Najat Vallaud-Belkacem:"pas question de revoir les notations au quotidien"

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Najat Vallaud-Belkacem:"pas question de revoir les notations au quotidien"

Publié le 18/09/2015 à 08:13 - Mise à jour à 09:39
©Capture d'écran Europe1
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Auteur(s): VL
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Najat Vallaud-Belkacem était ce vendredi l'invitée d'Europe-1. La ministre de l'Education nationale est revenue sur la réforme des programmes scolaires. Elle a notamment exclu la disparition des notes sur 20, même si un nouveau système d'évaluation pourrait s'y ajouter.

Les programmes en primaire

"L'intérêt fondamental de ces nouveaux programmes est de garantir que l'apprentissage des élèves soit solide, c'est à dire qu'on va vérifier (qu'ils ont assimilé les connaissances). Au primaire, dictée et calcul mental tous les jours pour automatiser les réflexes (...) et lecture à haute voix chaque jour".

"Ce qui est nouveau c'est que pour la première fois les programmes obligatoires ont été pensés ensemble (par cycles de 3 ans, NDLR). C'était essentiel car cela permet enfin d'avoir une vraie progressivité dans les apprentissages, en veillant à ce que certaines choses ne soient pas étudiées trop tôt. Par exemple, la division était abordée au CE2. Dans les nouveaux programmes -parce que les enseignants nous l'ont fait remonter- on le fait en CM1. Chaque apprentissage sera abordé au bon moment, au bon rythme".

"De la lecture chaque jour parce que l'un des reproches que l'on peut faire au programme actuel est qu'on essaye de faire des élèves des experts de la description linguistique, au lieu de vérifier qu'ils comprennent leur texte".

"L'éducation c'est du temps long".

"Les élèves ne sortiront plus du primaire sans maîtriser la lecture, l'écriture et les mathématiques".

 

Une réforme qui a suscité des polémiques

"Dans les polémiques du printemps dernier, il y avait des choses de bonne foi (comme) le malaise autour de la distinction du Conseil supérieur de l'enseignement entre Histoire obligatoire et Histoire facultative. Donc toutes les grandes périodes de l'Histoire seront étudiées".  

"Ceux qui voudraient qu'on ne parle que de la France se trompent. +Le monde est une façon d'expliquer la France+ disait l'historien Jules Michelet".

 

Comment expliquer aux enfants l'actualité, la question des migrants, les questions religieuses?

"Ce qu'on va apprendre aux enfants, c'est à regarder ce qui se passe en Europe aujourd'hui avec l'arrivée de réfugiés et l'effort de solidarité que doit faire la France".

"Sur l'enseignement laïque du fait religieux, tout est obligatoire (aborder les différentes religions, NDLR), ça reste aussi lourd qu'avant. En revanche nous laissons les enseignants choisir leurs exemples. Ils faut faire confiance aux professeurs, ils sont diplômés et capables d'enseigner l'Histoire de France".

 

Les nouveaux enseignements

"Ces programmes introduisent de nouvelles compétences pour les élèves. On apprend aux élèves au primaire à taper au clavier et lire sur un écran. Le numérique sera au service de l'apprentissage notamment pour s'écouter (dans l'apprentissage des langues vivantes, NDLR)".

 

La disparition de la note sur 20 au profit d'une notation de 1 à 5 évoquée jeudi 17 par Europe-1

"Cette information est fausse. Il n'a jamais été question de revoir les notations au quotidien. Comment on arrive à avoir cette information fausse? Parce que les observateurs sont si impatients qu'ils vont en sous-main récupérer des informations parcellaires, incomprises et qui ne sont pas la réalité". 

"Ce sur quoi nous travaillons, c'est à évaluer le socle commun de compétences d'enseignement et de la culture, ce qu'un élève doit maitriser à la fin de son cycle. C'est la notation telle qu'elle existe aujourd'hui  qui comptera. En revanche, savoir si la maîtrise est bonne (grâce à la notation de 1 à 5 qui s'ajouterait à l'autre, NDLR) ça intéressera les parents".

 

La réforme pourrait-elle survivre à une nouvelle majorité politique?

"C'est aux Français qu'il faut poser la question de savoir s'ils veulent qu'on continue sur cette voie ou, comme le propose Nicolas Sarkozy, retirer 300.000 enseignants. La rentrée s'est bien passée cette année parce que nous avons mis suffisamment d'enseignants dans les classes".

 

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"Les élèves ne sortiront plus du primaire sans maîtriser la lecture, l'écriture et les mathématiques", promet Najat Vallaud-Belkacem.

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