Nicolas Sarkozy: un "effort sans précédent pour le budget de la défense est indispensable"

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 09 mai 2016 - 09:24
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Nicolas Sarkozy.
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Dans son interview, Nicolas Sarkozy évoque une "situation d'embolie financière grave" pour les armées.
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Pour Nicolas Sarkozy, le budget de la défense, "actuellement de 32 milliards d'euros" est bien inférieur à ce qu'il devrait être. Le président des Républicains prévoit donc de le porter à 1,85% du PIB, contre 1,5% aujourd’hui, soit 35 milliards d’euros en 2018 et 41 milliards en 2022, a-t-il déclaré dans une interview au "Figaro" à paraître ce lundi.

Nicolas Sarkozy, président de LR, estime qu'un "effort sans précédent pour le budget de la défense est indispensable", dans une interview à paraître ce lundi 9 dans Le Figaro. Le budget de la défense "est actuellement de 32 milliards d’euros", indique l'ancien président de la République qui évoque une "situation d'embolie financière grave" pour les armées. "Pour la première fois depuis 1945, la France dispose d’un budget de la défense inférieur à celui de l’Allemagne (34 milliards). Quel symbole ! Cela en dit long sur la perte d’influence de la France, sur les ambitions allemandes et le manque d’ambition français".

Un "effort sans précédent pour le budget de la défense est donc indispensable", ajoute M. Sarkozy qui prévoit de porter ce budget à 1,85% du PIB, contre 1,5% aujourd’hui, soit 35 milliards d’euros en 2018 et 41 milliards en 2022. Cela "représente près de 32 milliards d’euros cumulés supplémentaires sur l’ensemble du prochain quinquennat. Notre objectif est d’atteindre les 2% du PIB en 2025", dit-il.

Par ailleurs, à l'occasion de la journée de l'Europe ce lundi, M. Sarkozy estime qu'il "faut un nouveau traité, un traité de refondation. C’est la proposition que la France devra mettre sur la table dès le début de l’alternance", quelle que soit l’issue du référendum sur le Brexit. L'ex-président propose ainsi "la création d’un Fonds monétaire européen et d’un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor". Il faut également "revoir complètement la répartition des compétences entre les États et l’Union. L’Europe s’occupe de beaucoup trop de choses (...) L’Europe doit recentrer ses compétences sur pas plus d’une dizaine de politiques communes prioritaires", dit-il.