Libération d'Assange : son père rencontre des députés français à l'Assemblée nationale

Libération d'Assange : son père rencontre des députés français à l'Assemblée nationale

Publié le 17/11/2021 à 15:30
AFP - Thomas Coex
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): FranceSoir
-A +A

Comme annoncé lors de son passage sur le plateau de FranceSoir, le père de Julian Assange, John Shipton, s’est rendu à l’Assemblée nationale, mardi 16 novembre, afin de plaider pour la libération du fondateur de WikiLeaks, emprisonné depuis près de deux ans en Grande-Bretagne. Cette rencontre, à laquelle ont notamment assisté Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassalle, ou encore François Rufin, faisait suite à la signature par une quarantaine de députés de tous bords politiques, y compris au sein de la majorité, d’une proposition de résolution visant à accorder l’asile politique à Julian Assange.

"Son seul crime est d’avoir divulgué des vérités sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan", a martelé François Rufin, l’un des initiateurs du texte, lors de la conférence de presse. Le député de la France Insoumise a également rappelé les propos tenus par Éric Dupont-Moretti, avant que celui-ci ne devienne ministre de la Justice. "[Julian Assange] a permis de révéler qu’en France, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient été espionnés par les Américains. Ça n’est pas rien. Il a permis de révéler également que Pierre Moscovici et François Baroin, deux ministres de l’Économie, avaient fait l’objet d’une opération d’espionnage économiques conduites par les États-Unis. Ne serait-ce que par orgueil, pour service rendu à la nation, nous devons accueillir Julian Assange."

"C’est bien dans l’esprit français de faire libérer Julian"

L’activiste australien est emprisonné depuis deux ans Grande-Bretagne. À la fin de l’année, la justice britannique doit confirmer ou annuler son refus de l’extrader vers les États-Unis, où il risque 175 ans de prison pour avoir rendu public des centaines de milliers de documents classifiés. "À ce moment-là, la demande que vous formulez, parlementaires, devient absolument fondamentale, puisque Julian Assange sera un étranger sur le sol anglais. Sans une voix forte, comme celle de la France pour l’accueillir, les États-Unis pourront dans le cadre d’un mouvement migratoire, par exemple, vers son pays d’origine l’Australie, l’appréhender", a expliqué son avocat français, Antoine Vey.

Parmi les derniers à prendre la parole, John Shipton, de sa voix douce et apaisée que les lecteurs de FranceSoir ont déjà eu l’occasion découvrir, a tenu à remercier les parlementaires français pour "l’espoir" suscité par leur initiative. "Julian a fait face à une haine féroce, une malveillance sauvage, les mensonges les plus scandaleux, qu’il a dû supporter pendant douze ans. Vous l’avez tous vu. […] C’est bien dans l’esprit français de faire libérer Julian et de lui permettre de rejoindre la France", a-t-il conclu alors son interprète, submergé par l’émotion, éclatait en sanglots.

Une loi pour protéger les lanceurs d'alerte étudier à l'Assemblée

La question est maintenant de savoir quand la résolution pourra être débattue à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, elle doit être inscrite à l’ordre du jour, soit par le gouvernement ou la majorité – ce qui semble pour l’heure peu probable, soit lors d’une journée « de niche » réservée à un groupe minoritaire, comme celui de la France Insoumise. Pour l’heure, aucune date n’a été fixée.

Cependant, le groupe LFI a d’ores et déjà déclaré qu’il demanderait à ce la proposition de loi – qui doit être étudiée aujourd’hui à l’Assemblée – visant à renforcer la protection des lanceurs d’alerte soit étendue aux lanceurs d’alerte étrangers.

Auteur(s): FranceSoir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




John Shipton, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et Jean Lassalle.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-