Affaire Baupin: pour Hidalgo, "à chaque fois qu'il y a harcèlement, il faut condamner"

Affaire Baupin: pour Hidalgo, "à chaque fois qu'il y a harcèlement, il faut condamner"

Publié le 07/03/2017 à 10:51 - Mise à jour à 11:03
©Bertrand Guay/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Suite à la décision de la justice de classer sans suite l'affaire Baupin, Anne Hidalgo a tenu à réagir ce mardi au micro d'Europe 1. Pour la maire de Paris, la justice devrait être plus ferme et réagir "plus vite et plus tôt" lorsqu'il y a harcèlement.

Au lendemain du classement sans suite de l'affaire Baupin, Anne Hidalgo a tenu à réagir ce mardi 7 au micro d'Europe 1, se prononçant pour une action plus rapide et plus ferme de la justice en matière de harcèlement."Je ne me prononcerai pas à la place de la justice mais oui, à chaque fois qu'il y a harcèlement, il faut réagir plus vite et plus tôt. Et aussi condamner", a déclaré la maire de Paris estimant qu'il s'agissait d'une "affaire sérieuse".

Pour rappel, la justice s'était saisie le 10 mai 2016 d'une enquête pour "agressions, harcèlement sexuels et appels téléphoniques malveillants" suite aux accusations lancées par huit femmes, quatre anonymes et quatre élues écologistes: Isabelle Attard, Elen Debost, Véronique Haché et Sandrine Rousseau. Rapidement, d'autres femmes avaient pris le relai, dénonçant elles aussi les agissements de Denis Baupin (ex-EELV). Dans la plupart des cas, les faits qui lui étaient reprochés portaient sur une période allant de 1990 à fin 2013.

Au cœur d'un scandale et surnommé "le DSK des Verts", Denis Baupin a toujours nié les faits d'agression sexuelle et contesté les accusations de harcèlement sexuel, soutenant que "s'il avait pu envoyer des messages à certaines femmes, il s'agissait de séduction réciproque ou de jeu". Malgré tout, l'affaire l'avait contraint à démissionner de son poste de vice-président à l'Assemblée nationale tout en conservant son siège de député.

Le dénouement de cette enquête a finalement eu lieu lundi. Près d'un an après les révélations de Mediapart et France Inter, le parquet de Paris a considéré que si certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement", ils étaient cependant "prescrits". En effet, pour ce type de délit, la prescription était de trois ans mais vient d'être doublée grâce à la loi du 16 février dernier. Suite à quoi, Denis Baupin a accueilli la décision avec "satisfaction", tout en disant regretter "que la prescription s'appliquant à certaines des accusations constitue une entrave au rétablissement de la vérité alors même que son nom et son honneur ont été bafoués".

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"A chaque fois qu'il y a harcèlement, il faut réagir plus vite et plus tôt", a déclaré Anne Hidalgo.

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