À genoux devant le Palais, asphyxiée et sidérée - récit d'une manifestation

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À genoux devant le Palais, asphyxiée et sidérée - récit d'une manifestation

Publié le 14/09/2021 à 12:01
AFP
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Auteur(s): Madeleine P., pour FranceSoir

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TRIBUNE - Je jette ici une bouteille à la mer des médias populaires, des médias solidaires, des artistes ou des politiques... en espérant qu'elle ne se brise pas contre ce vaste rocher qu'est le pouvoir.

Je sais que les campagnes désormais lancées sont la priorité des candidats, que l'audimat est la priorité des médias et que les codes sont bien définis. Mais voyez comme on nous traite, citoyens de France. En cette période de doute, les manifestations sont passées sous silence par les médias. Pourtant, il y en avait...

Voir aussi : Chiffres des manifestations : entre manipulation et communication

Pour moi, c'était la première manifestation sur Paris. Ville lumière assombrie par la fumée des gaz lacrymogènes et obscurcie par la foudre des feu "gardiens de la paix". Aujourd'hui, ils s'appellent "forces de l'ordre". À peine sommes-nous descendus de voiture, qu'on nous demande et enregistre nos cartes d'identité, on fouille nos sacs - ce que l'on conçoit et ne conteste pas, on nous interdit de prendre des lunettes de protection archaïques... pourquoi les avoir prises ? Nous aurions aimé pouvoir garder les yeux grands ouverts en étant rassurés, car on a vu des fillettes gazées au lacrymogène la semaine passée sur la toile.

Il s'avère qu'après une très longue attente, le parcours de la manifestation - défini au préalable par la préfecture - est modifié en cours de route. Une info circule dans la masse, on veut éviter que les cortèges se rejoignent, pourquoi ?

Dès le départ on est bien encadré par les forces de l'ordre, on se dit que c'est normal. Puis on commence à être traité comme du bétail, et là un sentiment étrange jaillit, mais on ravale rapidement en se disant que c'est normal, qu'on comprend, qu'ils accompagnent le cortège et qu'ils sont là en cas de débordement de casseurs, car ça aussi on l'a vu et revu au journal télévisé !

Stagnant physiquement et psychiquement dans l'incompréhension, on veut s'asseoir un instant sur un bout de trottoir. On nous dit qu'on ne peut pas, pourquoi ? Parce qu'on tient une pancarte.

Cela dit, d'autres ont tenté de s'asseoir sans pancarte, mais le résultat est resté le même. Puis, sans comprendre d'où ça vient, on se retrouve sans ménagement sur la voie, peu importe l'âge et l'attitude que l'on a. Que cherche-t-on en agissant ainsi, si ce n'est rajouter de la tension à l'incompréhension ? Après un peu de gaz lacrymogène, le poids de l'incompréhension et de la tension devient lourd. Maman d'un enfant de quatre ans, je pense à lui et je me dis que c'est pour lui que je suis là, que je ne suis pas une criminelle !

Le cortège reprend à nouveau, puis s'arrête encore, on s'assoit, on discute, on échange, on chante, toujours encerclé. Soudain, on est noyé dans un épais brouillard de gaz, toujours le même. J'en tombe à genoux sur le sol, je pleure, mais était-ce vraiment le gaz ? Où es-tu ville lumière ? Où êtes-vous gardiens de la paix ? J'en pleure de désarroi, après l'incompréhension finalement vient la sidération.

Pulvérisés comme des nuisibles, à la porte d'un symbole de notre République, pris au piège et gazé en plein milieu, sans autre échappatoire que les bouches d'aérations du métro pour soulager nos yeux et nos gorges... Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre les forces de l'ordre, mais plutôt contre le pouvoir qui décide et ordonne cela. L'immense majorité d'entre nous étions là pour défendre nos droits, ceux que notre pays prône, mais aussi pour défendre nos enfants, car c'est bien envers eux que nous avons un devoir de protection, justement, "quoiqu'il en coûte".

Selon Monsieur Macron, avant nos droits nous avons des devoirs. Est-ce que cela ne vaut que pour le peuple ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi cette incitation à la haine, dans quel but ? Campagnes de propagande, mensonges, affaires étouffées, scientifiques et médecins de renom qui deviennent du jour au lendemain charlatans, des médias muselés et un peuple malmené dans le plus grand silence.

Peut-être suis-je pessimiste, mais en avril on parlait d'une vaccination non-obligatoire, en août elle le devient pourtant insidieusement... comment ne pas avoir peur que bientôt les plus jeunes y soient contraints ? Comment devant toute cette désinformation, ces mauvais traitements, ce gouvernement peut-il espérer notre confiance alors que ses actes prouvent qu'il cherche notre soumission ?

Voir aussi : Faire vacciner les enfants, vraiment ?

Pourquoi ne parle-t-on pas de tous ces cas de myocardites qui touchent nos jeunes, qui auront des séquelles à vie eux aussi ? Pourquoi ne diffuse-t-on pas ces chiffres ?
Que chacun agisse en son âme et conscience, mais en quoi est-ce normal de discriminer des individus (adultes, enfants) dans les actes du quotidien pour un "vaccin" dont l'efficacité est hautement et scientifiquement controversée ? Mais où sont les égoïstes ? Les complotistes ?

Jusqu'à combien de doses (de restrictions, de lacrymo ou de vaccins) faudra-t-il aller ? Combien sont-ils prêts à nous infliger ?

Je ne suis qu'une citoyenne, une mère en état de sidération. Mes genoux se sont relevés hier mais mon esprit est resté à genoux un bon moment devant le Palais-Royal.

Auteur(s): Madeleine P., pour FranceSoir

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Des "gardiens de la paix" aux "forces de l'ordre"

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