Dernières ruades d’une bête à l’agonie

Dernières ruades d’une bête à l’agonie

Publié le 16/09/2021 à 17:14
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Auteur(s): Marilis Valo, pour FranceSoir

Cet espace d’opinion permet la libre expression des idées et d’engendrer le débat. Les articles et vidéos publiés dans cette rubrique peuvent parfois ne pas faire consensus, en savoir plus

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TRIBUNE - Un peu partout sur la toile, des trolls se mettent quotidiennement en quatre pour tenter de déstabiliser, discréditer, voire détruire ceux qui expriment leur désaccord face à l’idéologie dominante du « zéro traitement / tout vaccin ». Mais quelle n’a pas été ma stupéfaction d’apprendre aujourd’hui que les trolls n’abondent pas que dans le monde virtuel ! Le monde réel les voit aussi à l’œuvre, et cette tribune a pour objectif de mettre en lumière l’une de leurs intéressantes pratiques.

L’histoire que je vais vous conter est absolument véridique, et très édifiante.

Dans ma jolie ville vit et exerce un médecin remarquable. Droit dans ses bottes, il a milité depuis le début de l’affaire covid-19 pour la liberté de soigner et de prescrire. Il a également exprimé (avec bon sens et sans jamais tenter d’utiliser son prestige pour influencer ses patients, car il croit au libre-arbitre) ses doutes quant à la valeur des produits expérimentaux qui sont actuellement injectés à la population. Ce médecin, que j’appellerai docteur Dupont pour faciliter votre lecture, est une personnalité connue et reconnue dans toute ma région : si un nouveau venu demande à un autochtone l’adresse d’un bon praticien, la réponse fuse, invariablement : le docteur Dupont.

Le drame a éclaté la semaine dernière, lorsque j’ai appris d’une voisine, qui l’avait appris d’une autre voisine, que l’épouse du docteur Dupont venait de mourir du covid-19, et que lui-même se trouvait dans le coma, mourant, au service des soins intensifs du plus gros hôpital de la région.

« Ils étaient contre la vaccination, les pauvres », a ajouté ma voisine en guise de conclusion. Elle se sentait visiblement rassurée par le fait qu’elle et toute sa famille avaient reçu leurs deux premières doses. Sous le choc, j’appelle immédiatement le cabinet du docteur Dupont. Pas de réponse. Je prends ma voiture et me rends au cabinet : fermé. C’est alors que j’entends venir de mon sac un petit « bip » annonçant un SMS. Je saisis mon portable et lis le message affolé de l’une de mes meilleures amies, patiente du héros de cette histoire : « Marilis, j’apprends à l’instant que la femme du docteur D. est morte ! Et il est en train de mourir à l’hôpital ! C’est affreux ! »

Effondrée, pleurant mon bon docteur et sa femme, je repose le téléphone en pensant tristement: « Que d’eau au moulin de ceux qui prônent la vaccination à tout va ! L’exemple de ce médecin qui se meurt sans avoir été vacciné va faire fondre la résolution qu’avaient prise certains de ses patients d’attendre un traitement au lieu d’accepter l’injection immédiate. Quant à son épouse, quelle horreur ! Elle était si douce et adorable ! »

Là-dessus, j’entame une prière pour madame Dupont et son époux. Cette nuit-là, impossible de dormir. Je me tourne dans tous les sens, tente de méditer, prie pour les disparus (car il est clair que si le docteur n’est pas encore mort, ce n’est qu’une question d’heures), et finalement, décide de me connecter à internet pour en savoir plus. Rien. Aucun article dans aucun journal local, même dans le plus acharné à ternir l’image des anti-pass ou de ceux qui se méfient de l’injection.

Ce n’est pas logique : l’épouse d’un notable, qui partageait ses opinions sur l’obligation vaccinale, et qui avait subi un sort fatal confirmant le narratif officiel : hors vaccin, point de salut, devrait avoir droit au minimum à un entrefilet à la page des faits-divers, non ? Je me mets donc à écumer les avis de décès, les pages de condoléances des sociétés de pompes funèbres locales, les réseaux sociaux. J’y passe le reste de la nuit, mais toujours rien. Personne n’est au courant officiellement de la mort de madame Dupont.

