Grève des enseignants le 13 janvier contre l'allègement du protocole sanitaire dans les écoles

Grève des enseignants le 13 janvier contre l'allègement du protocole sanitaire dans les écoles

Publié le 11/01/2022 à 15:55
AFP
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Auteur(s): FranceSoir
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Invité hier soir à 20 h sur le plateau de TF1, Jean Castex a dévoilé un nouvel « allègement du protocole sanitaire pour les écoles ». C'est le quatrième changement de protocole depuis le 3 janvier 2022. Les enseignants ne s'habituant pas à la cacophonie gouvernementale, ils sont nombreux à s'être déclarés grévistes pour le jeudi 13 janvier. Un appel qui avait été lancé vendredi dernier par deux syndicats majoritaires de l'Éducation nationale (Snuipp-FSU et SE-Unsa). Étonnement, il ne s'agit pas tant de réclamer la paix, ou la liberté, sinon de demander au gouvernement plus de moyens pour plus de sécurité.


Dessin de presse par Encr, pour FranceSoir

Un protocole sanitaire incompréhensible

Pendant ces deux dernières années de crise, les écoles ont le plus souvent été maintenues ouvertes, sous contraintes. Sur ce point, la stratégie gouvernementale n'a pas changé : « Face à Omicron, notre stratégie est de tester et prendre des précautions pour ne pas fermer les écoles », annonçait le Premier ministre hier soir. Il s'agit d'un des rares cas pour lesquels la panique n'est pas de mise. Ce qui change :

  • Les parents dont les enfants sont cas contact pourront attendre la fin des cours pour venir les chercher ;
  • Si besoin est, les enfants pourront être testés grâce à trois autotests au lieu d'un PCR et deux autotests ;
  • Une seule attestation de négativité suffira pour retourner à l'école.

Notons que cet allègement ne concerne pas les enfants de plus de 12 ans n'ayant pas un schéma vaccinal complet. Eux, en plus de se voir refuser les sorties ou autres activités extra-scolaires soumises au passe sanitaire, doivent continuer à suivre les règles plus strictes.

D'autres mesures ne changent pas, telles que le port du masque obligatoire en intérieur comme en extérieur ou encore la prohibition des « moments de convivialité ». Selon Jean-Michel Blanquer l'objectif est de « faciliter la vie des parents ». Quid des enfants ? Quoi qu'il en soit, c'est une idée qui n'a pas l'air de plaire aux enseignants. Le Snuipp déclarait que « le choix politique du gouvernement est bien d’assurer l’accueil des élèves, pour permettre aux parents d’aller travailler, aux dépens de la santé des personnels, de celle des enfants, de leurs familles. »

#Grève13Janvier : manifester pour revendiquer plus de sécurité

Dans les « Tendances France » de Twitter, le mot-dièse #Grève13Janvier prend de l'ampleur. Les participants, outre des déclarations plus claires, réclament davantage de sécurité sanitaire :

  • Le retour à la règle « un cas positif entraîne la fermeture de la classe » ;
  • L’isolement des cas contacts intrafamiliaux ;
  • Une politique de tests préventifs hebdomadaires salivaires systématiques ;
  • Équiper le personnel de masques chirurgicaux et FFP2 pour ceux qui le souhaitent ;
  • Fournir des autotests aux adultes ;
  • Équiper les salles de classe et de restauration en capteurs de CO₂.

Pour une fois que le gouvernement fait montre d'un peu de souplesse, lui qui est pourtant enclin à l'autoritarisme sanitaire de façon générale, l'on réclame qu'il resserre la vis. Une position qui ne fait pas l'unanimité dans le corps enseignant :

En plus des conditions sanitaires, la grève vise aussi à souligner le manque de communication et de considération du gouvernement dont les enseignants pâtissent. Plusieurs élus, parmi lesquels Sabine Rubin (députée LFI) et Annie Genevard (députée LR), ont récemment appuyé sur ce point pendant les débats, déplorant le fait que les changements soient pris à la dernière minute et annoncés sur les médias, sans même prévenir les enseignants en amont.

 NDLR : cet article a été modifié le 12/01/2022 à 11 h 55.

Auteur(s): FranceSoir

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