Hayange: Fabien Engelmann (FN) saisit la justice pour expulser le Secours populaire "pro-migrants"

Hayange: Fabien Engelmann (FN) saisit la justice pour expulser le Secours populaire "pro-migrants"

Publié le 07/11/2017 à 17:55 - Mise à jour à 17:58
©Frederick Florin/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Le maire FN d'Hayange (Moselle) Fabien Engelmann s'apprêterait à saisir le tribunal administratif de Strasbourg pour obtenir l'expulsion de l'antenne du Secours populaire. Il qualifie l'association locale de "succursale du Parti communiste" qui profiterait de sa position "pour faire de la politique" et notamment de la "propagande pro-migrants".

Le Secours populaire d'Hayange pourrait se retrouver bientôt devant la justice administrative (Moselle). Cela à la demande du maire FN de la ville Fabien Engelmann. Celui-ci a en effet fait savoir ce mardi 7 qu'il pourrait déposer dès mercredi une requête en référé devant le tribunal administratif de Strasbourg pour obtenir l'expulsion de l'antenne locale de l'association caritative.

L'édile avance notamment que le Secours populaire d'Hayange occupe ce bâtiment appartenant à la ville "sans titre ni droit". Mais la raison de ce contentieux qui dure depuis plus d'un an est aussi très largement politique. Fabien Engelmann qui dit n'avoir "rien contre le Secours populaire" en général juge que l'antenne locale est une "succursale du Parti communiste" qui fait "de la propagande pro-migrants" et dont les dirigeants "utilisent l'image du Secours Populaire pour faire de la politique".

Il avait dans un premier réduit de 1.700 à 550 euros les subventions municipales au Secours populaire puis avait fait couper le gaz et l'électricité à l'association qui a tout de même maintenu son activité. Il assure se contenter de respecter ses engagements de campagne. "J'avais bien précisé que nous ne subventionnerons pas des associations qui ont un but politique", a-t-il déclaré au Républicain lorrain.

"Quand on veut abattre son chien, on dit qu'il a la rage, on trouve tous les arguments possibles", a rétorqué Anne Duflot Allievi, responsable de l'association, interrogée par Europe 1. Déjà fin 2016, elle expliquait que le maire lui reproche notamment des propos qu'elle a tenus au journal Libération en décembre 2015, à propos d'un goûter de Noël dont les enfants de migrants auraient été exclus sur décision de la municipalité. "Engelmann a décidé que seuls pourraient venir (à ce goûter) ceux dont les parents touchent les minima sociaux, donc exit les migrants!", avait alors déclaré Mme Duflot-Allievi au quotidien national.

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"Quand on veut abattre son chien, on dit qu'il a la rage", a rétorqué la responsabledu Secours populaire.

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