EN DIRECT - Élections régionales: 7 régions pour la droite, 5 pour la gauche

EN DIRECT - Élections régionales: 7 régions pour la droite, 5 pour la gauche

Publié le 13/12/2015 à 17:13 - Mise à jour à 22:11
©Stéphane Mahé/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Quatre semaines après les attentats de Paris, plus de 45 millions de Français étaient appelés à voter ce dimanche au premier tour des élections régionales. La droite remporterait 7 régions, la gauche 5 et le Front national aucune. Suivez en direct ce scrutin sur "FranceSoir".

> Fin de ce direct. Merci de l'avoir suivi, retrouvez la synthèse de ce second tour ici, et le reste de l'actualité en continu sur FranceSoir.

 

22h11

De son côté, Claude Bartolone, candidat de gauche défait en Ile-de-France, a commencé par féliciter son ancienne adversaire avant de saluer ses partisans:

"Je remercie sincèrement tous les Franciliens qui ont apporté leur confiance en notre liste au premier comme au second tour. J’ai donné tout mon énergie, toute ma force pour tenter de faire gagner cette région difficile. Je salue mes partenaires communistes, écologistes, Front de gauche, écologistes et citoyens. Je remercie les uns et les autres d’avoir su dépasser nos différences pour parvenir à l’unité. Une nouvelle majorité va s’installer. En républicain, je lui souhaite bonne chance, il s’agit avant tout de la réussite de tous les Franciliens".

"Comme prévu, je remettrai mon mandat de président de l’Assemblée nationale à la disposition de Bruno Le Roux (chef des députés PS, NDLR). Les députés diront s’ils souhaitent que je poursuive la responsabilité qu’ils m’ont confiée". 

22h03

Tout sourire à l'annonce de sa victoire contre Claude Bartolone, Valérie Pécresse a pris la parole en s'adressant aux électeurs:

"Vous avez choisi d'apporter une majorité de vos suffrages au changement en Ile-de-France. Je tiens à vous en remercier chaleureusement. J'ai bien conscience d'avoir rassemblé des voix qui viennent de tous les horizons politiques et qui attendent beaucoup de nous".

"Chers Franciliens, vous avez choisi d'apporter une majorité de voix au changement".

"Je sais que vous attendez désormais non pas des déclarations d’amour mais des preuves d'amour. Nous allons tout donner pour vous".

"Dès vendredi prochain, je déploierai un bouclier de sécurité autour de la région. Je serai la présidente de tous les Franciliens, je n'oublierai aucun territoire Je serai une femme libre, ni la femme d'un camp ni d'un parti".

 

21h33

Selon le ministère de l'Intérieur, c'est finalement Hervé Morin (LR-UDI) qui l'emporterait de peu en Normandie. L'ancien ministre de la Défense récolte 36,49% des suffrages contre 35,93% pour le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol.

 

21h20

A 21h20, TNS-Sofres donne une nouvelle estimation pour l'Ile-de-France, qui confirmerait celle de deux autres instituts de sondage: Valérie Pécresse (droite) l'emporterait avec 44% des voix face à Claude Bartolone (gauche) estimé à 42%.

 

21h17

En Corse, c'est le candidat régionaliste et maire de Bastia, Gilles Simeoni, qui gagnerait avec 35,5% des voix contre 30% pour la gauche, 27% pour la droite et 8,4% pour le Front national. 

 

21h15

Selon une estimation TNS-Sofres pour TF1 à 21h15, incertitude en Ile-de-France: la candidate de droite Valérie Pécresse et le candidat de gauche Claude Bartolone sont crédités de 43% des voix chacun, devant le candidat FN Wallerand de Saint-Just loin derrière (14%).

 

21h12

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s'est livré au périlleux exercice de l'anaphore:

"D’abord ce que je ne veux pas de mon pays: une France repliée sur elle-même qui offrirait à notre jeunesse un véritable contresens. Mon idée de la France, c’est une France moderne, compétitive, avec un Etat fort, fidèle à ses valeurs, à son histoire, à sa culture. Mon idée de la France est une France de la confiance, qui ait confiance en elle-même et qui fait confiance à tous ses talents. C’est cette France que je veux construire avec tous les Français."

