François Hollande déjà en campagne contre Fillon et Juppé

François Hollande déjà en campagne contre Fillon et Juppé

Publié le 25/11/2016 à 13:10 - Mise à jour à 13:11
©Stéphane de Sakutin/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Alors que la primaire de la droite n'est pas terminée, François Hollande s'en est pris ce vendredi aux propositions de François Fillon et d'Alain Juppé. L'un d'eux sera désigné dimanche comme candidat de la droite, et donc adversaire du président de la République s'il se représentait.

François Hollande a exprimé ce vendredi 25 son opposition à la construction d'une "histoire officielle, un récit national, un roman", et a appelé à manier les "référendums" avec "prudence" et "retenue", en allusion à des propositions de François Fillon, favori de la primaire de la droite.

Au lendemain du débat télévisé de l'entre-deux-tours entre Alain Juppé et François Fillon, et à 48 heures du deuxième tour de la primaire de la droite, le chef de l'Etat a décoché quelques flèches en direction de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

"Paradoxalement, plus on parle de la République et de ses valeurs plus le besoin se fait sentir d'éclaircir, d'éclairer même son sens", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une visite à l'Ecole normale supérieure, dans le cadre du colloque inaugural du Centre européen des études républicaines (CEDRE).

"Non, pour lui donner une définition qui prévaudrait sur toutes les autres et en exclurait certaines", a-t-il poursuivi. "Non pas pour écrire une histoire officielle, un récit national, un roman. J'ai vu que cela pouvait saisir certains. Mais pour en faire la possession exclusive de la nation et pas de telle ou telle famille politique", a ajouté François Hollande, en allusion aux déclarations de François Fillon.

Le candidat de la primaire de la droite, favori avant la tenue du deuxième tour dimanche, avait affirmé que s'il était "élu président de la République", il demanderait "à trois académiciens de s'entourer des meilleurs avis pour réécrire les programmes d'Histoire avec l'idée de les concevoir comme un récit national".

"Je crois que nous avons besoin d'un débat serein, sans malentendu, y compris pour réfléchir sur les nécessaires évolutions", a dit François Hollande vendredi.

Le chef de l'Etat a également épinglé les propositions de référendums de François Fillon, sur les institutions et le traité transatlantique, mais aussi la volonté d'Alain Juppé de gouverner en partie par ordonnances.

"Ce qui était admis, c'est à dire un long cheminement législatif (...) n'est plus supportable aujourd'hui, car tout va plus vite et une forme d'engagement immédiat paraît plus efficace que le temps lourd du débat parlementaire", a dit François Hollande.

"Certains en tirent la conclusion qu'il faudrait bousculer les procédures parlementaires, faire voter les textes par ordonnances et si c'était possible édicter des édits comme autrefois", a-t-il affirmé.

"D'autres vont faire des référendums en considérant que l'appel au peuple pourrait être la meilleure façon de contourner le Parlement alors même que cela exigerait de nombreux débats et que l'usage du référendum commande à la prudence et la retenue", a dit le chef de l'Etat. Il estime qu'avec les référendums, "on ne sait jamais si la question est bonne, mais souvent la réponse ne l'est pas."

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




François Hollande a notamment critiqué le concept de "récit national" de François Fillon.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-