Commando Hubert, l'élite des forces spéciales françaises qui a libéré les otages

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La rédaction de France-Soir
Publié le 11 mai 2019 - 14:15
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Des commandos de Marine en exercice opérationnel.
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©Fusiliers marins et commandos de Marine/Facebook
Le commando de marine "Hubert" est considéré comme l'élite des forces spéciales françaises (illustration).
©Fusiliers marins et commandos de Marine/Facebook

Deux membres du commando Hubert ont été tués dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 lors d'une opération de libération d'otages au Burkina Faso. Cette unité est considérée comme l'élite des forces spéciales françaises.

La mort de deux militaires, membres du commando Hubert, lors d'une opération de libération d'otages au Burkina Faso, a mis en lumière cette unité d'élite considérée comme la fine fleur des forces spéciales françaises. Deux de ses membres, le Maître Cédric de Pierrepont et le Maître Alain Bertoncello, ont été tués dans l'opération.

Cette unité fait partie des commandos de marine, les "bérets verts" dont les origines remontent aux fusiliers marins de la France libre. Son nom est d'ailleurs un hommage à l'un des membres du fameux commando Kieffer, Augustin Hubert, mort le jour du Débarquement. 

Il fait partie des sept unités de commandos de marine et des cinq commandos de groupe de combat (avec Jaubert, Trépel, de Montfort et de Penfentenyo) les deux autres (Kieffer et Ponchardier) étant des commandos d'appui. 

Voir: La libération d'otages, une opération à haut risque

Les cinq unités de combat dont fait partie le commando Hubert sont formées selon le ministère des Armées au "combat commando, renseignement, action d'environnement (formation, conseil...), et à tous les modes d'infiltration terrestres, nautiques et aéronautiques". Le commando Hubert dispose par ailleurs de compétences spécifiques en matière de contre-terrorisme et  libération d'otages, comme les militaires des groupes Jaubert et Trépel. Mais seuls les membres du commando Hubert disposent en plus d'une formation comme nageurs de combat et d'action sous-marine. 

Ces compétences multiples et uniques ont forgé sa réputation du commando de combat le plus difficile à intégrer, et donc fait de sa centaine de membres l'élite des forces spéciales françaises. 

Le commando Hubert avait joint la "Task Force Sabre" qui traque les terroristes au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane. 

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