Primaire de la droite: François Fillon refuse de vendre la peau de l'ours

Primaire de la droite: François Fillon refuse de vendre la peau de l'ours

Publié le 25/11/2016 à 20:41 - Mise à jour à 20:43
©Eric Gaillard/Reuters
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Largement favori pour le second tour de la primaire de la droite dimanche, François Fillon a tout de même souhaité minimiser pour la forme la valeur des sondages lors de son dernier meeting. Une ultime occasion également de répondre aux critiques sur son programme jugé par ses opposants trop libéral ou conservateur.

"Rien n'est acquis": François Fillon a mobilisé ses partisans et s'est gardé de tout triomphalisme ce vendredi 25 au soir lors de son dernier meeting à Paris, à deux jours du second tour de la primaire de la droite dont il est le grand favori.

"Dimanche, une première manche s’est jouée. Mais rien n’est acquis. Je n’accorde pas plus de crédit à ceux qui me donnent gagnant par avance qu’à ceux qui me donnaient battu, il y a trois semaines… Seulement, je crois en mon projet", a-t-il lancé devant quelque 10.000 personnes (selon les organisateurs) rassemblés Porte de Versailles.

De nombreux ténors de la droite et du centre étaient présents, des fillonistes historiques (Gérard Larcher, président du Sénat, Bruno Retailleau, président des sénateurs LR, les députées Valérie Boyer, Isabelle Le Callennec et Jean-François Lamour...), mais aussi des sarkozystes (Eric Woerth, Luc Chatel, Nadine Morano...), ainsi que l'ex-candidat Bruno le Maire ou le centriste Hervé Morin. Penelope Fillon, l'épouse du candidat, était également présente.

"Il y a deux mois, mon projet était considéré par tous comme l’un des plus aboutis. Le voici devenu +impossible+. Il y a une semaine, j’étais vu comme un réformateur, me voici qualifié +d’ultra-libéral et de destructeur+. Trente ans que je suis gaulliste, me voici soudainement devenu +l’ami des extrémistes+ et le +croquemitaine réactionnaire+! Remarquez, rien de nouveau sous le ciel: on accusait bien De Gaulle d’être un dictateur en puissance. Tout cela, mes amis, ne m’impressionne guère et vous non plus", a-t-il affirmé sous les applaudissements.

Selon l'ex-Premier ministre, "tout ceci n’aurait aucune importance (...) Je trace ma route avec mon projet et mes valeurs. N’en déplaise aux caricaturistes, je ne marche pas à l’ombre".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




François Fillon est largement favori du second tour de la primaire de la droite, après avoir fait mentir les sondages au premier.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-