Inefficacité des vaccins... même sur les formes graves ? Des proportions à prendre avec précaution

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Mounir Aberkane et Xavier Azalbert, pourFranceSoir
Publié le 20 février 2022 - 18:36
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Leçon de proportionnalité
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ANALYSE — La situation épidémique que la France connaît actuellement laisserait à penser que la politique sanitaire du tout vaccins n’a servi à rien :

  • le nombre de contaminations a atteint des records jamais observés jusque-là, démontrant que nous sommes très loin de la division par douze du risque de transmission brandit par le gouvernement comme justification (chiffre depuis réduit à une division par deux dans les derniers mémoires transmis par le ministre au Conseil d’État),
  • les doubles vaccinés et même les triples, ont contracté la maladie, développant des formes symptomatiques, parfois sévères,
  • le nombre d’hospitalisations est identique à celui de la deuxième vague avec 76 % de vaccinés, 93 % des plus de 12 ans.

Certains médecins, notamment de plateaux télé, expliquent malgré tout que cela est normal, et que l’efficacité des vaccins est malgré tout démontrée. Nos élites politiques et scientifiques éprouvent-elles des difficultés à identifier une situation de proportionnalité et à appliquer correctement le principe de précaution ? Où sont-ils pris dans la loi de Brandolini, qui énonce que "la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter du baratin est beaucoup plus importante que celle qui a permis de le créer" ?

Les doutes s’installent au sein d’une partie de la population

En cette reprise épidémique, les données communiquées par la DREES, la Direction de la recherche de l’étude et de l’évaluation statistique, sous la tutelle du ministère de la Santé, pourraient laisser penser que des personnes vaccinées peuvent développer des formes graves de la Covid-19. Et c’est un fait, une personne vaccinée peut développer une forme grave de la Covid-19. Le citoyen français ayant acheté le récit « deux doses et c’est le retour à la normale » est surpris puisqu’une grande partie d’entre eux vaccinés ou non viennent d’être contaminés. C’est éloigné de la promesse initiale d’une protection à 98 % contre l’infection, et à 85 % pour les variants. Y aurait-il tromperie ou erreur sur la marchandise ? Pourtant, c'est bien sur cette promesse que les Français ont été incités à se faire vacciner.

Le chaland n’aime pas ça, et se met à douter de l’efficacité des vaccins, même pour les formes graves.

Aujourd’hui, le réel rattrape souvent le récit et les faits sont là : les vaccins ne protègent pas de la contamination, les Français en sont maintenant, pour la grande majorité, convaincus. C’est la même situation ailleurs dans le monde. Malgré l'imposant nombre de personnes vaccinées, des centaines de millions se retrouvent non seulement contaminées, mais aussi dans des états symptomatiques avancés, voire sévères, sur une base scientifique incomplète.

En France, au moins 60 % de patients en réanimation sont vaccinés. Majoritairement, ce sont des personnes âgées, fragiles, immunodéprimés ? Les mêmes que ceux qui étaient touchés par des formes graves de la Covid-19. On entend qu’heureusement qu’ils sont vaccinés, cela les a protégés de faire une forme grave, et ainsi d'encombrer les hôpitaux amenant une raison supplémentaire au récit du gouvernement que la vaccination est un acte citoyen dans l’intérêt général.

Le paradoxe de Simpson n’est pas pertinent

Dans certaines évaluations statistiques, on n'obtient pas la même conclusion (voire des conclusions contradictoires) selon que l’on considère les résultats de l’ensemble du groupe ou ceux cumulés de sous-ensembles du groupe.

Exemple :

  • On pourrait affirmer que tous les Asiatiques aiment le pangolin, car 70 % des habitants des pays de l’Asie disent apprécier le pangolin.
    Lorsque l’on détaille par pays, on se rend alors compte que sur les 50 pays d’Asie, seul deux ont une majorité d’habitants qui apprécient le pangolin, les 48 autres déclarant ne pas l’aimer. Pourtant, la conclusion finale énoncera qu'une majorité d'Asiatiques apprécie le pangolin. Tout vient du fait qu’une grande partie des sondés vivent en Chine et en Indonésie, régions les plus peuplées du monde. Tout vient de la taille des échantillons dont on tire les données.
  • Le paradoxe de Simpson a aussi été illustré par le Pr Million, de l’IHU Méditerranée-Infections, et dans l’article "Les chiffres au-delà des apparences".

