François Fillon: "Juridiquement, je ne vois pas comment une mise en examen peut se produire"

François Fillon: "Juridiquement, je ne vois pas comment une mise en examen peut se produire"

Publié le 13/02/2017 à 13:24
©Eric Gaillard/Reuters
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

François Fillon s'annonce confiant sur les suites judiciaires des suspicions d'emplis fictifs de son épouse. Il assure ne pas voir comment la justice pourrait le mettre en examen.

François Fillon, candidat à la présidentielle dans la tourmente des emplois présumés fictifs de son épouse, a déclaré lundi que "juridiquement", il ne voyait pas comment il pourrait être mis en examen, lors d'une visite à Saint-Denis de La Réunion.

Pense-t-il être mis en examen? "Juridiquement, je ne vois pas comment ça peut se produire. On serait dans une quasi voie de fait", a argué M. Fillon devant des journalistes, alors qu'il avait réitéré dans le Journal du Dimanche son engagement à se retirer en cas de mise en examen.

Selon le candidat de la droite à la présidentielle, "depuis le début, l'option est claire: éliminer le candidat légitimé par la primaire" de la droite.

"Il y a un problème judiciaire absolument considérable", a-t-il assuré à propos de l'autosaisine de cette affaire par le Parquet national financier (PNF), dont ses avocats contestent la "légitimité" dans ce cas de figure.

"Ca pose un problème institutionnel si la justice peut aller jusqu'à contrôler la nature du travail parlementaire!", a également affirmé M. Fillon.

L'ex-Premier ministre estime être visé "par une injustice profonde".

"Je suis parlementaire depuis 1981. Beaucoup de parlementaires travaillaient avec leur famille. J'ai peut-être pris plus de temps que d'autres à prendre la mesure de la défiance que ça suscitait chez les Français", a-t-il concédé.

Le PNF a indiqué dimanche qu'"aucune décision n'(était) prise à ce stade de l'enquête" et qu'"aucun calendrier (n'était) fixé à ce jour".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




L'ex-Premier ministre estime être visé "par une injustice profonde".

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-