Gilets jaunes: pour Macron pas de "violences policières" mais des "bêtises"

Gilets jaunes: pour Macron pas de "violences policières" mais des "bêtises"

Publié le 09/03/2019 à 12:03 - Mise à jour à 12:04
© Caroline BLUMBERG / POOL/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de France-Soir
-A +A

Emmanuel Macron a déclaré jeudi "refuser" le terme de "violences policières" concernant les manifestations de Gilets jaunes. Il a réduit l'usage de la force par les policiers et gendarmes à une réaction contre les casseurs, avant de finalement reconnaître des "bêtises".

"Ne parlez pas de «répression» ou de «violences policières», ces mots sont inacceptables dans un état de droit". Telle a été la réponse d'Emmanuel Macron a une sympathisante des Gilets jaunes, jeudi lors d’une réunion du grand débat national à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence). Une réponse qui, sans surprise, n'est pas passée inaperçue.

Le Président de la République a d'abord tenté d'expliquer que le recours à la force ne visait que les casseurs et non les manifestants. "Il y a des gens (...) qui expriment leurs convictions et des gens qui ont décidé de s'infiltrer et de dénaturer cela. Ils ont détruit, ils ont menacé, ils ont frappé les forces de l'ordre. (...) La police répond à des lois qui ont été décidées par le législateur sous le contrôle du juge. Partout où il y a de la violences, j'assume totalement que les forces de l'ordre soient en situation d'une part de se protéger, d'autre part de maintenir l'ordre public".

Une réponse qui n'a pas satisfait l'auditoire puisqu'elle éludait le sens de l'expression"violences policière", à savoir un usage de la force disproportionné ou injustifié, notamment contre des personnes ne constituant pas une menace. "Je refuse ce terme", a martelé Emmanuel Macron, rappelant une nouvelles fois qu'il n'y avait pas eu de mort au cours de ces semaines de manifestations (en dehors d'accidents de la circulation).

Voir: Gilets jaunes- Aucun mort dû à la police? Macron oublie Zineb Redouane

Mais face à l'évocation des blessés graves, il a fini par concédé "malheureusement il y en a eu, du fait d'autres bêtises". Un termes déjà utilisé par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Il a conclu en édulcorant quelque peu son propos en affirmant qu'il n'y avait pas de "répression policière" du mouvement.

 "Au total depuis le début du mouvement , on compte environ 2.200 blessés parmi les manifestants, et 83 enquêtes en cours à l'IGPN et à l'IGGN impliquant des faits concernant des tirs de LBD", a déclaré le même jour devant l'Assemblée nationale le secrétaire d’État à l'Intérieur Laurent Nuñez.

Lire aussi:

LBD: Castaner reconnaît les "bêtises" et pointe les manifestants qui "contribuent au désordre" (vidéo)

Violences policières: pour couvrir les gilets jaunes, les photoreporters se protègent "comme pour aller à la guerre"

Violences policières: comment fonctionne l'IGPN, la "police des polices"

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Emmanuel Macron a rejeté le terme de "violences policières" envers les gilets jaunes, jeudi lors du grand débat.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-