Malek Boutih: Marine Le Pen présidente en 2017? "C'est joué d'avance"

Malek Boutih: Marine Le Pen présidente en 2017? "C'est joué d'avance"

Publié le 26/10/2015 à 08:41 - Mise à jour à 08:57
©Alain Robert/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Le député PS Malek Boutih a estimé dimanche 25 que la victoire de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 est "jouée d'avance". "Dire que l'on préfère voir François Hollande ou Manuel Valls représenter la gauche, c'est encore refuser de voir le fond des choses", a-t-il également alerté.

La victoire du Front national à l'élection présidentielle de 2017 serait inéluctable. C'est en tout cas ce qu'a affirmé le député PS de l'Essonne Malek Boutih, invité de BFMTV dimanche 25. "Je ne vois pas comment Marine Le Pen peut ne pas gagner", a-t-il déclaré.

"Ma crainte n'est pas que la gauche perde 2017. C'est que la République perde 2017. En l'état actuel des choses, je ne vois pas comment Marine Le Pen peut ne pas gagner l'élection présidentielle", a ainsi diagnostiqué Malek Boutih. Puis d'alerter: "même s’il y a un peu de changement d'ici là, ça ne suffira peut-être pas. Il faut se préparer à une crise politique majeure".

Selon l'ancien président de SOS Racisme, le triomphe annoncé de la chef de file de l'extrême-droite française ne serait pas "une question de casting" des adversaires devant l'affronter en 2017. "J'ai le sentiment malheureusement qu'on est dans une situation de crise politique". Une crise dont les symptômes seraient toutefois liés à l'offre politique. "Dire que l'on préfère voir François Hollande ou Manuel Valls représenter la gauche, c'est encore refuser de voir le fond des choses", a-t-il ainsi lancé.

La solution, selon lui, n'est pas de "lutter contre Marine Le Pen", mais d'être "le contraire de Marine Le Pen". Une candidate à la fonction suprême, et aux régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, dont "99% des électeurs n'ont jamais lu une ligne du programme, qui n'existe pas vraiment d'ailleurs surtout sur les banlieues", selon lui.

Sur le sujet des banlieues, il a également dénoncé une "mauvaise compréhension" du problème. "Tant qu'on n'a pas le bon diagnostic, on se trompe dans les traitements qu'on donne", a-t-il développé, décrivant des quartiers qui seraient "un peu l'avant-garde de tous les problèmes qu'on connaît ailleurs: développement de la violence, individualisation, perte de repères, perte de confiance dans la politique...". Et, là encore, Malek Boutih a donné sa solution: "que la politique d’investissement sorte des quartiers chics, pour aller dans les quartiers chocs!".

 

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"Ma crainte n'est pas que la gauche perde 2017. C'est que la République perde 2017", a dit Malek Boutih.

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