Pour contrer ce biais, il convient de ramener à des tailles d’échantillon semblables les données étudiées, pour ne pas se laisser tromper par des effets de loupe.

La proportionnalité suffit à analyser les faits

Prenons deux aspects du discours actuel : il y a plus de vaccinés dans la population générale, il est donc normal qu’ils s'avèrent plus nombreux que les non-vaccinés en réanimation, même si les vaccins sont efficaces. Soit. De plus, avec 80 % de vaccinés en France en population générale et 95 % chez les plus de 12 ans, la logique voudrait que l’on ait 80 % de vaccinés à l’hôpital, voire 95 %. Or, il n’y en a que 60 % de vaccinés, donc les vaccins sont efficaces,

Or de nombreux éléments, autres que la vaccination, peuvent expliquer le ratio vaccinés/non vaccinés en réanimation :

  • Le traitement réservé à l’hôpital aux non-vaccinés et aux vaccinés n’est pas le même. Le vacciné n’est pas testé systématiquement lorsqu’il se présente à l’hôpital. S’il se présente aux urgences pour une autre raison que la covid-19, il ne sera pas considéré comme patient Covid-19, même s’il est porteur du virus. Un patient non-vacciné lui est systématiquement testé avant son arrivée à l’hôpital. S’il se révèle positif, même dans le cas où il vient pour autre chose, il sera comptabilisé Covid-19. Dans le cas où il se révèle négatif, il est malgré tout considéré comme patient à risque et géré au sein d’une unité Covid-19 (parfois comptabilisé Covid-19 dans certains hôpitaux)
  • Le comportement différent des vaccinés et des non-vaccinés. Plus de 10 % des plus de 65 ans ont refusé de se faire vacciner. Certains ont continué leur vie sociale comme avant et s’exposent au virus. D’autres vivent enfermés là où les contaminations sont également importantes.
  • Le remplissage des fiches d’admission et de sortie est un exercice qui dépend de celui qui la renseigne. Elle ne mentionne pas toujours le Covid. Il serait difficile de vérifier toutes les fiches des patients. L’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) en décembre 2020 indiquait que les études sur ces données ne permettaient pas de conclure sur la transmission et les formes graves de la maladie (démontré par la biostatisticienne Christine Cotton). Cela pourrait avoir de fâcheuses conséquences pour Olivier Véran, Jean Castex et Emmanuel Macron. 

Voir aussi : Olivier Véran, Jean Castex et al. ont-ils mis en danger la vie d’autrui ?

Au-delà de ces raisons, la particularité est que la France obtient des données observées sur la proportion de vaccinés/non vaccinés nulle part ailleurs. En Israël, la proportion de Vaccinés en soins intensifs est de 80 %, alors que 70 % de la population générale est vaccinée. Les médecins israéliens commencent à reconnaître que les vaccins n’ont que peu d’effet sur les formes graves et pourraient même à l’origine d’une érosion immunitaire :

La proportion de vaccinés dans un état grave est ici bien supérieure à leur part dans la population. Si les données sont à ce point contradictoires entre la France et Israël, c’est que les chiffres nous en disent plus sur l’usage des passes sanitaires et autres passes vaccinaux.

Le comptage des vaccinés/non vaccinés en soins intensifs est-il pertinent ?

Les autorités sanitaires de nombreux pays commencent à alerter sur le fait que la comparaison vaccinés/non-vaccinés dans les effectifs des personnes positives, hospitalisées ou en soins intensifs n’avait pas réellement de sens. Ainsi en Écosse, constatant qu’il y avait en proportion beaucoup plus de personnes vaccinées contaminées, les autorités sanitaires invitaient les populations à ne pas tirer de conclusions sur ces données :

Le discours des autorités britanniques a radicalement changé, la France comme souvent reste un peu en retard.

