Candidature LR: Ciotti et Pécresse qualifiés pour le deuxième tour

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Par Claire GALLEN - Paris (AFP)
Publié le 02 décembre 2021 - 02:38
Mis à jour le 03 décembre 2021 - 00:54
Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse)
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Les prétendants à l'investiture LR pour la présidentielle - Eric Ciotti, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin et Xavier Bertrand - sur le plateau de BFMTV le 14 novembre 2021 à Paris
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Les prétendants à l'investiture LR pour la présidentielle - Eric Ciotti, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin et Xavier Bertrand - sur le plateau de BFMTV le 14 novembr
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Double surprise au premier tour du congrès LR: Eric Ciotti s'est qualifié pour le second tour où il affrontera Valérie Pécresse, tandis que Xavier Bertrand, qui passait pour le mieux placé à droite, a été éliminé, comme Michel Barnier.

Le député des Alpes maritimes, tenant d'une ligne droitière, a recueilli 25,6% des voix, devançant de peu la présidente de l'Ile-de-France, qui a totalisé 25% des suffrages sur sa ligne de "compétence" et "d'ordre".

Parti avec le statut de favori mais affaibli après les débats télévisés, l'ex-négociateur européen du Brexit Michel Barnier a recueilli 23,9% des voix. Xavier Bertrand n'est arrivé que quatrième avec 22,4%, ses appels au rassemblement n'ayant visiblement pas réussi à effacer son départ fracassant du parti en 2017. Le challenger Philippe Juvin n'a fait que 3,1% des voix.

Tous trois ont très rapidement appelé à voter pour Valérie Pécresse au nom du "rassemblement", MM. Bertrand et Juvin figurant ostensiblement à ses côtés lors de sa première conférence de presse. Comme le président du Sénat Gérard Larcher dans la soirée.

Se retrouveront au second tour deux candidats, aux profils distincts, qui ont brièvement débattu jeudi soir sur BFMTV.

La présidente de l'Ile-de-France, 54 ans, "bosseuse" méthodique et attachée aux valeurs républicaines, est la seule femme en lice, et espère décrocher l'investiture avec une ligne libérale sur l'économie et ferme sur le régalien.

"Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron", a-t-elle affirmé jeudi, en assurant que "du côté de l'Elysée, ils vont devoir réécrire leur scénario" d'un deuxième tour face à l'extrême droite.

La droite républicaine "n'a jamais eu de candidate femme, c'est un tabou à briser", a-t-elle ensuite affirmé sur CNews.

En face, Eric Ciotti, 56 ans, qui "ne s'excuse pas d'être de droite", prône la "rupture" notamment sur le régalien, avec des propositions choc: priorité nationale sur l'emploi et le logement, retour au droit du sang, "Guantanamo à la française"... propres à séduire l'aile dure de LR tentée par Eric Zemmour.

Un positionnement "trop proche du macronisme ne permettra en aucun cas de battre le président de la République sortant", a insisté M. Ciotti, après sa qualification sur laquelle "peu de commentateurs auraient parié".

Pour lui, la droite "ne pourra pas gagner" si elle "ne va pas chercher une partie de l'électorat" de Marine Le Pen et du polémiste d'extrême droite Eric Zemmour.

Ce dernier, qui ne cache pas sa proximité avec le député, a félicité Eric Ciotti sur Twitter, en assurant: "le RPR n'est pas mort!"

Avant même le résultat, l'évocation d'Eric Ciotti faisait d'ailleurs grincer des dents: le maire LR de Saint Etienne Gaël Perdriau a affirmé qu'il ne soutiendrait pas Eric Ciotti s'il venait à gagner le congrès.

"Je ne lui apporterai pas mon soutien", a également assuré l'UDI François Sauvadet, tandis que le président du Nouveau centre Hervé Morin disait sa préférence pour les autres candidats.

Marine Le Pen a elle ironisé sur "la revanche de la ligne Wauquiez".

- "Rassemblement" -

Pour Xavier Bertrand, la chute est sévère. "Je n'ai pas réussi à convaincre", a-t-il reconnu jeudi, en assurant que "maintenant le plus important est le rassemblement".

Le vote pour le deuxième tour commencera vendredi à 08h00 et se terminera samedi à 14H00, avant l'annonce des résultats vers 14H30.

L'entre-deux tours avait été conçu volontairement bref, pour éviter tout "sang sur les murs" selon le porte-parole du parti Gilles Platret.

Car LR, échaudé par les divisions de la primaire de 2016 suivies d'une élimination historique au premier tour de la présidentielle, sait que son avenir de grand parti à vocation gouvernementale est en jeu.

La droite reste aujourd'hui distancée dans les sondages par Emmanuel Macron et l'extrême droite.

A gauche, le chef de files des Insoumis Jean-Luc Mélenchon a déploré la "fin de la droite de tradition républicaine" et l'ancien patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a assuré que "Ciotti en tête c’est la conversion des Républicains aux thèses Zemmour/Le Pen".

Un durcissement qui pourrait inciter une partie de l'électorat LR à passer à la macronie: mercredi déjà, le maire (ex-LR) de Nice Christian Estrosi a rejoint Horizons, le mouvement de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe (ex-LR lui aussi).

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