Les jours suivants, je poursuis mon enquête, sans plus de succès. Le cabinet du docteur est toujours fermé, on ne peut joindre ni lui ni sa famille, et aucune nouvelle dans la presse. Les langues vont bon train dans le voisinage, mais personne ne remet en cause la nouvelle qui crée le buzz : ces deux sceptiques de la vaccination ont été bien punis d’avoir douté !

C’est alors qu'un matin, passant en voiture devant les grilles de la résidence Dupont, je les vois ouvertes. Il y a de la vie à l’intérieur. Rentrée chez moi, je décide d’en avoir le cœur net et appelle madame Dupont sur son portable. Quelle n’est pas ma joie d’entendre sa voix, et surtout son rire lorsque je lui exprime mon soulagement. Elle m’apprend, hilare, qu’une de ses connaissances avait failli s’évanouir en la voyant bien vivante à la poste la semaine précédente, et que ses proches commencent à s’agacer de recevoir chaque jour des dizaines d’e-mails de condoléances.

Ivre de joie, je lui demande des détails, qu’elle ne se fait pas prier pour me donner. Il y a quelques semaines, l’un des patients du docteur (vacciné ? non vacciné ? l’histoire ne le dit pas) l’a contaminé. Le bon docteur entreprend son auto-traitement, sa femme attrape le virus elle aussi, tous deux se confinent sagement dans leur jolie maison, se soignent, bref, vivent leurs symptômes (fièvre, fatigue, etc.) sans panique aucune. Jusqu’au jour où, ressentant des difficultés à respirer, ils décident par précaution de prendre rendez-vous à l’hôpital. Là, ils sont reçus, on vérifie leur taux d’oxygène, et ils sont bien vite renvoyés dans leur foyer car l’hôpital manque cruellement de personnel soignant.

De retour chez elle, madame Dupont est bien loin de se douter que quelqu’un est en train de faire courir le bruit de sa mort. Ce n’est que l’épisode de la personne de la poste, s’évanouissant presque à la vue de notre ressuscitée, qui lui révèle l’existence de la rumeur qui a mis toute la région en émoi sans que quiconque ait eu la preuve qu’elle était fondée.

Magistrale démonstration de ce qui se passe lorsqu’une ou des personnes mal intentionnées profitent de la difficulté qu’on rencontre à trouver des informations vérifiables, pour faire croire n’importe quoi aux populations. Mais au-delà de la morale de cette histoire : le fameux « plus le mensonge est gros, plus il passe » de Joseph Goebbels, une question se pose. Pourquoi un troll du monde réel s’est-il donné tant de mal pour faire croire au trépas imminent de notre bon docteur et à celui, prématuré, de son épouse ?

Pour répondre à cette question, il me semble utile de relier « l’affaire Dupont » à cette information datée du 29 juin dernier, qui figure à cette page du très officiel site de la Commission européenne. Cette page nous indique à quatre reprises, qu’au minimum « trois nouveaux traitements contre la Covid-19 (…) seront autorisés d'ici octobre 2021 ». En d’autres termes, le temps presse dans les vaccinodromes, car dès l’arrivée de traitements officiellement reconnus par l’Europe, nul pays de la Communauté ne pourra plus imposer la vaccination contre le Covid-19 à aucun de ses citoyens, quelle que soit sa profession, son âge, ou son état de santé.

Selon moi, la tentative de discréditation du docteur Dupont et de sa famille représente l’un des derniers coups de pied de cette bête agonisante qu’est l’obligation vaccinale. Il s’agit d’une affligeante velléité de la part de l’un de ses partisans acharnés, de continuer à faire croire que le discours officiel est parole d’évangile et que les incroyants sont toujours punis.

Soyons donc vigilants, car ce qui s’est passé dans ma région peut se passer n’importe où, et n’oublions pas que les ruades d’une bête à l’article de la mort sont parfois plus dangereuses que celles qu’elle décochait du temps de sa puissance.


Marilis Valo est écrivain.

Auteur(s): Marilis Valo, pour FranceSoir

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