Affaire Théo et violences urbaines: Cazeneuve pointe les responsabilités de la droite

Affaire Théo et violences urbaines: Cazeneuve pointe les responsabilités de la droite

Publié le 14/02/2017 à 13:49 - Mise à jour à 13:51
Philippe Wojazer / Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Alors que la droite dénonce la gestion des violences urbaines consécutives à l'affaire Théo, Bernard Cazeneuve a répondu qu'il était en train de "reconstruire" une police qui a selon lui fait les frais des choix budgétaire du précédent quinquennat.

Bernard Cazeneuve a fait valoir ce mardi 14 au micro de Sud Radio qu'il était "long de reconstruire une police", en réponse aux critiques contre le gouvernement sur la gestion des incidents en banlieue parisienne.

"C'est long de reconstruire une police quand on a supprimé des effectifs par milliers, quand on a réduit ses crédits de plus de 15%, quand on a supprimé la police de proximité", a lancé le Premier ministre, visant le bilan de la droite sur la sécurité, dans un entretien enregistré lundi 13 soir à Berlin, où il est en déplacement, et diffusé mardi matin.

"Nous sommes en train de reconstruire tout ça, pas à pas, ça prend du temps", a affirmé M. Cazeneuve, alors que le Front national accuse le gouvernement de "laxisme" et que la droite critique son "absence".

"Ça implique qu'on ait un sens rigoureux de ce que doit être l'ordre républicain, ça implique que l'on soit intraitable sur la nécessité du respect mutuel et ça implique que l'on fasse les choix budgétaires que nous avons faits", a poursuivi le Premier ministre.

"Je ne vais pas rentrer dans des polémiques de ce type", a-t-il dit, pointant "des outrances qui seront d'autant plus convoquées que les candidats (à la présidentielle, NDLR) qui les convoqueront seront en difficulté".

"Ce n'est pas nous qui avons supprimé 13.000 emplois dans la police, dans la gendarmerie, nous en avons créé 9.000, il faut qu'il y ait du respect mutuel et ce n'est pas nous qui attisons les tensions", a-t-il accusé.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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"Ce n'est pas nous qui avons supprimé 13.000 emplois dans la police, dans la gendarmerie", a répondu Bernard Cazeneuve.

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