 

21h

Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis a modéré sa joie:

"Pour le PS, c'est un succès sans joie. Notre pays est en état d’urgence, nous portons le deuil du sang de nos compatriotes. Sans joie, parce que l’abstention est encore trop forte. Sans joie parce que des candidats de gauche ont dû se retirer en vue du second tour. Ils sont fait preuve d’un immense sens du courage, l’honneur de celles et ceux qui combattent des convictions plutôt que pour des fonctions. Les conditions ne doivent pas se rééditer".

"Ce soir, je m'adresse à la droite qui n'a pas fait le grand chelem souhaité. La droite républicaine ne peut plus rester dans cette brume des mots et le brouillard des idées, dans cette droite qui veut à la fois le soutien des républicains et du FN".

"Ce soir, c'est clair, une majorité de France ne veut pas du Front national".

 

20h55

En Ile-de-France, c'est Valérie Pécresse qui gagnerait avec 44% des voix face à Claude Bartolone qui n'obtient que 41,8% des suffrages selon Ipsos-Sopra Steria peu avant 21h. Wallerand de Saint-Just, le candidat frontiste, voit son score baisser entre le premier et le second tour (14,2%).

 

20h42

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, large vainqueur en Bretagne, a donné des précisions sur son avenir: "J’ai dit aux Bretonnes et aux Bretons que si j’étais candidat, c’était pour assurer cette présidence. Il se trouve que nous sommes en état d’urgence, et le président de la République a souhaité que je continue à exercer ces fonctions le temps nécessaire, et c’est lui qui décidera jusqu’à quand je resterai ministre".

 

20h38

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, victoire de la socialiste Carole Delga avec 45,5% des voix selon les estimations, devant le candidat du FN Louis Alliot (33,2%) et le candidat LR Dominique Reynié (21,3%).

En Normandie, suspense jusqu'au bout, avec le candidat de droite Hervé Morin et le candidat de gauche Nicolas Mayer-Rossignol crédités tous deux de 36,3% des suffrages selon les estimations, avec le candidat du FN Nicolas Bay distancé (27,4%).

 

20h35

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, a pris la parole pour commenter les résultats:

"Je veux rendre hommage aux Français qui se sont déplacés bien plus nombreux. Chaque Français doit se réjouir. Je veux également remercier les millions d'électeurs qui se sont portés au premier tour et bien plus encore au second sur les listes des Républicains et du centre".

"Cette mobilisation ne doit cependant sous aucun prétexte faire oublier les avertissements à tous les responsables politiques. L’unité dans les Républicains, l’union avec le centre, le refus de tout compromission avec le FN a permis ces résultats. Ces principes doivent rester les nôtres à l’avenir". 

"L’unité et l’union ne peuvent pas être de circonstance. Les Républicains doivent avancer ensemble vers les prochaines échéances. Débattre au fond des choses des grands débats, sur l’Europe politique et économique, le chômage de masse, sécurité, à la façon dont est organisée l’éducation de notre enfant, à notre identité". 

20h31

Manuel Valls, le Premier ministre, s'est félicité de l'absence de victoire du Front national mais s'est bien gardé de tout triomphalisme:

"Ce soir aucun soulagement, aucun triomphalisme, aucun message de victoire, le danger de l’extrême droite n’est pas écarté, loin de là, et je n’oublie pas les résultats du premier tour et des élections passées". 

"Je mesure la responsabilité qui est la mienne, la notre, celle de mon gouvernement sous l’autorité du président de la République, tout cela nous oblige à entendre davantage les Français, tout cela doit nous encourager à agir plus fort, plus vite, l’emploi, formation des chômeurs doivent mobiliser toute notre énergie".

"A ceux qui ont fait barrage à l’extrême droite, mais aussi à tous ce qui n’ont pas voté car ils n’y croient plus (..) il faut redonner envie de voter pour et pas uniquement contre".

