Didier Raoult - Christian Perronne : Du Surhomme au Nouvel Homme

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Le médecin résistant pour FranceSoir
Publié le 18 décembre 2020 - 11:02
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Didier Raoult lors d'une conférence de presse le 27 août 2020 à Marseille
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© Christophe SIMON / AFP/Archives
Didier Raoult
© Christophe SIMON / AFP/Archives

TRIBUNE

Je vous enseigne le Surhomme. L’homme est quelque chose qui doit être surmonté. Qu’avez-vous fait pour le surmonter ?

2020, Pandémie, épreuves dans lesquelles se révèlent les hommes !

"O grand astre ! Quel serait ton bonheur, si tu n'avais pas ceux que tu éclaires ?

Didier Raoult … Nouveau Zarathoustra, qui décida de décliner, descendre de l'IHU de Marseille parler au monde, au début de l'épisode pandémique, pour sauver l'homme du troupeau. Hydroxychloroquine et azithromycine ; déclamation dionysiaque, cheveux au vent, barbe de Marsyas : fin de partie pour le coronavirus !

Tel aurait dû être le cas. Ces molécules, bien connues et peu chères n’avaient pas beaucoup de chance de damer le pion au remdesivir, nouvel antiviral autrement plus rentable.

Ce qu’il y a de plus terrible maintenant, c’est de blasphémer ces vieilles molécules connues et d’estimer les entrailles de l’improbable, le remdesivir, plus que le bon sens !

Ainsi parlait le professeur Raoult..

Exacerbation des forces actives, chemin de la Force, de la volonté de puissance dans une affirmation de la compétence de l'équipe d'infectiologie de l'IHU ; contre vents et marées, l'action ; tests, diagnostic, traitement, imagerie par scanner des poumons, étude des mutations du virus.

Discrétion des forces réactives dont la négation irait contre cette force vitale; dans la mesure et la pondération, une opposition sage et mesurée aux "nains de la pesanteur" tentant, avec lourdeur, de jeter le discrédit. La précision de l’exposition des faits, une participation au conseil scientifique, une prompte démission, sans plus de commentaire. L'affirmation de la vraie vie surmontant les épreuves sans à aucun instant subir l'événement, à peine un bref regard vers le bas, sans pitié pour le « fakemed » logorrhéique et gesticulateur.

Sagesse. Le Grand style Nietzschéen.

Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur

L’Ecclésiaste

Christian Perronne, homme de désir, dont la persévérance, l’abnégation à séparer le subtil de l’épais porte la promesse du « nouvel homme », porteur d’une transcendance liant la matière et l’esprit.

Un nouveau Chiron, médecin humaniste au service de la « vieille » médecine au sens traditionnel ; une médecine qui soigne ; empirisme s’aidant de la science, des faits publiés, mais refusant le carcan des tableaux diagnostiques enfermant le patient dans des cases rigides.

Les malades de Lyme lui sauront gré de bénéficier de traitement différents des recommandations (antibiothérapies longues, anti-parasitaires), non recommandés mais légitimes eu égard à la science publiée. Oui, la bactérie de la maladie de Lyme, Borrelia, persiste. Oui, il faut employer parfois des protocoles d’antibiothérapie longs. Oui, il y a des parasites qu’il est nécessaire de prendre en compte, en particulier Babesia. Oui, parfois ces traitements non recommandés permettent aux patients de remarcher, de ne plus avoir mal, de guérir et revivre. Oui, parfois ces traitements non recommandés ne marchent pas ou incomplètement et probablement, des virus, ou un système immunitaire altéré sont responsables des échecs. Tout ceci a été maintes fois publié.

Osez soigner quelques mois une maladie de Crohn avec un protocole anti-mycobactérie atypique ; rifabutine ; clarithromycine ; ethambutol suivi d’hydroxychloroquine ! Eloignez vous des dogmes enseignés. Réfléchissez à la présence de ce granulome épithelioïde. Lisez certains articles scientifiques publiés. Peut être relativiserez vous l’intérêt des nouvelles « biothérapies » dans cette indication.

Christian Perronne. Une morale universelle, émanant du Christ, celle de Kant, de Louis Claude de Saint Martin ; sécularisée dans les droits de l’homme ; morale que symbolise l’intemporel adage « ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse » ; « fait à autrui ce que tu aurais voulu qu’il fasse pour toi ».

