Covid et guerre numérique : cas pratique d’un jeune médecin "militant"

Covid et guerre numérique : cas pratique d’un jeune médecin "militant"

Publié le 21/01/2021 à 10:40 - Mise à jour à 13:56
Marcellin Auzole
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Auteur(s): Le collectif citoyen pour FranceSoir

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La COVID-19 a vu fleurir d’étranges comptes sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter. Eh oui, nous reparlons du collectif « No Fake Med » et de ses affiliés. Mais quel pourrait bien être le point commun de ces personnes, dont beaucoup sont médecins ? Allons au-delà de leur lutte (hélas dogmatique) pour une médecine basée sur des preuves (dont ils n’ont pas compris le sens), ce qui leur fait souvent oublier ce qu’il y a de plus fondamental, le soin du patient. Nous l’avons déjà longuement évoqué dans un article précédent.

Ceux d’entre vous qui n’avez pas l’habitude de « surfer » sur Twitter vont être étonnés… Loin de l’image empathique et sage du médecin d’antan, prévenant, à l’écoute, respectueux, vous observerez des photos de profil stéréotypées, souvent violentes et agressives du moins sarcastiques, et souvent vulgaires, imageant des personnages de South Park. Même des professeurs d’université, tels le professeur Karine Lacombe, s’affublent de telles photos « montages » imageant des personnages censés les représenter, dans la plus complète immaturité.

S’agit t-il d’un signe de reconnaissance ? Premier piétinement de la dignité. 

 

Au-delà, vous remarquerez chez ces gens se revendiquant souvent « geeks », ou souvent « athées » (on se demande pourquoi, comme si une revendication d’absence de spiritualité avait lieu d’être),  la fuite du débat contradictoire, des textes insultants, moqueurs, scatologiques, des images d’étron ou de clowns parsemant moult tweets péremptoires et grossiers, des « GIF » (images animées destinées à se moquer de son interlocuteur). Patientes, patients, réveillez vous ! Tremblez ! Ces gens là, en roue (voilée) libre, incapables d’une remise en question, vous soignent comme s’ils jouaient dans un jeu vidéo !

Twitter est sans conteste l'un des plus violents réseaux sociaux, dont la brièveté des textes « postés » n’autorise que peu de nuance. Il en résulte parfois des situations extrêmement regrettables. A titre d’exemple, le docteur Nathan Peiffer Smadja s’est vu menacer de mort, avec divulgation de son numéro de téléphone, de son adresse suite à ses prises de position négatives sur le traitement du professeur Raoult. Nous condamnons sans réserve ces agissements nauséabonds, pensant que la controverse doit rester écrite ou verbale sur les bases d’un discours rationnel et dans la plus parfaite courtoisie.

Au-delà, il demeure important de comprendre pourquoi en est-on arrivé à ce tel déchaînement d’une violence inadmissible.

Nous trouvons ici et là, parmi des messages plus sérieux et scientifiques, des tweets que nous pouvons qualifier de déviants. Où la volonté d’avoir raison à tout prix conduit à dénigrer, insulter, rabaisser son contradicteur.

Ces propos irrespectueux continuent à l’égard du très respecté professeur Perronne, son aîné qu’il devrait considérer comme son maître. Bien entendu, nous ne lui demandons pas d’être d’accord, mais tout simplement dans une contradiction respectueuse.

Bien évidemment il y a une disproportion entre les propos, certes scandaleux, du docteur Nathan Peiffer Smadja et les conséquences (beaucoup plus graves) qu’il a subies.  Mais qui sème le vent sur des réseaux tels que Twitter comportant des milliers de « followers » (suiveurs) de toute éducation, et pour certains ayant des proches malades de la Covid-19, devrait-il s’étonner de récolter la tempête ?

Espérons plus de sagesse pour l’avenir.

Nous conclurons en appelant, dans la mesure de notre pouvoir d’influence, à une cessation immédiate de toute menace, ou acte mettant en danger le docteur Nathan Peiffer Smadja ou n’importe qui d’autre. Contrez les arguments qu’ils soient honnêtes, malhonnêtes, de bonne ou mauvaise foi par le dialogue raisonné, et si cela s’avère impossible par le plus profond des silences.

Auteur(s): Le collectif citoyen pour FranceSoir

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