Inondations: Manuel Valls réunit ses ministres pour faire le point sur la situation

Inondations: Manuel Valls réunit ses ministres pour faire le point sur la situation

Publié le 06/06/2016 à 07:17
©Thomas Samson/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Alors que la menace d'importantes inondations semblait s'éloigner dimanche en France, Manuel Valls réunira ce lundi les ministres de l'Environnement Ségolène Royal, de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des Finances Michel Sapin, des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet et de l'Economie Emmanuel Macron pour faire le point sur la situation. Le coût des dégâts pourrait dépasser le milliard d'euros.

Manuel Valls réunit ce lundi 6 au ministère de l'Intérieur, les ministres de l'Environnement Ségolène Royal, de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, des Finances Michel Sapin, des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet et de l'Economie Emmanuel Macron pour faire le point complet de la situation alors que la menace d'importantes inondations s'éloigne en France. A l'issue de cette réunion, à laquelle assistera également le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, Manuel Valls se rendra à Montargis, sous-préfecture du Loiret sévèrement touchée par les inondations.

La menace d'importantes inondations en Normandie semblait s'éloigner dimanche 5 au soir, une semaine après le début des intempéries qui ont fait quatre morts, 24 blessés et des dégâts dont le coût pourrait dépasser le milliard d'euros. Des centaines de communes touchées, des gares inondées, des milliers d'entreprises et de commerces affectés par une semaine de crue, sans oublier les agriculteurs et les particuliers sinistrés notamment: les premières évaluations et la liste des dépenses à venir laissent entrevoir un coût supérieur au milliard d'euros.

Pour "simplifier et accélérer l'indemnisation" des sinistrés, Juliette Méadel réunit ce lundi matin les assureurs au secrétariat d'Etat à l'Aide aux victimes. Elle a souhaité déjà dimanche soir sur France 3, que "les assurances fassent un effort sur les formalités (...) Il faudrait ne pas exiger un nombre incroyable de factures (...) L'objectif c'est que ce soit simple". Mardi 7, ce sera au tour du ministre de l'Economie Emmanuel Macron de réunir à Bercy la cellule de continuité économique pour étudier les conséquences des intempéries mais aussi des récents mouvements sociaux en France pour les entreprises.

Sur le terrain, la marée de dimanche après-midi a eu peu de conséquences en Seine-Maritime et dans l'Eure, deux départements placés en partie en vigilance rouge samedi 4 au soir à titre de précaution et sur l'insistance de Mme Royal, puis revenus en vigilance orange dans la matinée. Deux heures avant la haute mer, la Seine a envahi une grande partie des quais de Rouen dimanche en milieu d'après-midi mais la menace semble s'éloigner de la Normandie

Un nouveau pic était attendu dans la nuit de dimanche à ce lundi, entre 04 heures et 05 heures "mais la situation va se stabiliser", a indiqué un responsable de la préfecture de Seine-Maritime. Cette stabilisation résulte de la décrue à Paris, une stabilisation déjà notable à Vernon (Eure) en amont de la boucle d'Elbeuf - le secteur le plus sensible qui a été touché par des débordements localisés sans dégâts majeurs - ainsi qu'une quasi absence de précipitations, a-t-il souligné. Depuis la montée des eaux, aucune opération d'évacuation d'habitants par les pompiers n'a été signalée dans ce département ni dans l'Eure dimanche après-midi.

Ailleurs, l'après-crue s'organise. Ainsi, au nord d'Orléans (Loiret), une opération d'envergure a permis d'évacuer dimanche les 200 voitures bloquées depuis mardi entre deux nappes d'eau sur une portion de l'A10 sur laquelle il a fallu créer un corridor sec, et d'entamer l'évacuation de la centaine de poids-lourds. Après la création d'un corridor sec, l'évacuation des voitures à l'aide de dépanneuses, débutée dans la matinée, s'est achevée en début d'après-midi. En début de soirée, il ne restait plus qu'une cinquantaine de camions à débloquer. A Paris, la décrue s'est confirmée, le niveau de la Seine est redescendu à 5,47 m à 01h heures ce lundi contre 6,10 m dans la nuit de vendredi à samedi.

Il s'agit de la plus forte crue depuis 1982 dans la capitale (6,18 m cette année-là), très loin cependant de celle de 1910 (8,62 m). François Hollande a qualifié la crue de "vraie catastrophe", lors d'un déplacement samedi dans la ville inondée de Romorantin (Loir-et-Cher). Quatre morts sont à déplorer ainsi que 24 blessés dans toute la France. L'origine de la mort d'une octogénaire reste toutefois incertaine. Au total, 14 départements étaient encore en vigilance orange inondations dans la nuit de dimanche à ce lundi, dans la région Centre, et Normandie et en Ile-de-France.

En Indre-et-Loire, le débit du Cher s'est stabilisé mais restait au-dessus de la cote d'alerte. Quelque 850 personnes évacuées à titre préventif jeudi et vendredi à l'ouest Tours n'ont toujours pas été autorisées à regagner leurs logements. Le château de Chambord, fermé depuis 5 jours, rouvrira ce lundi. A la mi-journée, 7.800 foyers étaient toujours privés d'électricité, la plupart en Ile de France.

De nouvelles pluies sont attendues ces prochains jours mais elles "ne sont pas de nature à impacter significativement" l'écoulement des eaux vers l'aval dans les bassins de la Seine et du Cher, selon Vigicrues. "Il est impératif que toutes les communes inondables se dotent de sirènes" pour avertir les riverains en cas de crue, a déclaré dimanche la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal. Enfin, à 10 jours du début du baccalauréat, Najat Vallaud-Belkacem a promis de la "bienveillance" pour les candidats gênés dans l'accès à leurs centre d'examen.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




A l'issue de la réunion, Manuel Valls se rendra à Montargis, sous-préfecture du Loiret sévèrement touchée par les inondations.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-