Point de conflit d’intérêt matériel ; seule une allégeance au malade.

La morale du cœur 

Il nous est particulièrement imposé à nous autres hommes de ce monde de chercher de nouveau ce que nous avons perdu. Maintenant si nous voulons trouver, il ne nous faut pas chercher hors de nous.

Jakob Böhme

Chemin de la Beauté. Une voie différente de celle du Professeur Raoult dont nous ne dénions pas l’humanisme. Volonté de convaincre et sauver des vies.

Sagesse. Le Grand style Kantien.

Didier Raoult. Christian Perronne.

D’aucuns opposeraient Nietzsche et Kant dans un dualisme profane et apparent ? Volonté de Puissance et Morale Universelle ; union par la Vie !

En contrebas, le ressentiment, la jalousie. Peur et colère. L’agression. La force du faible. L’opposition forcenée de l’homme du torrent ; réaction mortifère, chétive, et maladive. Cherchez l’apport scientifique de nombres de personnalités médiatiques donneurs et donneuses de leçon, et pourfendeurs de l’hydroxychloroquine … Cherchez, vous ne trouverez pas. Il sera plus aisé de révéler leurs conflits d’intérêt et les sommes perçues des laboratoires.

Agression

Christian Perronne, médecin incompris par son époque, comme d’autres en leurs temps, que l’ignorant arrose de sarcasmes. A bien y réfléchir, en a-t-il jadis été autrement ? D’aucuns osant braire à tout va « tique nazi », quand le professeur Perronne n’a, qu’une ou deux fois, rapporté quelques faits pourtant précisément référencés, rapportés dans le livre « Bitten » de Chris Newby, à savoir certaines expérimentations militaires et les épandages de tiques par avion effectués entre 1966 et 1969 aux Etats-Unis (listés page 259 du livre).

Agression

Professeurs Perronne et Raoult ! Professeurs que certains médecins en exercice, hallucinés par une science qu’ils ne comprennent pas, n’hésitent pas à insulter et traiter de charlatans… Ont t’ils pris connaissance de leurs parcours professionnels et mesurent t-ils leurs expertises scientifiques ?

L’ordre du monde, au sens cosmique n’est t-il pas bouleversé par l’hubris de certains jeunes infectiologues, qui sèment le chaos, et à qui l’on aimerait conseiller le respect du Maître, l’humilité et le travail, et l’humilité dans le travail ? Comment ne pas rester pantois devant certains comportements posant réellement question quant à la sélection des médecins actuels. N’ont-ils vraiment reçu aucune éducation pour n’avoir qu’une répartie « ad hominem » ? La sélection, sur des critères de compétition exacerbés aurait t-elle écarté les plus empathiques d’entre nous, favorisant, ainsi que l’évoquait Albert Jacquard des « tueurs » au sang froid, ne jurant que par des organigrammes diagnostiques sans finesse clinique, écartant de fait ce qu’il y a de plus important … l’humain ? Ne desservent t-ils pas la seule cause qui vaille un combat : la guérison du malade ?

Au nom d’un idéal ; un idéal scientifique non compris, les sociétés savantes deviennent des sectes, et au nom du dogme de « l’étude randomisée double aveugle », combien de morts évitables ? Zarathoustra n’a-t-il pas enseigné que « dieu » est mort ? Comprenez le sens ! Leur dieu. Dois-je vous dévoiler qu’il faut aussi aimer la terre, l’homme, vouloir le soigner, plutôt qu’idéaliser la « méthode » scientifique ?

De la rigueur au trône de miséricorde. Le pardon.

Ces jeunes et moins jeunes scientifiques, aveuglés par le conditionnement qui leur a été imposé, n’en sont pas moins, pour la plupart, intelligents et compétents. N’ayant pas conscience du mal qu’ils amènent au monde, et pires ennemis d’eux même, souhaitons leur la lumière. En attendant, puissent t-ils être pardonnés.

Les professeurs Raoult et Perronne, Justes, portent l’espérance d’un retour d’une médecine traditionnelle aidée par la science.

Abraham dit alors : « J’ose encore parler à mon Seigneur. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement vingt ? »
Il déclara : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : «Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ?»
Et le Seigneur déclara : « Pour dix, je ne détruirai pas.

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