Pourtant en France, Emmanuel Macron, Jean Castex et Olivier Véran continuent à utiliser un argument qu’un élève de 3ème devrait comprendre comme étant inopérant. C’est, en effet, en fin de 5ème que l'on apprend à évaluer les situations de proportionnalité et celles qui n’en sont pas. Il s'avère d’ailleurs déconcertant de noter que ceux qui utilisent le plus cet argument depuis que les premiers signaux sur l’inefficacité évidente des vaccins apparaissent, sont les CSP+, les diplômés. Les médecins, hauts fonctionnaires, responsables politiques, scientifiques, hommes de droit, ingénieurs, seraient-ils donc incapables d’identifier une situation de proportionnalité ? Le classement PISA ne dit rien de cette misère intellectuelle dans laquelle la France parait s’enfoncer plus chaque année.

Dessinons une situation de proportionnalité pour tenter de mesurer l’efficacité de ces vaccins.

  • Imaginons une population de 55 millions de Français adultes que l’on appellera le réservoir n°1 (qui correspond à la situation de la France lors de la 2ème vague épidémique). Personne dans ce réservoir n°1 n’est protégé contre le coronavirus qui tue 0,5 % des personnes infectées et envoie 2 % à l’hôpital. Sur un réservoir de 67 millions de personnes (adultes + enfants), cela donnerait 1,34 million d’hospitalisés (contre 800 000 en France actuellement), et 100 000 décès pour 20 millions de testés positifs, soit 30 % environ de la population totale, ce qui était le nombre avant que la vaccination commence. Ces données courent sur douze mois. Ramenées à un mois, on obtient 800 000 testés positifs, 56 000 hospitalisation et 8 300 décès.
  • Prenons un deuxième réservoir que l’on appellera le réservoir n°2. Ce dernier est de 5 millions de Français adultes. Personne dans ce réservoir n’est protégé contre le coronavirus. Toujours avec les mêmes taux de létalité, de positifs et d’hospitalisations, on devrait avoir 1,5 million de personnes positives, 100 000 personnes hospitalisées et 7 500 décès sur une année. Ramené à 1 mois, cela donne 125 000 testés positifs, 8300 hospitalisés et 625 décès. 

Dans ce cas de figure, on estime qu’il y a proportionnalité entre le nombre de personnes dans le réservoir et le nombre de malades, de formes graves. Cette situation de proportionnalité se justifie par le fait que le taux d’hospitalisation est à peu près le même depuis le début de l’épidémie (à moins d’estimer que le virus est plus pathogène, ce qui est contraire à la réalité, le virus étant de moins en moins pathogène).

Bien sûr, les choses sont plus compliquées dans la réalité, le virus n’ayant plus jamais été aussi létal qu’au début de l’épidémie, les prises en charge hospitalière et ambulatoire s’étant nettement améliorées, l’immunité collective naturelle jouant son rôle. Mais, ces biais donnent encore plus de force à ce raisonnement puisqu’ils sont en soutien d’une efficacité apparente des vaccins. Nous en faisons fi. Par ailleurs, nous effectuons bien sûr abstraction des erreurs de mesure des tests, ce qui compliquerait le modèle.

On estimera donc que si les vaccins sont efficaces, même un tout petit peu, contre les formes graves, on devrait alors observer une protection contre ces formes graves chez les personnes vaccinées. De ce fait, le réservoir des personnes non protégées contre le coronavirus est bien moins important en nombre : on passe de 55 millions d’adultes non protégés à 5 millions d’adultes non protégés. Si le vaccin était efficace et offrait une protection contre les formes graves du coronavirus, il devrait permettre beaucoup moins d’hospitalisation de personnes. Comme nous l’avons vu dans notre modèle, on devrait avoir pour ce mois de janvier 2022, au plus, 8300 personnes hospitalisées. Admettons que les vaccins ne s'avèrent efficaces qu’à 80 %, on peut accepter le chiffre de 30 000 personnes hospitalisées au mois de janvier.

