Benoît Hamon: "une victoire pour Jean-Christophe Cambadélis, une défaite pour moi"

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VL
Publié le 29 mai 2015 - 10:33
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Benoît Hamon, député des Yvelines.
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Pour Benoît Hamon
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L'ancien ministre de l'Education et député (PS) des Yvelines Benoît Hamon était ce vendredi l'invité de RTL. Il a reconnu la défaite des frondeurs dans la course au poste de premier secrétaire du PS et s'est réjoui du "premier pas" de l'assemblée nationale pour reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.

Eric Woerth, blanchi dans l'affaire Bettencourt, demande des excuses aux parlementaires qui ont mis sa parole en doute.

"Il a été relaxé donc il était innocent. Il faut prendre ce jugement pour ce qu'il est. On était dans un contexte politique qui réunissait plusieurs affaires. J'imagine qu'il est assez légitime à dire que, son honneur ayant été bafoué, il veuille rappeler à ceux qui l'ont bafouée qu'il était innocent".

"Je pense que nous (la classe politique, NDLR) faisons baisser le niveau quand à force de joutes on s'attache à l'écume des choses. J'ai reconnu que nous avions éreinté Nicolas Sarkozy à notre époque (sous sa présidence, NDLR). J'ai pu dire, comme beaucoup d'autres, des mots qui ont pu blesser mes adversaires politiques, et si c'est le cas je le regrette".

 

L'Assemblée nationale ouvre la possibilité de reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques comme le burn-out.

"C'est un premier pas mais on peut aller plus loin. On estime que ce sont 3,2 millions de Français qui sont concernés. Le burn-out n'est pas encore inscrit dans le tableau des maladies professionnels. Il faut obtenir à moyen terme son inscription".

"Les conditions pour que cette maladie soit reconnue sont telles qu'ils y a quelques dizaines de cas en France contre plusieurs milliers en Belgique".

"Un rapport sera fait pour qu'il soit reconnu comme maladie professionnelle et financé par la branche accident du travail de la sécurité sociale financée par les entreprises. Notre but n'est pas qu'elles payent mais qu'elles préviennent".

"On est potentiellement sur des milliers de cas. Est-ce irrationnel de dire que quand les stratégies (des entreprises, NDLR) conduisent les salariés à être broyés, malades, c'est à l'entreprise de payer? Ça peut aussi concerner des cadres, des chefs d'entreprises, ce n'est pas qu'une maladie de simple exécutants".

 

L'élection de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire du Parti socialiste, une défaite pour lui et les frondeurs?

"Je le félicite. C'est le premier secrétaire du parti auquel j'appartiens. Je soutenais Christian Paul. Je pense qu'il faut une inflexion de la politique sociale. C'est une victoire pour Jean-Christophe Cambadélis. C'est une défaitre pour moi si vous voulez, mais je pense que l'important c'est de se souvenir des idées (défendues par les frondeurs, NDLR)".

 

Le scandale de la Fifa.

"On ne va pas faire semblant d'être surpris. Imaginer que de telles compétitions avec de tels enjeux économiques étaient organisées sans corruption ne surprend que les naïfs".

 

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