"La France sait toujours puiser dans ces valeurs de  fraternité, d’apaisement, de rassemblement des Français. Le patriotisme c’est la fierté de la France, de cette nation libre, de ce peuple qui parle au monde, de ses policiers, de la fierté d’organiser la COP21 à Paris et d’atteindre un accord, fierté de la culture, des services publics, de l’entreprise, de la culture, de nitre jeunesse. La République est la seule et la plus forte des réponses".

 

20h26

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian arrive en tête en Bretagne avec plus de 52 % des voix. Marc Le Fur, le candidat Républicain, n'obtiendrait que 29,5 % des voix.

En Centre-Val-de-Loire, le socialiste François Bonneau conserverait la région d'une courte tête devant Philippe Viguier: 35,5% à 34,3%, mais la marge est trop étroite pour un résultat définitif.

En Pays de Loire, la tête de liste de la droite de Bruno Retailleau l'emporterait avec 42,3% des voix devant la liste de gauche de Christophe Clergeau, à 37,1%.

En Bourgogne-Franche-Comté, le candidat LR-UDI-Modem François Sauvadet et la socialiste Marie-Guite Dufay seraient ex-aequo à 34% devant la candidate frontiste Sophie Montel 32%, triangulaire au résultat encore incertain.

 

20h21: 

Depuis Hénin-Beaumont (Nord), Marine Le Pen a fait une déclaration à ses militants:

"Je remercie tous ceux, plusieurs centaines de milliers qui nous ont rejoint par le vote ce dimanche. Cet entre-deux-tours a vu le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale possédés par leurs emportements, qui pousse à se poser de questions. Un fraternel merci à tous les militants nationaux qui ont permis ce formidable succès".

"Les premiers résultats obtenus dès le premier tour, en provoquant, par l’ampleur de notre score, l’éradication totale d’un Parti socialiste local particulièrement malfaisant par rapport à la dernière élection régionale, nos listes passent de 9.17 % à 30% des voix en ce second tour, confirmant comme l’avaient montré les européennes et départementales la montée inexorable du courant national".

 

20h16

Le premier candidat à réagir a été Xavier Bertrand qui l'emporte dans la grande région Nord face à Marine Le Pen:

"Ce soir, ce n’est pas la victoire des partis politiques, ce n’est même pas ma victoire, c’est la victoire des gens du Nord, des hommes et des femmes de Nord-Pas-de-Calais-Picardie."

"Je remercie les électeurs d’avoir protégé notre belle région, ceux qui m’ont fait confiance dès le premier tour, les électeurs de gauche qui ont clairement voté pour faire rempart, ainsi que ceux qui se sont abstenus."

"Je lance un appel à l’ensemble des dirigeants politiques, au gouvernement, pour mettre en œuvre les politiques sans perdre une minute qui permettront aux Français de vivre mieux, c’est notre dernière chance."

"L'histoire retiendra que c'est ici que nous avons stoppé la progression du Front national".

 

20h12

En Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, le socialiste Alain Rousset conserverait la région avec 44,7% des voix.

En Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez (LR) l'emporterait avec 41,3% des suffrages.

 

20h10

En région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Xavier Bertrand (Les Républicains) l'emporterait avec de 57 à 58% des voix selon les instituts de sondages dans son duel face à Marine Le Pen (Front national).

En PACA, Christian Estrosi (LR) obtiendrait 55% des suffrages, largement devant Marion Maréchal-Le Pen (FN).

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, le candidat de la droite, Philippe Richert, l'emporterait par 48,5% dans sa triangulaire face au frontiste Florian Philippot (36%) et le socialiste Jean-Pierre Masseret (15%).

 

20h05

Selon les estimations des instituts de sondages à 20h, le Front national n'emporte aucune région. Sur les 13 régions de métropole, la droite en gagnerait 5, la gauche en conserverait 5. La Corse, la Normandie et l'Ile-de-France sont encore très disputés.

 

19h15

Pour mémoire, au soir du premier tour des élections régionales, le Front national enregistrait 27,73% des voix au niveau national, devant Les Républicains (26,65%) et le Parti socialiste (23,12%).

