Décès de Hubert Haenel, membre du Conseil constitutionnel et ancien sénateur

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AZ
Publié le 12 août 2015 - 09:23
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Hubert Haenel en février 2010.
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Hubert Haenel est décédé lundi 10 au soir des suites d'une longue maladie.
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Membre du Conseil constitutionnel et ex-sénateur d'Alsace, Hubert Haenel est décédé lundi soir à l’âge de 73 ans des suites d'une longue maladie. Depuis l’annonce de sa mort, les hommages de la classe politique ne cessent d’affluer, notamment sur les réseaux sociaux.

Triste nouvelle dans le monde politique. Hubert Haenel, membre du Conseil constitutionnel et ancien sénateur RPR puis UMP est décédé lundi 10 au soir à Paris à l’âge de 73 ans. Cet homme, qui s’est éteint des suites d’une longue maladie, a été salué par la classe politique comme un "grand juriste" et un "homme de convictions".

Des hommages à la hauteur de son parcours professionnel. Né le 20 mai 1942 à Pompey (Meurthe-et-Moselle), ce licencié en droit a été élu maire de Lapoutroie (Haut-Rhin) en 1977 sous l’étiquette RPR, puis est devenu sénateur du Haut-Rhin de 1986 à 2010. Il a également travaillé au ministère de la Justice, au Conseil supérieur de la magistrature puis au Conseil d’État avant d’être nommé au Conseil constitutionnel en février 2010 par le président du Sénat Gérard Larcher. 

Depuis l’annonce de son décès, les messages de sympathie ne cessent de se multiplier. Au plus proche de lui pendant les dernières années de sa carrière, le président du Sénat a salué la mémoire d’un homme qui "incarnait un gaullisme moderne et européen", ainsi qu’un "grand connaisseur du statut de la magistrature et des questions ferroviaires".

Le président François Hollande a lui aussi souhaité rendre hommage à ce personnage de la Ve République par le biais d'un communiqué. Pour lui, la République a perdu "un grand juriste", la France "un patriote sincère" et l’Alsace "un élu jovial et proche des gens". Même discours pour Nicolas Sarkozy, le président du parti Les Républicains, qui estime que "La République perd aujourd’hui un homme de convictions, européen convaincu, fin juriste et profondément humaniste".

Le Conseil constitutionnel, qui a annoncé son décès, l'a quant à lui décrit comme un homme qui "avait su imprimer sa personnalité et son sens de l'équilibre des pouvoirs publics". Le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, a tenu à adresser "ses plus vives condoléances à l'ensemble de sa famille et à ses proches".

 

 

 

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