M. Macron, il faut nommer un Clemenceau au gouvernement !

M. Macron, il faut nommer un Clemenceau au gouvernement !

Publié le 17/08/2021 à 12:50
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Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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CHRONIQUE - Le 16 novembre 1917, confronté à une situation militaire difficile, le président de la République, Raymond Poincaré, faisant fi de ses convictions personnelles, décide de faire appel à Georges Clemenceau. Il le désigne président du Conseil et ministre de la guerre.

Revenu au pouvoir, Clemenceau a pour seul programme de "faire la guerre". "Ma formule, dit-il, est la même partout. Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre". S'attachant à "demeurer avec le soldat, vivre, souffrir, combattre avec lui", Clemenceau incarne le sursaut national, apporte un soutien résolu à Foch, galvanise le pays et le conduit à la victoire.

En ce mois d'août 2021, nous sommes en 1917. Notre pays se trouve en effet à la croisée des chemins : ou bien le changement de politique sanitaire, ou bien l'enlisement dans la crise, l'option est sur la table. 18 mois après la déclaration de guerre au coronavirus lancée par le président Macron, après avoir pourtant creusé ses déficits d'une manière vertigineuse (180 milliards d'euros supplémentaires pour la seule année 2020), la France est loin d'avoir gagné la guerre, c'est-à-dire d'avoir maîtrisé la pandémie. Beaucoup plus grave encore, la crise sanitaire se double d'une crise morale et d'une grave crise de confiance. Le président de la République et son gouvernement seraient bien légers d'attribuer à l'humeur du moment des sondages qui en disent long sur l'état de la France, et ne sauraient tenir pour négligeable le fait que 43 % des Françaises et des Français estiment que leur pays se dirige vers une dictature.

Dans ces conditions, il ne sert à rien - sinon à mettre de l'huile sur le feu - que dans les allées du pouvoir, on laisse échapper intentionnellement des petites phrases du chef de l'État : "Il faut qu'on dramatise un peu pour que tout le monde se vaccine", ou encore : "Je ne lâcherai rien". L'histoire de la Vème République nous rappelle que, devant la réunion d'un million de personnes à Versailles en 1984, François Mitterrand a été contraint de retirer son projet de remise en cause de l'école libre, et de sacrifier son ministre de l'Éducation. Elle nous enseigne aussi qu'en 2006, Jacques Chirac a bien été obligé de renoncer à l'application de la loi sur le contrat première embauche (CPE) voulue par son Premier ministre, Dominique de Villepin, votée et même promulgué au Journal officiel.

Alors que, partout dans le monde, en particulier dans les États qui ont été les premiers à "vacciner" massivement leur population, il est maintenant considéré comme acquis que, dans la lutte contre la Covid-19, l'immunité de la population ne sera pas amenée par ces injections sur l'être humain - dont beaucoup de nos compatriotes savent désormais qu'elles ne sont pas sans risque, et sans risque grave, pour leur santé - le moment est venu d'en tirer les conséquences. La formule de Sénèque : "L'erreur est humaine, persévérer est diabolique" est d'une actualité brûlante. Et à l'absurde, nul n'est tenu.

Prenant acte de l'échec du "tout vaccin", le moment est clairement venu de changer de politique sanitaire. Toutes celles et tous ceux qui ont conduit le pays à la situation chaotique dans laquelle il se trouve doivent être renvoyés à leurs chères études. S'il est vrai qu'on ne change pas d'équipage au milieu du gué, il ne saurait en être de même face à un constat d'échec sévère : la mortalité liée au Covid-19 en France est indigne d'un pays développé.

Il est impératif, et d'une urgence absolue, que la politique du soin succède à la politique du vaccin. Sauf à être d'une mauvaise foi à toute épreuve, sauf à être dans la main des laboratoires qui tiennent absolument à placer leur production, alors qu'elle ne répond à aucun des deux critères d'un vaccin : empêcher d'attraper la maladie et empêcher de la transmettre, il est désormais certain que des traitements précoces ont fait la preuve de leur efficacité en même temps que de leur innocuité : l'hydroxychloroquine, l'azithromycine, l'ivermectine par exemple.

Au sein du pouvoir, comme dans ses Conseils - scientifique ou non - il est bien clair que des relèves doivent être assurées si l'on entend gagner la guerre contre le virus et ses variants. C'est au président de la République d'en prendre l'initiative, de faire appel aux femmes et aux hommes acquis à la cause du traitement de la maladie par le soin. 

Il faut changer l'équipe qui est à la tête de la France. C'est maintenant qu'il faut nommer un Clemenceau au gouvernement, avec pour seul programme : soigner les Françaises et les Français, en mettant les médecins traitants en première ligne pour "faire la guerre", et avec pour seule méthode : "demeurer auprès des soignants, vivre, souffrir, combattre avec eux".

Ainsi, et ainsi seulement, notre pays pourra-t-il retrouver la liberté, l'espérance, la concorde entre les citoyens qui sont indispensables à l'aube d'une campagne présidentielle. Si le pouvoir devait persister dans l'erreur, compter sur la lassitude du peuple et des travailleurs qui refusent, à bon droit, une injection aventureuse et au surplus inefficace, alors les craintes formulées il y a quelque temps par un ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, pourraient bien s'avérer prémonitoires : "Avec Macron, ça peut mal finir". 

La France n'a certainement pas les moyens d'une crise sociale majeure, qui n'épargnerait pas son économie déjà gravement endommagée par les confinements à répétition, et qui fracturerait davantage encore une nation fragilisée par les 18 mois qu'elle vient de traverser. Le président de la République a le devoir de servir l'intérêt national, d'entendre le peuple français, de travailler à son rassemblement.

Auteur(s): Alain Tranchant, pour FranceSoir

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