Militaires tués: polémique sur les risques pris par les otages

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La rédaction de France-Soir
Publié le 11 mai 2019 - 19:29
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Les deux ex-otages français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, libérés au Burkina Faso arrivent au palais présidentiel à Ouagadougou, le 11 mai 2019
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© Handout / Twitter account of Burkina Faso's President Roch Marc Christian Kabore (@rochkaborepf)/AFP
Jean-Yves Le Drian a appelé les Français à ne pas prendre de risques "pour éviter des sacrifices de nos soldats".
© Handout / Twitter account of Burkina Faso's President Roch Marc Christian Kabore (@rochkaborepf)/AFP

Le Parc national de la Pendjari, dans le Nord du Bénin, où ont été enlevés deux Français libérés au prix de la vie de deux commandos de marine, était formèlement déconseillé aux touristes. Avant même que les ex-otages n'arrivent en France, la question du risque pris par ceux-ci a commencé à faire polémique.

"En raison d’activités possibles de groupes armés et du risque d’enlèvement, il est formellement déconseillé de se rendre dans les zones frontalières du Burkina Faso, y compris les parcs nationaux de la Pendjari et du W, et les zones cynégétiques mitoyennes du parc de la Pendjari et de l’Atakora", précisait le site des Affaires étrangères dans ses conseils aux voyageurs. La majorité du pays est soumis à une "vigilance renforcée".

Voir: Les commandos Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello sont morts pour libérer des otages

C'est dans cette zone "rouge" que Patrick Picque et Laurent Lassimouillas ont été enlevés et leur guide abattu. Ils ont été libérés dans la nuit de jeudi à vendredi avec deux autres otages (un Sud-coréen et un Américain) lors d'une opération qui a coûté la vie à deux membres du commando Hubert. Sur les réseaux sociaux, certains n'ont pas hésité à dénoncer l'imprudence des deux touristes voire leur responsabilité.

Sans pointer du doigt les deux hommes, Jean-Yves le Drian a soulevé la question ce samedi matin sur Europe 1: "La plus grande précaution doit être prise dans ces régions pour éviter que de tels enlèvements n'aient lieu, et pour éviter des sacrifices de nos soldats", a déclaé le ministre des Affaires étrangères, précisant que "la zone où étaient nos compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c'est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs en y allant".

[Mise à jour]: Depuis, ces déclarations ont été critiquées, Marianne ayant révélé que la vigilance "rouge" n'a été étendue à au parc en question que le vendredi, après l'enlèvement.

Les premières déclarations publiques des ex-otages depuis le Burkina Faso ont été pour les militaires tués ainsi que leur famille. Ils "ont perdu la vie pour nous libérer de cet enfer", a notamment déclaré Laurent Lassimouillas.

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