 

18h50

Instant cocasse dans le Grand-Est. La soirée électorale a mal commencé pour la tête de liste socialiste en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Jean-Pierre Masseret.  En arrivant à son QG pour suivre la soirée, le candidat n'a trouvé personne pour lui ouvrir la porte, raconte une journaliste de l'AFP sur Twitter. Il s'est donc trouvé bloqué devant la porte d'entrée, sous l'œil des caméras et appareils-photo des journalistes présents. La porte s'est finalement ouverte quelques minutes plus tard, précise la journaliste qui rapporte l'histoire. 

 

18h25

A Nice, une alerte a nécessité l'intervention de la gendarmerie des transports aériens (GTA) dans le quartier général de Christian Estrosi, aux alentours de 17h40. L'alerte s'est terminée quinze minutes plus tard, l'inspection des lieux, notamment par un chien policier, n'ayant donné aucun résultat.

 

18h05

Les bureaux de vote viennent de fermer dans une majorité de communes, où le vote s'achève à 18h, signant le début du dépouillement. Dans les grandes villes, les électeurs peuvent venir déposer leur bulletin dans l'urne jusqu'à 19h, voire 20h.

 

17h50

Comme au premier tour, c'est en Corse où la participation est la plus importante (60,33%), un bond de près de huit points par rapport à la semaine dernière (52,59%).

Viennent ensuite trois régions où le FN était bien placé au premier tour: Nord-Pas-de-Calais/Picardie, avec un taux de 54,36% (contre 49,10%), Provence-Alpes-Côte d'Azur avec 54,27% (contre 46%) et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées 54,06% (contre 44,70%).

Le Grand Est, où se joue une triangulaire également serrée, progresse de plus de 11 points, à 52,69% (contre 41,39%). La Bourgogne-Franche-Comté gagne près de 10 points: 52,79% contre 42,89%.

Dans le Centre-Val-de-Loire, la mobilisation est passée à 52,43%, contre 43,95%. En Aquitaine (51,21% contre 45,21%) comme en Auvergne-Rhône-Alpes (50,43% contre 43,24%), le taux de participation a aussi dépassé les 50%.

La Bretagne et les Pays de la Loire progressent de 6 points, respectivement à 48,81% et 48,67%.

Comme dimanche dernier, l'Ile-de-France est lanterne rouge avec 41,83% de participation, contre 35,65%. .

 

17h40

L'abstention au second tour des élections régionales est estimée entre 41% et 42,5% sur l'ensemble de la journée de dimanche, selon trois instituts de sondages. Elle s'élèverait à 42,5%, selon Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, LCP/Public Sénat. Selon Harris Interactive pour M6, l'abstention serait de 41,5%. L'Ifop, pour i>Télé, Paris-Match et Sud-Radio, l'estime à 41% sur la journée.

 

17h15

A 17h, la participation est de 50,54% pour ce second tour des élections régionales. La semaine dernière à la même heure, ce taux était de 43,01%.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que la participation à la mi-journée était de 19,59% contre 16,27% dimanche dernier à la même heure. 

La plupart des ténors politiques ont voté dans la matinée. François Holland a voté ce matin à Tulle en Corrèze, Manuel Valls à Evry dont il a été maire de 2001 à 2012, Nicolas Sarkozy dans le 16e arrondissement de Paris, Marine Le Pen à Hayange, Xavier Bertrand à Saint-Quentin, Christian Estrosi a rempli son devoir de citoyen à Nice, ville dont il est maire, et Marion Maréchal-Le Pen à Carpentras. 

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin à 8h en métropole pour le second tour des élections régionales. Près de 45 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour départager, dans dix triangulaires, deux duels et une quadrangulaire, 46 listes différentes dans 13 régions. En effet, exceptées les régions Nord Pas-de-Calais Picardie et Provence Alpes-Côte d'Azur, où les candidats PS se sont retirés en appelant à voter pour leur adversaire Républicain, toutes les super-régions nées de la réforme territoriale font l'objet d'une triangulaire. Dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2017, ces régionales ont lieu sous haute tension, un mois jour pour jour après les attentats du 13 novembre à Paris, mais aussi en raison du bouleversement politique que constituerait l'arrivée de l'extrême droite à la tête d'un exécutif régional aux compétences renforcées.

 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Les électeurs ont davantage voté au second tour qu'au premier.

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