Il y a eu en France 75 000 hospitalisations au mois de janvier, soit plus qu’en 1 mois dans le réservoir n°1, c'est-à-dire avec 55 millions de personnes non vaccinés. Ainsi, il n’y a pas proportionnalité, parce que les vaccins ne sont pas efficaces pour les formes graves (à moins d’affirmer que finir à l’hôpital ne correspond pas à une forme grave de la maladie).

Même si les données du modèle sont approximatives, le résultat est lui incontestable. Malgré un réservoir épidémique bien moins important, seulement 5 millions au plus de personnes adultes n’étant pas vaccinées en France, il y a autant d’hospitalisations, et même plus en ce moment qu’il n’y en avait lors de la deuxième vague de l’épidémie, et bien plus que pour les vagues suivantes.

Si les vaccins avaient une efficacité sur les formes graves, le taux d’hospitalisations ne dépasserait pas celui de la deuxième vague, l’une des plus meurtrières et durant laquelle personne n’était vacciné. Alors, certains expliqueront qu’il y a moins de morts. Mais cela n’est pas affaire de vaccin, ni de forme grave. Cela peut s’expliquer aussi par une meilleure prise en charge, une létalité plus faible mais aussi par qui remplit le certificat de décès (« morts du covid" et "morts avec la Covid"). Seules les formes graves importent, car c’est bien elles qui expliquent la saturation des hôpitaux et c’est contre elles que les vaccins sont prétendument efficaces.

La situation de proportionnalité permet d’évaluer l’efficacité d’un vaccin, plus que le paradoxe de Simpson qui n’a aucun lien. C’est pour cela que l’on vaccine, cela s’appelle l’immunité collective. Le principe même du vaccin est que plus on vaccine, moins il y a de malades. Donc, pour revenir aux réservoirs, si les vaccins étaient efficaces, il y aurait beaucoup moins d’hospitalisations pour un réservoir de 5 millions de personnes que pour un réservoir de 55 millions. Or, comme nous venons de le voir, il y a autant, voire plus d’hospitalisations, donc de formes graves, avec 93 % des adultes vaccinés qu’avec 0 %

Ces vaccins n’ont ainsi aucune efficacité contre les formes graves. Au-delà de la France, dans les pays les plus vaccinés d’Europe comme le Danemark, Malte, les Îles Féroé, les Îles Canaries, l’Islande, il n’y a jamais eu autant de personnes hospitalisées, et même en soins intensifs que lors de la vague actuelle, alors que plus de 85 % de leur population est vaccinée. À Malte et au Danemark, c’est même le nombre de décès qui atteint les maximums observés lors des vagues précédentes.

À titre de comparaison, il est possible de se référer à l’effet de la vaccination contre la poliomyélite. La baisse de l’incidence, ici reposant sur le développement de la poliomyélite, nécessairement symptomatique et grave lorsqu'elle est détectée, suit une courbe qui s’apparente à une fonction linéaire, proportionnelle : plus on vaccinait, moins le réservoir de personnes non protégées était important, moins il y avait de poliomyélite. Proportionnel.

En conclusion, le vaccin protège des formes graves surtout si l’on ne contracte pas le virus. Sinon, c’est un peu plus compliqué, et pas réellement proportionnel au nombre de doses reçues. Par contre, ce qui s'avère proportionnel, c’est le coût pour le contribuable (plus de doses plus de dépenses) ainsi que le profit des laboratoires ? C’est la triple peine pour les Français qui paient à l’injection, au booster, à la case effet secondaire en tant que victime, voire quadruple peine si l'on prend en considération le fait que les fabricants ont été relevés de contributions au fonds de réserves des victimes (ONIAM). C’est donc exponentiel, à l’image des profits de certains actionnaires.

De l’intérêt particulier, de se protéger individuellement, à la pression imposée par le gouvernement de la vaccination dans un prétendu intérêt général, n’oublions pas que les gouvernants ont consenti aux laboratoires un brevet (avec des clauses unilatéralement à leur avantage) qui ne bénéficie qu’à l’intérêt d’un petit groupe d’actionnaires. Et bien sûr ceci est proportionné !

 

Un merci au Collectif Citoyen pour la relecture de cet article.

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