Mehdi Belhaj Kacem veut faire de Turenne "le village d'Astérix, qui résiste à l'Empire"

Mehdi Belhaj Kacem veut faire de Turenne "le village d'Astérix, qui résiste à l'Empire"

Publié le 16/11/2021 à 20:30
Léna Soudre/EPJT
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Auteur(s): FranceSoir
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Romancier et philosophe prolifique, auteur d’une trentaine d’ouvrages dont une bonne partie publiée dans des maisons d’édition prestigieuses (Gallimard, Grasset, Fayard…), Mehdi Belhaj Kacem a pris la plume en réponse à un édito publié par le maire de sa commune. Dans ce texte, Yves Gary, le premier édile LR de Turenne (Corrèze) reprenait les traditionnels arguments de la propagande gouvernementale : vaccin comme seule et unique solution, négation des effets secondaires, alerte quant à une prétendue quatrième vague, etc.

De quoi faire bondir Mehdi Belhaj Kacem, qui lui a répondu dans un long texte où il reprend point par point ses affirmations erronées, voire mensongères.

« Il n’y a pas eu de "pandémie", et ce sont les chiffres officiels qui le disent. Tapez "morts covid" sur Google, vous tomberez sur le chiffre, au jour où je vous écris, de 4 800 000 de la population mondiale, c’est-à-dire environ 0,04 % de celle-ci, ce qui est dérisoire. C’est d’autant plus dérisoire quand on connaît la moyenne d’âge des victimes : 84 ans. »

Autre point avancé par le philosophe :

« Je me permets de vous renvoyer à ce lien : https://bit.ly/3GETZ5t. Il s’agit du compte rendu détaillé de Santé publique France sur la crise du covid entre mars 2020 et mars 2021. Je vous conseille de lire les 68 pages en entier, mais si le temps vous manque, vous pouvez vous contenter de "sauter" à la page 43. Vous y découvrirez ce chiffre ahurissant : sur la centaine de milliers de supposés morts du covid, seuls 14 471 sont véritablement morts du seul covid. Les autres, en réalité, sont morts d’autre chose : cancer, leucémie, diabète, insuffisance cardiaque, etc. »

Si beaucoup d'arguments présentés sont connus de longue date des lecteurs de FranceSoir, il n'en est pas moins intéressant de constater qu’un peu partout, de plus en plus de voix s’élèvent pour contester le "storytelling" officiel. Et, qu'à leur petit niveau, des intellectuels reconnus n’hésitent pas à interpeler leurs élus locaux pour les rappeler à leurs devoirs et à leurs responsabilités.

Nous avons contacté Yves Gary par téléphone : sa réponse à la fin de l'article.

Une de leurs tâches serait d'abord de s'informer autrement, "en allant à la source" et non pas en "consommant les médias de masse" à la solde du gouvernement ou des multinationales. Se reposer sur l'information des grands médias semble être l'erreur à l'origine de tous les maux, de toutes les erreurs. Aussi Mehdi Belhaj Kacem suggère-t-il à Yves Gary : "Faire preuve d’humilité, admettre qu’on s’est trompé (parce qu’on a été trompé), présenter des excuses, ouvrir les yeux : voilà une petite quantité de choses que vous pourriez faire pour ne pas rester, aux yeux de l’histoire, comme le sont restés les responsables politiques de 1939-45 en France sous l’occupation allemande et le gouvernement de Vichy". Une comparaison souvent utilisée par les opposants aux mesures sanitaires actuelles, que d'aucuns jugent déplacée ou exagérée, mais que l'écrivain dépasse sans sourciller, fort des témoignages de survivants de la Shoah qu'il a reçus. Aussi le propos majeur de sa lettre pourrait-il se résumer en ces mots : "Nous vivons la première guerre civile mondiale, un génocide non conventionnel".

Ne lésinant pas sur la provocation, il conclut ainsi : « Nous assistons en effet à la plus gigantesque expérimentation médicale jamais tentée sur l’humanité. Tôt ou tard, la finalité réelle de cette expérimentation ne pourra que sauter à vos yeux si éclairés. Comme le disait Coluche : Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »

Et de promettre après avoir signé, comme investi d'une mission, qu'il userait de sa notoriété pour le "réveiller complètement, et faire que Turenne se transforme en village d’Astérix, qui résiste à l’Empire…"

Dessin par Dessignace, pour FranceSoir

Un Empire que l'on devine sanitaire, défendu mordicus par Yves Gary. Contacté par téléphone, il commence timidement par nous dire qu'il ne connait pas ce monsieur et qu'il n'a rien à lui dire. Mais quelques secondes d'attente lui auront suffi pour développer son propos : "Écoutez, il a fait sa prose. Il se prend pour un grand philosophe, il me prend pour un bœuf, qu'à cela ne tienne ! C'est son avis." Soit, mais ce n'est pas tant pour qu'il argumente sur la forme, sinon sur le fond de la lettre que nous l'avions appelé. Aussi nous a-t-il répondu : "Je ne réponds pas sur le fond. C'est stérile. Quand on a vu des gens mourir du covid, et quand les stats expliquent que 90 % des hospitalisations sont dues aux non-vaccinés, il n'y a pas de débats. Quand on vient après me dire que le vaccin est une manipulation et que la maladie n'existe pas..."

Et de changer de sujet : "D'ailleurs, cela m'étonne que la presse s'intéresse à cette question. Vous pensez qu'il faut débattre des vaccins ?" Parce que nous avons eu le malheur de répondre "oui" à cette question, il a conclu l'appel plus froidement qu'il ne l'avait entamé : "Ah. Si j'avais su, je ne vous aurais pas répondu..."

Comment disaient-ils : "on peut débattre de tout, sauf des chiffres" ?

Voir aussi : Emmanuel Macron, arrêtez de dire n’importe quoi !

Auteur(s): FranceSoir

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L'auteur du texte : Mehdi Belhaj Kacem.

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