Groupe écologiste: Cécile Duflot dément avoir "grugé" l'Urssaf

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Groupe écologiste: Cécile Duflot dément avoir "grugé" l'Urssaf

Publié le 28/09/2016 à 07:01 - Mise à jour à 07:03
©Charles Platiau/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Selon l'édition de ce mercredi du" Canard enchaîné", Cécile Duflot aurait fraudé l'Urssaf "de plus de 50.000 euros" en octroyant à des collaborateurs du groupe des indemnités de licenciement indues lors de la dissolution du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Des allégations démenties par la candidate à la primaire EELV comme par les anciens salariés concernés.

La députée Cécile Duflot, mise en cause dans un article du Canard enchâiné de ce mercredi 28 pour sa gestion des licenciements de plusieurs collaborateurs du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, a réfuté catégoriquement mardi 27 ces accusations.

L'affaire remonte aux mois de mai-juin derniers, lorsque le groupe écologiste à l'Assemblée a disparu avec le départ de six députés pour le groupe socialiste, ce qui a entraîné le licenciement d'une dizaine de collaborateurs.

Selon l'hebdomadaire satirique, Mme Duflot, qui présidait jusqu'alors le groupe, a "grugé l'Urssaf de plus de 50.000 euros, sur un total de 118.500 euros d'indemnités transactionnelles". Toujours selon Le Canard, elle aurait convoqué les licenciés un par un pour leur proposer un "accord transactionnel" post-daté et faisant état de "désaccords" pour débloquer ces indemnités supplémentaires sur lesquelles ne sont pas prélevées de cotisations sociales.

Elle aurait ensuite décidé de ne pas verser autant que prévu à un des collaborateurs licenciés et moins qu'espéré à un autre, pour des raisons de chapelle politique, selon l'hebdomadaire.

"Nous avons vécu un moment difficile avec la dissolution du groupe (...), nous avons fait en sorte qu'ils soient licenciés dans les meilleures conditions pour eux. Et dans le respect de la loi puisque l'intégralité du processus a été supervisée par une avocate et par les services de l'Assemblée, qui ont la délégation pour gérer les aspects financiers", a déclaré l'ancienne ministre mardi au micro de LCP-Public Sénat.

De leur côté, les salariés licenciés ont dénoncé dans un communiqué des "manœuvres en tout genre", assurant que leurs "licenciements ont été menés dans le strict respect des procédures et des positions collectives", et soulignant "l'écoute et l'investissement personnel" de Mme Duflot dans ce dossier.

Interrogée par l'AFP, l'une d'entre elles a rappelé avoir comme les autres "appris (son) licenciement sur Twitter" et expliqué que les deux salariés mécontents évoqués par Le Canard Enchaîné ont été immédiatement réembauchés au sein du nouveau groupe socialiste, écologistes et républicain. Plusieurs sources ont en outre assuré à l'AFP que dans un cas, le salarié ne travaillait que depuis quatre mois au groupe, dans l'autre, il s'agissait d'un temps partiel avec une rémunération moindre.

Ces licenciements avaient à l'époque donné lieu à l'anticipation par l'Assemblée nationale de nouvelles règles. Les primes devaient être attribuées par les "anciens vice-présidents du groupe écologiste, en fonction de l'ancienneté, du rang dans la hiérarchie…", a-t-on précisé mardi à la présidence de l'Assemblée, ajoutant que la prime était plafonnée à 30.000 euros.

De même source, les fonds venaient de l'association de gestion du groupe écologiste, qui est un fonds avancé par l'Assemblée, éventuellement complétés par l'Assemblée, cette dernière procédure étant "soumise à un contrôle". "Si on constate des anomalies de gestion, l'Assemblée agira", a-t-on ajouté.

L'affaire intervient alors que Cécile Duflot est en campagne pour la primaire d'EELV qui doit désigner début novembre le candidat du parti à l'élection présidentielle 2017. 

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Selon Cécile Duflot, les collaborateurs du groupe écologiste à l'Assemblée ont été licenciés " dans les meilleures conditions pour eux et dans le respect de la loi".

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