situation sanitaire peuvent provoquer des troubles dépressifs : l’isolement, les conditions de logement, le manque de contacts sociaux, la dégradation de la situation financière. »
 
Ainsi donc on découvre qu’enfermer les gens, les appauvrir et les bombarder d’informations anxiogènes ne serait pas bon pour le moral. Et il a fallu un an et une étude jugée « éclairante » pour en prendre conscience. Soyons beaux joueurs, l’étude de la Drees révèle quand même une chose d’importance : « plus d'une personne sur cinq logeant dans un appartement sans balcon a présenté un syndrome dépressif. »  Le gouvernement Castex va-t-il investir massivement dans les balcons à défaut de soutenir les hôpitaux ?
 
On pourrait en faire une encyclopédie tant ces études prolifèrent, en voici deux dernières pour la forme. Une de l'INSEE reprise dans Le Monde du 8 avril qui découvre  que « la situation des plus pauvres s’est dégradée lors du premier confinement. » Seraient notamment en cause « chômage technique et partiel. » Là encore, une révélation : quand une personne gagne moins d’argent, elle s’appauvrit.  
 
Et en guise de dessert, celle du British Journal of Sports Medicine, parue il y a quelques jours et qui révèle, tenez-vous bien, que porter un masque pendant un exercice physique intense "limiterait la performance et les capacités physiques." Sacrebleu !  
 
Si la science s’en mêle, on découvrira bientôt que vieillir finit par tuer. Que manger sauve de la faim. Qu’être cul-de-jatte serait un sérieux frein à la randonnée pédestre et… plus étonnant encore, que se plier à des restrictions stupides ne met un terme ni aux dites restrictions, ni à leur stupidité. 
 

Auteur(s): Erwan Lubovski, pour FranceSoir

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