De Rugy sur BFM: l'ancien ministre s'estime victime d'une vengeance

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La rédaction de France-Soir
Publié le 30 juillet 2019 - 13:41
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François de Rugy lors d'un déplacement à Niort, le 11 juillet 2019
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© GEORGES GOBET / AFP
François de Rugy attaque violemment la presse et évoque une vengeance politique.
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Lundi 29, François de Rugy était au micro de BFM pour réagir aux rapports d'enquête de l'Assemblée nationale le dédouanant de la majorité des dépenses épinglées dans la presse. L'ancien minisre s'estime la cible d'une vengeance.

"Libéré du poids de l’infamie", c’est ainsi que s’est présenté l’ancien ministre François de Rugy, lundi 29 au micro de BFM, pour venir commenter les deux rapports d’enquête de l’Assemblée l’ayant majoritairement disculpé des soupçons de dépenses somptuaires et privées lors de repas et de rénovation de son logement de fonction.

La ligne de défense de l’ex-ministre de la Transition écologique est maintenant immuable: "Les dîners en question étaient bien des dîners professionnels" et "les travaux réalisés étaient justifiés". Celui qui reste toujours député (il retrouvera son siège en août) s’est alors fendu d’une attaque en règle contre les médias, et notamment contre Mediapart et Paris Match, qui l’auraient, selon lui, "jeté en pâture après avoir basculé" dans le domaine de l’émotionnel.

Quant aux mets coûteux qui ornaient donc ces repas professionnels –homards et grands crus en tête– l’ancien membre du gouvernement assure ne pas être responsable. "On ne vous demande jamais si vous voulez du homard, du vin. Moi je n'ai jamais demandé... Ce sont les services de la restauration qui choisissent.  Et c'est un regret que j'ai de ne pas avoir codifié les choses, car cela m'aurait évité bien des critiques. C'est une tradition française d'avoir des chefs cuisiniers, celui de l'Assemblée nationale est en poste depuis 20 ans et ce n'est pas moi qui l'ai recruté" explique-t-il.

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François de Rugy enfin ne cache pas sa petite idée de la cause de ces révélations à son encontre: la vengeance. Pour quel motif ? Il soupçonne les réformes qu’il a mise en œuvre lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale (2017-2018), notamment en terme de contrôle sur les dépenses de frais de mandat, lui auraient attiré des inimités profondes. "Beaucoup m'en ont voulu et ont profité de cette séquence, se sont engouffré dans la brèche médiatique qui avait été ouverte par Mediapart pour se venger" assure-t-il, se targuant d’avoir contribué par son action à la baisse notable des frais de réception et de déplacements.

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