Jean-Marie Le Guen: le 49-3 "n'est pas un passage en force" de la loi Macron

Jean-Marie Le Guen: le 49-3 "n'est pas un passage en force" de la loi Macron

Publié le 16/06/2015 à 08:32 - Mise à jour à 08:39
©IBO/Sipa
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Auteur(s): Pierre Plottu
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Jean-Marie Le Guen était l'invité de France Info, ce mardi matin. Le ministre des relations avec le Parlement est largement revenu sur la loi Macron et l'usage de l'article 49-3 pour faire passer ce texte "en force", dénoncent notamment les députés socialistes frondeurs.

L'usage de l'article 49-3 pour faire passer la loi Macron

"Ce n'est pas un passage en force, on en est au quatrième examen de la loi, il faut maintenant que la loi Macron puisse être mise en œuvre rapidement, dans le courant de l'été. Je pense aux lignes de cars qui pourront faciliter le transport, au travail du dimanche, au renforcement des salaires des gens qui travaillent dans les commerces le dimanche".

 

Les frondeurs allaient-ils voter contre?

"Oui, peut-être, et alors? Ce texte serait tout à fait passé".

"Aujourd'hui on a les moyens d'avancer pour que les choses changent. Il y a une reprise économique qui est en train de naître, il faut l'accompagner".

"Les jeux politiciens, on nous avait dit que c'était terminé mais on ne peut pas empêcher les gens de s'exprimer toujours de la même façon et toujours avec l'idée de bloquer les choses qui doivent avancer".

"Jamais il n'a été question de remettre en cause la loi Macron. Il y a quelques personnalités qui essayent de se faire valoir en reprenant des arguments qu'ils inventent eux-mêmes".

"J'entends dire qu'il n'y a pas eu de débat (alors) qu'il y aura eu 400 heures de débat sur ce texte, trois lectures à l'Assemblée nationale, deux au Sénat".

 

La réorientation du CICE démentie par François Hollande

"Il a dit que nous respecterions les éléments du Pacte de responsabilité. Le président a l'intention de faire respecter ces orientations car elles sont bonnes pour la République. Il faut de la confiance, de l'engagement et aussi que nos entreprises puissent retrouver des marges pour investir et embaucher".

"C'est la ligne définie il y a 18 mois par le président de la République et il n'a pas l'intention d'en changer".

"Le président a été élu par les Français et il y a une très grande majorité de députés socialistes qui sont en faveur de cette orientation. Il y a un jeu médiatique avec quelques-uns qui expliquent qu'ils ne sont pas d'accord, dont acte, mais ça ne doit pas empêcher le pays d'avancer".

"Le congrès (socialiste de Poitiers, NDLR) a tranché. Il y a une majorité autour des propositions du président de la République et du Premier ministre".

"La gauche ne peut pas faire deux pas en avant, un pas en arrière avec des gens qui viennent systématiquement critiquer ce que fait le gouvernement alors qu'ils ont été élus dans la foulée de l'élection de François Hollande".

 

Nicolas Sarkozy qui s'interroge sur le droit du sol

"Nicolas Sarkozy s'était engagé depuis longtemps et avait combattu tous ceux qui étaient pour la remise en cause du droit du sol. Aujourd'hui il a l'impression de se renier".

"Si pour combattre le Front national il se sent obligé de s'aligner sur ses propositions, on ne voit pas bien le sens de son action politique".

"Je pense que depuis au moins la Révolution, le droit du sol est constitutif de notre nation. Vouloir le remettre en cause c'est vouloir remettre en cause la République".

"Il ne suffit pas de s'appeler +Les Républicains+ (le nouveau nom de l'UMP, NDLR) pour avoir le droit de remettre en cause la République".

 

Un sondage annonce que 89% des Français ont une mauvaise opinion des politiques

"Nous sommes dedans, les médias aussi. Il y a une distance, une perte de confiance des Français. C'est un sujet profond de préoccupations".

"Il faut expliquer (nos) politiques de façon plus nette".

 

François Hollande sifflé aux 24h du Mans

"Quelques sifflets dans une foule, c'est un épiphénomène".

 

Auteur(s): Pierre Plottu

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"Pour combattre le Front national (Nicolas Sarkozy) se sent obligé de s'aligner sur ses propositions", a dénoncé Jean-Marie Le Guen.

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