Alain Juppé affirme, dans une interview, qu'il "ne vend pas la peau de l'ours"

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Alain Juppé affirme, dans une interview, qu'il "ne vend pas la peau de l'ours"

Publié le 06/10/2016 à 09:58
©Christophe Ena/AP/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Dans une interview pour le magazine "Paris Match", Alain Juppé tout en se félicitant de la dynamique du moment, se refuse à trop d'optimisme. "Rien n'est joué jusqu'au dernier jour" explique-t-il.

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite pour 2017, se félicite des ralliements engrangés ces derniers jours mais "ne vend pas la peau de l'ours", dans un entretien à l'hebdomadaire Paris Match à paraître jeudi 6.

"Je ne vends pas la peau de l'ours. D'autant qu'il y en a plusieurs sur mon chemin et, lors de mon séjour au Canada, j'ai appris à me méfier d'eux", déclare l'ancien Premier ministre, qui avait quitté la France, après sa condamnation en 2004, pour aller vivre avec sa famille et enseigner au Québec (2005-2006).

"Les sondages vont et viennent mais mon socle n'a pas bougé depuis deux ans. Le +blast+ qui devait, prétendument, m'emporter n'a produit aucun effet", ironise-t-il dans une allusion aux propos de son rival Nicolas Sarkozy, qui lui avait prédit un "blast" dévastateur lors de son entrée en campagne.

Le maire LR de Bordeaux est donc "confiant" mais il "sait que rien n'est joué jusqu'au dernier jour".

M. Juppé a engrangé mercredi un soutien de poids et assez inattendu en la personne de l'ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, Hubert Falco, maire de Toulon et président de la fédération LR du Var. Une région où la plupart des ténors LR ont choisi de soutenir Nicolas Sarkozy.

"Si je m'engage aujourd'hui aux côtés d'Alain Juppé, c'est parce qu'il me semble le plus apte à gagner la présidentielle. Il a l'autorité, la sagesse, l'expérience et la fermeté nécessaires", déclare M. Falco dans un entretien au Figaro daté de jeudi 6.

Hubert Falco a "conscience" que son choix détonne dans une région où la plupart des ténors LR ont choisi de soutenir Nicolas Sarkozy et il "l'assume pleinement". "Je ne m'engage pas en fonction du choix de mes amis Christian Estrosi ou Jean-Claude Gaudin", ajoute-t-il.

S'il l'emporte en 2017 face à Marine Le Pen, Alain Juppé mettra-t-il en place un gouvernement d'union nationale? "Il faut d'abord remporter la primaire" des 20 et 27 novembre, souligne-t-il avant d'ajouter: "J'ignore s'il faudra un gouvernement d'union nationale mais je sais qu'un très large rassemblement sera nécessaire" car "on ne réforme pas dans le clivage et la stigmatisation de l'autre".

Interrogé sur le ralliement de François Baroin à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé répond que "sa décision (l')a surpris". "Je me souviens qu'un jour il est venu me voir pour me dire +Je vais quitter l'UMP. Je n'en peux plus de cette dérive droitière+", confie-t-il.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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"Mon socle n'a pas bougé depuis deux ans" se félicite Alain Juppé.

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