Affaire Benalla: Mélenchon s'interroge sur l'existence d'une police parallèle (vidéo)

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Affaire Benalla: Mélenchon s'interroge sur l'existence d'une police parallèle (vidéo)

Publié le 19/07/2018 à 19:44 - Mise à jour à 19:52
© Eric FEFERBERG / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de France-Soir
-A +A

Jean-Luc Mélechon aurait reconnu un troisième homme sur la vidéo mettant en cause Alexandre Benalla et Vincent Crase. Il dit avoir croisé cette personne lors de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll, en mars dernier.

On savait déjà que les collaborateurs du président de la République Alexandre Benalla et Vincent Crase avaient pris part le 1er mai dernier à des violences contre un manifestant place de la Contrescarpe (5e arr.) à Paris. Plane désormais l'ombre d'un troisième homme, comme l'a fait remarquer Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale ce jeudi 19.

"Sur une photo, j'ai reconnu formellement l'homme qui m'a demandé, ainsi que mes camarades parlementaires, de me retirer de la marche silencieuse (en hommage à Murielle Knoll) où nous avons été agressés par des membres de la Ligue de défense juive", a expliqué Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon dit avoir reconnu cet individu à côté d'Alexandre Benalla au moment où "ils interceptent une jeune femme", quelques instants avant que le chargé de mission de l'Elysée ne tabasse un manifestant au sol rue de la Contrescarpe, le 1er mai dernier, alors "qu'il n'avait aucune responsabilité pour le faire". Sur la vidéo des faits, l'homme reconnu par le leader des Insoumis apparaît également furtivement dans les dernières images, à l'arrière plan.

"Est-ce qu'à côté des services de sécurité de l'Etat, qui n'ont jamais été défaillants, il y a un groupe privée qui s'est auto-attribué le rôle de protection du chef de l'Etat et d'infiltration des manifestations?", s'est interrogé Jean-Luc Mélenchon. Et de poursuivre, en réponse aux huées des députés de la majorité: "ces questions dépassent nos formations politiques, il en va du bien de l'Etat et de l'autorité que l'on reconnait de l'usage de la violence par la police", avant d'appeler le ministre Gérard Collomb à venir s'exprimer sur le sujet.

Voir aussi - Affaire Alexandre Benalla: la stratégie catastrophique de l'Elysée

Plus tôt dans la journée, le député des Bouches-du-Rhône avait expliqué que "l'autorité de l'État a été engagée d'une manière tellement ample, tellement forte que la sanction doit être exemplaire. Elle doit le concerner lui, tous ceux qui ont des activités invisibles de cette nature et évidemment ses chefs".

La journée a d'ailleurs été particulièrement mouvementée au Palais Bourbon. Débats chaotiques, suspensions de séance à rallonge, demandes de commission d'enquête des oppositions: le "scandale d'Etat" de l'affaire Benalla a parasité les débats déjà compliqués sur la réforme constitutionnelle. En fin de journée, de guerre lasse, François De Rugy a accepté la création d'une enquête parlementaire sur cette affaire.

Signe de la gêne particulièrement importante de l'exécutif, Emmanuel Macron, en déplacement toute la journée en Dordogne, n'a pas réagi pour commenter l'affaire malgré les multiples sollicitations des journalistes.

Lire:

Quand l'affaire Benalla parasite les débats à l'Assemblée

Affaire Benalla: Macron sous pression, la justice saisie

Affaire Benalla: Benalla et Crase armés pendant la manifestation du 1er mai?

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Jean-Luc Mélenchon s'est interrogé sur l’existence d'une police parallèle.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-